Sommaire trimestriel 

11 juillet 2022 par l'Équipe Chartier, Grandmaison

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Le sommaire trimestriel est préparé par notre équipe et publié 4 fois par année soit en janvier, avril, juillet et octobre. Il s'agit d'une lecture incontournable pour tous nos clients qui nous confient la gestion de leurs actifs investissables puisque nous y présentons les principaux changements que nous avons apportés à nos portefeuilles modèles pendant le trimestre, nos vues sur les tendances économiques et les répercussions qu'elles ont sur nos décisions de placement. 

 

Répartition d’actifs

Les récentes modifications apportées aux portefeuilles n’ont pas changé la répartition stratégique des actifs durant le trimestre. Le principal ajustement est le retrait complet des actions de marchés émergents au sein des actions non canadiennes. Les autres variations observées sont dues aux mouvements de marchés.

Modifications au portefeuille modèle 

Nous avons retiré la totalité de nos placements en actions de pays de marchés émergents, car nous pensons qu’elles subiront davantage les effets de l’inflation que celles des pays développés. Une reprise pourrait toutefois se faire, mais certainement plus lentement qu’au Canada ou aux États-Unis. Nous avons donc vendu le Fonds d’actions de marchés émergents RBC pour intégrer deux nouvelles actions dans le portefeuille. Il s’agit d’Intact Financial Corporation (IFC) du côté canadien et de Microsoft (MSFT) du côté américain.

La récente baisse des marchés nous a permis d’acheter ces actions à des prix attractifs, et considérant les fondamentaux de chacune de ces deux entreprises, nous pensons qu’elles conserveront une bonne stabilité dans ce contexte d’incertitude et de volatilité persistante. En plus d’offrir un dividende de 2 %, IFC proposait un potentiel de gain d’environ 20 % au moment de l’achat. Quant à MSFT, l’espérance de rendement se situe autour de 40 % et procure un dividende de près de 1 %.

Par ailleurs, et avec le même esprit défensif, nous avons introduit l’action de Costco Wholesale (COST) qui avait fortement baissé au cours du mois de mai. Pour financer l’achat de COST, nous avons vendu l’action d’Alimentation Couche-Tard (ATD) qui avait atteint un sommet historique sur cette même période.

Nous sommes heureux de voir que cette opération a protégé le portefeuille en cette période volatile, puisque ATD était en baisse de 13 % depuis la vente alors que COST était en hausse de près de 3 % au 30 juin 2022.

Enfin, il y a eu un fractionnement de l’action d’Amazon 20 pour 1 au cours du trimestre; les investisseurs ont reçu 20 actions pour chacune qu’ils possédaient au moment du fractionnement. Le prix d’une action a donc bien sûr été divisé par 20, mais ce fractionnement rend l’action d’Amazon plus facilement négociable sur le marché.

Google a annoncé un fractionnement similaire (20 pour 1) qui aura lieu au courant du 3e trimestre.

Points saillants du trimestre

Après un certain répit à la fin du premier trimestre, les épisodes de volatilité ont repris de plus belle sur les marchés au cours des trois derniers mois. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et les craintes de récession se font ressentir. Difficile de fermer les yeux sur une situation où la grande majorité des classes d’actifs affichent des baisses depuis le début de l’année.

Afin de mieux comprendre le contexte, il est important de rappeler que le catalyseur principal de ces fluctuations est le resserrement monétaire agressif des banques centrales pour lutter contre la hausse de l’inflation. Les déversements massifs de liquidités par les banques centrales sur les marchés financiers depuis 2020 en sont la cause principale. Les pénuries dues à la guerre en Ukraine et à la rupture de la chaîne d’approvisionnement en Chine ont accentué cette tendance.

Cependant, depuis quelques semaines, nous observons un ralentissement des anticipations inflationnistes et une reprise des dépenses en biens durables et en services, ce qui va dans le sens d’une normalisation de l’inflation.

D’autre part, les mesures de la croissance sous-jacente aux États-Unis sont robustes, l’augmentation des salaires et le niveau de sur-épargne permet aux finances des ménages de se maintenir.

