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Capsules financières

Retrouvez toutes les éditions précédentes de la Capsule financière des conseillers en gestion de patrimoine du Groupe conseil Beauchamp Beaulieu Dessureault Toupin.

2026

Véronique
Bonjour Cynthia.

Cynthia
Bonsoir Véronique.

Véronique
Aujourd’hui, on va discuter d’un sujet qui n’est pas toujours excitant, mais tellement important : la succession. C’est important de prévenir et d’informer nos proches, de les aviser de quel notaire on fait affaire et dresser une liste, un peu comme un bilan de nos actions financières, de nos polices d’assurance, afin d’aider le ou les liquidateurs, le moment venu.

Véronique
D’ailleurs, est-ce que tu pourrais nous énumérer quelques responsabilités ou tâches d’un liquidateur ? Parce qu’il peut y en avoir plusieurs et, selon la complexité ou l’importance du patrimoine successoral, la de la succession peut varier.

Cynthia
Premièrement, la déclaration officielle doit être faite au Directeur de l’état civil. Cela permet d’obtenir l’acte de décès et le certificat de décès. Deuxièmement, il faut avoir accès au testament afin d’exécuter les volontés du défunt. Troisièmement, il faut effectuer les recherches testamentaires, donc communiquer avec un notaire à ce moment-là pour obtenir les documents du Barreau du Québec et de la Chambre des notaires.

Véronique
Et ça, ça va permettre quoi ?

Cynthia
Ça permet d’être certain d’avoir la dernière version du testament. Par la suite, le liquidateur joue un rôle très important au niveau de l’inventaire : tous les biens, les actifs, etc. Une fois que tous les documents légaux sont en place, il peut se présenter auprès des institutions financières, des compagnies d’assurance, des services publics ainsi qu’auprès des gouvernements du Québec et du Canada pour poursuivre le processus de règlement de la succession.

Véronique
D’accord. Combien existe-t-il de types de testaments valides au Québec ? On entend toutes sortes de choses.

Cynthia
En fait, au Québec, il existe trois types de testaments valides : le testament olographe, le testament devant témoins et le testament notarié, qui est celui à privilégier.

Véronique
Et qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on se retrouve dans une situation où il y a un défunt, mais aucun testament ? Par où commence-t-on ? Comment ça fonctionne ?

Cynthia
À ce moment-là, c’est le Code civil du Québec qui prévoit la façon de distribuer les biens ainsi que le processus à suivre. Il est aussi important de vérifier s’il existe une clause testamentaire dans le contrat de mariage ou d’union civile. Dans une telle situation, il est essentiel de communiquer avec un notaire.

Véronique
On comprend donc que le testament notarié est toujours à privilégier. Il facilite les démarches et aide grandement à une bonne planification successorale.

Cynthia
Oui, en effet. Le notaire s’assure de tenir compte de la situation familiale et des aspects fiscaux, afin de protéger les proches, notamment le conjoint survivant. Le testament notarié ne peut pas être perdu ni modifié de façon inadéquate. C’est un exercice rigoureux. D’ailleurs, Véronique, on se fait souvent demander par les clients ce qui se passe au niveau fiscal au moment du décès.

Cynthia
C’est un autre élément important à considérer.

Véronique
Effectivement, ce sont des questions essentielles, et ça dépend aussi de qui sont les héritiers et où ils se trouvent. C’est du cas par cas. En règle générale, lorsqu’on lègue des biens à son conjoint survivant, il n’y a pas d’impôt à payer : il s’agit d’un roulement au conjoint. Par exemple, les CELI peuvent être transférés au conjoint survivant sans impôt, mais à la valeur marchande au moment du décès.

Véronique
Par contre, si on lègue des biens à quelqu’un d’autre que le conjoint, comme un frère ou un enfant, cela déclenche généralement un impôt, notamment sur les gains en capital, qui sera payé par la succession. Dans le cas du CELI, les actifs sont retirés et distribués aux héritiers sans impôt.

Cynthia
Merci pour les détails, c’est très intéressant.

Véronique
En conclusion, on peut dire que le règlement d’une succession est un processus qui peut être lourd, long et délicat. Il peut soulever plusieurs questions juridiques, fiscales et administratives. La meilleure chose à faire, selon moi, est de venir nous consulter afin qu’on puisse vous guider de la meilleure façon possible.

Cynthia
Absolument.

Véronique
Merci. Merci à toi.

2025

Alors aujourd'hui, capsules vidéo on va avoir deux sujets incluant une mise à jour des marchés financiers. Mais avant toute chose, est ce que tu pourrais nous parler du G10 ?
Oui, le G10 célèbre son 20ᵉ anniversaire en ce moment, au mois de septembre, alors on en est bien heureux.

Euh. Est ce que tu pourrais nous parler de la prémisse ou l'idée derrière la création du G10 ?

Il faut dire que le panier des dix a pris naissance le 1ᵉʳ septembre 2005. Mais préalablement, Jean-Marc Millette et moi-même, on était en fait intéressés sur une étude provenant de l'Université Western en 1998, où des jeunes étudiants doctorants amenaient l'idée d'un modèle de gestion qui est emprunté d'un modèle américain mais qui tentait d'adapter à la réalité canadienne.

