Bonjour à tous, mon nom est Joseph Antoine Migilani. Aujourd'hui, je suis accompagné de Karim Zakher, notre gestionnaire de portefeuille. Bienvenue dans notre capsule web trimestrielle.
Avant de débuter, on tient à s'excuser pour le léger retard de notre publication. On a eu des travaux assez importants dans la succursale ici à Kirkland. Les travaux sont maintenant terminés, les bureaux sont de toute beauté. Donc venez nous visiter, ça va nous faire plaisir de vous rencontrer en personne.
Et maintenant Karim, sautons directement dans le vif du sujet, ce qui intéresse le plus nos clients. On a eu un début d'année quand même assez mouvementé, beaucoup de volatilité, surtout durant le mois de mars. J'aimerais que tu nous donnes un peu ta vision des choses pour les prochains mois à venir. Mais commençons avec une simple question : comment vois-tu les marchés en ce moment ?
Je suis quand même assez impressionné. Je m'attendais à une période plus difficile après que la guerre a commencé en Iran, cette guerre terrible. Mais je crois qu'on a passé le pessimisme maximum pour l'instant et il faut dire que le marché a pris beaucoup de coups, mais reste malgré tout assez résilient.
Et par rapport au portefeuille de nos clients, comment ça s'est comporté depuis le début de l'année ?
Janvier et février ont été de très bons mois. Puis le mois de mars, tout a baissé à cause de la guerre. Mais malgré tout, on est sorti avec une légère augmentation pour le premier trimestre dans tous les portefeuilles.
Excellent. Ce sont d’excellentes nouvelles parce qu’on a vécu beaucoup de manchettes et de nouvelles négatives. Donc un bon positionnement avec des rendements positifs depuis le début de l’année. Par rapport aux élections de mi‑mandat qui arrivent rapidement aux États‑Unis, quel impact envisages-tu sur les marchés ?
De la volatilité, Joseph. Et c’est très naturel, parce qu’on est dans la deuxième année du cycle présidentiel. Si on regarde l’histoire, chaque deuxième année du cycle présidentiel aux États‑Unis, les marchés ont tendance à être volatils à cause de l’incertitude jusqu’aux élections en novembre, suivi par un rebond au quatrième trimestre.
Puis en période d’instabilité et d’incertitude, comment se positionne-t-on pour les portefeuilles de nos clients ?
Les manchettes, c’est une chose, le bruit autour de nous rend beaucoup de monde très émotionnel. Mais en réalité, c’est un marché où il faut de plus en plus se positionner avec des actifs réels.
Les actifs réels, ça veut dire des commodités. C’est la nouvelle réalité avec ce qui se passe géopolitiquement dans le monde.
Justement, tu parles d’un nouveau positionnement, d’une nouvelle ère de pensée. Ça rappelle une certaine période ?
Exactement. La période avant Obama et Biden est derrière nous. On n’est plus dans le même genre d’environnement. On est dans un environnement similaire aux années 1960 à 1980, où le S&P 500 n’a pas vraiment généré de rendements réels intéressants, mais où les ressources et les commodités ont performé.
Et je crois que pour les 5 à 10 prochaines années, on se dirige vers ce type d’environnement d’investissement.
Comment les événements géopolitiques actuels influencent-ils cette réalité ?
Regardez ce qui se passe dans le monde : l’Ukraine en guerre, Israël, le Liban, l’Iran. Après ces conflits, ces pays devront reconstruire, ce qui va créer une énorme demande en matières premières. Cela implique une période inflationniste.
Au-delà de la reconstruction, y a-t-il d’autres secteurs en croissance ?
Oui. L’intelligence artificielle, les centres de données, les voitures électriques, les robots. Tout cela demande beaucoup de matériaux. Cela crée des contraintes d’approvisionnement, donc une pression à la hausse sur les prix. C’est inflationniste et ça affectera tout : transport, construction, épicerie.
On a déjà vu un impact sur le prix du pétrole.
Exact. La guerre met une prime sur le pétrole, et cette prime pourrait durer 3 à 5 ans. Je ne vois pas le prix descendre à 40 ou 50 $ facilement. Même à 60 $, avec une prime, on parle d’un minimum de 70 $, ce qui maintient le prix de l’essence élevé.
Vois-tu des alliances se former ?
Oui. La Russie, la Chine, la Corée du Nord et l’Iran deviennent des alliés. Ces pays représentent environ 20 % de la population mondiale et ont beaucoup de ressources. En parallèle, les États‑Unis fragilisent certaines relations. On est clairement dans un nouvel environnement d’investissement.
Et les actifs qui protègent le plus sont les actifs réels : cuivre, acier, fer, métaux précieux.
Parlant de métaux précieux, on détient de l’or dans les portefeuilles. Comment vois-tu son évolution ?
Je crois que le prix de l’or va continuer à monter à long terme. Peut-être pas immédiatement, mais d’ici la fin de la décennie, il pourrait être beaucoup plus élevé. L’or protège contre l’inflation, diversifie les portefeuilles et agit comme une défense.
Si l’or devient trop pondéré, on réduit. S’il baisse, on en rachète. Je continue de croire fortement aux métaux précieux, aux actifs réels et aux entreprises industrielles pour les prochaines années.
Merci Karim, c’est très bien expliqué. Pour conclure, quel serait ton message principal ?
Patience. Il ne faut pas se laisser influencer par la volatilité et les manchettes. Comme disait Molière : « Les arbres qui croissent lentement produisent les meilleurs fruits. » Soyez patients, vous atteindrez votre objectif.
Merci Karim. En terminant, si vous avez besoin d’assistance pour une planification financière, retraite ou fiscale, ou simplement pour revoir votre stratégie d’investissement, n’hésitez pas à nous contacter. Ça nous fera plaisir de vous rencontrer.
Merci encore Karim pour ton temps aujourd’hui.
Ça fait plaisir. À la prochaine, merci beaucoup.