Enfin, les marchés boursiers semblent déjà avoir escompté un ralentissement économique important, de sorte que les investisseurs ayant un horizon à long terme devraient passer outre ces fluctuations et garder le cap.

À titre de rappel, depuis 1950, le rendement du S&P 500 l’année suivant l’atteinte du seuil de marché baissier (‑20 %) tel que franchi ce mois-ci a été positif 8 fois sur 10.

Les marchés baissiers sont un passage obligé, et bien que désagréables, gardons en tête que leur impact tend à se dissiper dans le temps.

Perspectives

De toute évidence, l’environnement économique actuel est propice à encore beaucoup de volatilité au cours du prochain trimestre. Le retour vers une tendance haussière devrait se produire quand un ralentissement net de l’inflation sera observé et quand les banques centrales signaleront la fin de leur cycle de hausses de taux.

Pour le moment, nos économistes n’excluent pas l’hypothèse d’une récession, toutefois, le marché baissier actuel ne réunit pas les conditions nécessaires à une telle situation et nous observons encore bien peu de dommages au niveau de l’économie réelle comme en témoigne le (graphique 5) ci-dessous.

Les risques de récession actuels concernent davantage les actions internationales, classe d’actifs de laquelle nous avons fortement diminué la pondération au premier trimestre.

 

Nous suivrons de près les prévisions des banques centrales au cours des prochains mois, et plus que jamais, nous continuons d’être sélectifs dans le choix de nos investissements. Nous privilégions les entreprises de qualité, stables, ayant une croissance des revenus et des bénéfices soutenus dans le temps, ce qui permettra aux portefeuilles de passer au travers de cette période difficile.

Qu'en est-il des obligations ?

Incontestablement, le premier semestre 2022 a été éprouvant pour les titres à revenu fixe. Il est donc normal de s’interroger sur l’avenir de cette classe d’actifs. Puisque de façon générale, il n’y a pas d’inquiétude particulière sur la capacité des emprunteurs de qualité de payer les intérêts et de rembourser le capital à échéance, nous sommes d’avis que ces baisses de valeur des titres à revenu fixe sont temporaires.

Une obligation type est émise à un prix de 100; l’émetteur a l’obligation contractuelle de payer les intérêts annuels sur le capital de 100 et de rembourser intégralement le capital de 100 à l’échéance. En cours de route, l’obligation étant « négociable » (ou revendable sur le marché), son prix est évalué quotidiennement selon l’offre et la demande. Dans le contexte récent de hausse des taux d’intérêt, le prix courant d’une obligation déjà émise a baissé, de sorte qu’un acheteur éventuel obtienne le même rendement sur cette obligation achetée à escompte, qu’il pourrait obtenir du même emprunteur sur une nouvelle obligation émise à un taux plus élevé.  Cependant, une fois les taux d’intérêt stabilisés, le prix de l’obligation retournera graduellement vers 100, pour l’atteindre à l’échéance. Autrement dit, le détenteur de l’obligation finit par obtenir le rendement prévu lors de son achat, mais la distribution du rendement dans le temps est inégale (rendement inférieur depuis l’achat jusqu’à la baisse du prix, rendement supérieur à partir de ce moment jusqu’à l’échéance).

En regardant en avant, l’augmentation des taux sur les titres à revenu fixe les rend plus intéressants et justifie leur présence dans les portefeuilles comme élément de diversification.

Reconnaissance

Nous aimerions souligner l’excellent travail du groupe Économie et Stratégie de la Banque Nationale qui a remporté le prestigieux Consensus Economics 2021 Forecast Accuracy Award pour la précision de ses prédictions.

Ils ont en effet été reconnus pour la qualité de leur recherche, leur engagement à produire des prévisions régulières et leur capacité à identifier avec précision les tendances et les niveaux des indicateurs clés sur un cycle de prévision de 24 mois.

Considérant ceci, nous continuerons à partager avec vous régulièrement les capsules Impact économique de Stéfane Marion, que nous jugeons très pertinentes pour vous garder informés des évolutions des marchés.

Toute l’équipe Chartier Grandmaison vous souhaite un bel été, et malgré cette période d’incertitude, nous restons fidèles à notre discipline d’investissement pour vous accompagner dans votre réussite financière.

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