Alors c'est ça qui est vraiment les fondements même du panier G10 qui ont été repris au 1ᵉʳ septembre de 2005 et entre autres, un des éléments qui nous intéressait fortement, c'était la l'élément d'un facteur qui, associait de l'importance au momentum des titres à l'intérieur du portefeuille. Mais aussi on voyait que le momentum créait de la valeur ajoutée en terme de performance pour un panier d'actions.

Au sujet de la performance, est ce que tu peux nous en dire plus sur les derniers 20 ans ?

Bien, sur 20 ans, ce qui amenait notre attention au départ se valide, car le panier G10 apporte une valeur ajoutée de un peu plus de 1 % par rapport à l'indice de référence sur cette longue période de 20 ans.

Et en 2025, avec tout ce qu'on a connu sur les marchés, comment se débrouille le G10 ?

Le G10 démontre en fin de compte que dans les moments où les marchés sont vraiment beaucoup plus émotionnels que rationnels, bien la performance est vraiment excédentaire. Jusqu'à maintenant, on a une très très bonne année en 2025. Mais je reviendrais aussi sur les éléments qui sont les constituants du panier G10. Parce que ce qu'il faut voir, c'est que dès le début, ce modèle apportait près de 75 80 % 50 du travail et travail d'analyse quantitative, donc très loin des émotions.

Et force est d'admettre qu'en 2025, des émotions, on peut en avoir, particulièrement dans la première partie de l'année. Et l'autre élément plus actuel, plus moderne, c'est les critères, en fin de compte, ESG qu'on appelle, soit pour E environnemental, le S pour le côté social et le G pour la gouvernance.

Et 2025 beaucoup d'action, probablement en haut du panier G10. Je pense qu'au niveau de la performance on est pas mal au même niveau que l'indice de référence. Est ce que tu pourrais nous donner un ou deux titres qui ont bien performé dans le G10 ?

Ce qu’on doit dire c'est qu'au moment présent, le panier G10 a un rendement excédentaire par rapport à l'indice de référence en date du 1ᵉʳ janvier jusqu'à maintenant. Les grands changements qu'on a pu apporter sont arrivés en début de mai, à la suite de la fin de trimestre et à la suite aussi d'un élément important. C'est qu'entre janvier et mars et même en avril, disons que Monsieur Trump contribuait à augmenter la la volatilité ou les les soubresauts des marchés.

Le panier Le modèle de gestion a capturé deux beaux titres, soit Intact financial. Mais surtout, surtout, je devrais souligner la performance importante de Sélestat qui, le 12 mai dernier, faisait son apparition à l'intérieur du panier G10 à 130, 131$ et au moment présent, se transige aux alentours de 340, 345 $.

Donc si on a une chose à retenir du panier G10 : discipline au niveau du processus, processus d'achat, qui fait son succès depuis sa création, il y a maintenant 20 ans.

Oui, effectivement, tu as bien raison. Et j’ajouterais aussi un élément qui fait partie des fondements même du panier G10. Chacun des dix titres doit représenter 1/10 du portefeuille et de façon trimestrielle, on doit repartir notre modèle de gestion, notre processus, pour s'assurer que chacun des titres représente 1/10. Comme par exemple, Sélesticat qui représentent plus de 10 % du portefeuille.

Alors ce titre respecte probablement l'ensemble des critères. Toujours, il va demeurer, mais il doit être rebalancer. On doit vendre l'excédent par rapport à 10 %, soit la pondération normale de chacun des titres du panier G10.

Donc un 20 ans qui teinté de succès pour le G10. On va donc souhaiter un prochain 20 ans aussi bon pour côté performance.

Si on regarde les prochains mois, ce sont des mois avec énormément d'enjeux et énormément de défis. Quels sont à ton avis, en fin de compte, les éléments importants qu'on a à retenir pour les prochains mois de l'année 2025 et même 2026 ?

Beaucoup de résilience au niveau des marchés. On pense que ça va se maintenir au niveau de la volatilité. Il faut se rappeler que dès le début de l'année, on était toujours dans une incertitude qui était causée par ce qui se passait chez nos voisins américains. Monsieur Trump sortait d'une élection, avait fait des promesses au niveau de 3 sujets importants, c'est à dire au niveau des tarifs, au niveau de la baisse des impôts et la déréglementation, au niveau de certains secteurs.

Au niveau des tarifs, on a tous entendu parlé de long en large. C'est ce qui a causé essentiellement la baisse des marchés pour les quatre premiers mois. Puis qu'est ce qui était arrivé après ça à la mi avril ? Là, on a commencé à donner un coup de pied sur la canne, comme on peut dire, de dire de de repousser le problème à plus tard.

Et à chaque fois, on dirait que les marchés réagissaient positivement à cette nouvelle là. Donc les marchés étaient soutenus par aussi beaucoup de capitaux qui sont sur les lignes de côté. Les résultats des entreprises qui étaient également très bons. Donc, ça l'a maintenu la hausse au niveau des marchés. Maintenant, si on regarde au niveau de la baisse des impôts : on a entendu parler, mais rien de concret jusqu'à présent.

Il faut comprendre qu'au niveau des tarifs, les tarifs sont des recettes supplémentaires que le gouvernement cherche à aller chercher pour gonfler ses coffres. Et puis après ça peut être décidé de baisser les impôts. Si les entrées de fonds suffissent ou permettent d'équilibrer au niveau budgétaire. C'est difficile jusqu'à présent je pense de quantifier ces nouvelles entrées de fonds, ces nouvelles recettes.

Donc il semble que la baisse d'impôts, on entend moins parler parce que peut être plus difficile de quantifier et de donner un certain souffle aux particuliers et aux entreprises. Dernier point au niveau de la déréglementation, on cherche peut être à venir défaire ce qui avait été fait par l'ancien gouvernement. Surtout, entre autres, on a parlé des crypto monnaies, on a parlé au niveau de l'énergie, monsieur Trump étant quelqu'un qui est pro libre marché, donc va encourager tout ce qui peut être bon pour l'entreprise et particulièrement au niveau des entreprises américaines.

De là aussi le lien avec les tarifs qu’il cherche à imposer pour protéger les entreprises aux États-Unis au niveau de la production et ramener des emplois surtout. Encore une fois, ça semble être plus difficile que prévu. Donc c'est un peu ce qui risque de teinter les prochains mois. On est déjà rendu au mois de septembre.

Historiquement, le mois de septembre est un mois où on va faire du surplace. Jusqu'à présent, le mois de septembre va très bien. Reste à voir qu'est ce qui va se passer en octobre. Souvent, là où on va chercher à l'aube de l'automne, les marchés sont toujours aussi résilients. Là où on a certaines interrogations, toutefois, c'est au niveau de l'agenda de Monsieur Trump, parce qu'on a hâte de voir comment il va se dessiner.

Surtout que monsieur Trump avait fait de nombreuses promesses électorales, comme mentionné plus tôt. Et là, sachant que l'élection de mi mandat arrive en 2026, on pense qu'il va peut être être serré dans le temps ou va être pressé de réaliser certaines promesses qui ont été faites, plus particulièrement au niveau de la baisse des impôts, ce qui était son principal cheval de bataille lors de l'élection en 2024.

Bref, on peut saluer la bonne performance des marchés financiers, mais un élément quand même nouveau, c'est les taux d'intérêt, soit la baisse des taux d'intérêt. Il faut souligner vraiment que la Réserve fédérale vient d'abaisser son taux directeur depuis la première fois en 2025. Mais ça fait plusieurs mois qu'on n'avait pas vu de baisse de taux d'intérêt. Qu'est ce que tu peux nous dire à ce sujet ?

Bien effectivement, première baisse au niveau des taux d'intérêt américains. On a parlé tantôt de l'agenda de Monsieur Trump, ce qui a fait en sorte peut être que les éléments de son agenda ont été difficiles à réaliser jusqu'à présent. C'est qu'il y a quelqu'un à la Fed, M. Powell, qui lui tient tête. M. Powell a résister, plusieurs fois, à baisser les taux malgré les pressions de Monsieur Trump et de son gouvernement.

Cependant, les marchés anticipent quand même deux autres baisses d'ici la fin de l'année. On va voir si ça va se réaliser. Chose certaine, la Fed prend ses décisions basées sur des statistiques et on peut constater que dans les derniers mois, les statistiques au niveau de l'emploi, entre autres, ont vraiment fait en sorte que la Fed s'est vu peut être contrainte de s'adonner à une prochaine baisse.

Et il semble que les prochaines baisses pourraient être modulées suite aux résultats de certaines statistiques.

Bref, Simon, L'avenir nous dira si Monsieur Trump ou Monsieur Powell avait bien raison d'intervenir de la façon qu'ils le font. Une chose qui demeure et l'expérience me fait dire ceci : c'est que normalement les marchés financiers sont toujours beaucoup plus favorables à des baisses de taux d'intérêt, à de la déréglementation et à des baisses d'impôts. Somme toute, cette prémisse là peut nous faire croire que les derniers mois de 2025 et les premiers mois de l'année 2026 pourraient être fort favorables, fort intéressants pour les marchés boursiers.

Sur ce, bien, je te remercie, Simon pour cette capsule. Et puis au plaisir et longue vie au panier G10!

Effectivement, merci beaucoup pour cet entretien.

2024

2023

2022

Produit exclusif – Panier G10

Depuis septembre 2005, nous avons mis en place un processus d’investissement sous forme de panier d’actions géré à partir de notre équipe à Trois-Rivières. Il s’agit d’un mandat d’actions canadiennes nommé G10 dont les titres doivent avoir une capitalisation boursière minimale de 500M $. Il est un bon complément aux solutions d’actions canadiennes classiques puisque le contenu du panier diffère beaucoup de l’indice S&P TSX et depuis son origine une valeur ajoutée se dégage sur des périodes de 3 ans, 5 ans et 10 ans par rapport à son indice de référence.

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