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Revue des marchés et stratégies – Juillet 2026

Jean-François Goselin

Bonjour Mesdames et Messieurs,

Bienvenue à cette revue des marchés et des stratégies pour le mois de juillet 2026.

Mon nom est Jean-François Goselin. Je suis gestionnaire de portefeuille au sein du Groupe Goselin et Dubuc. Aujourd'hui, je suis accompagné de Marc.

Bonjour Marc.

Marc

Bonjour Jean-François. Bonjour tout le monde.

Jean-François Goselin

Nous vous avons préparé une revue des marchés qui portera sur plusieurs sujets. Nous commencerons par examiner le sentiment du marché, puis nous aborderons certains faits saillants des dernières semaines. Nous passerons ensuite en revue les différents scénarios économiques avec lesquels nous travaillons avant de terminer avec l'évolution du positionnement stratégique de nos portefeuilles.

Comme à l'habitude, vous voyez à l'écran notre indicateur de sentiment du marché. Celui-ci se situe actuellement à 45, légèrement en baisse par rapport à la semaine précédente. Nous pouvons toutefois dire que nous nous trouvons pratiquement à mi-chemin entre l'optimisme extrême et le pessimisme extrême.

Le graphique de droite illustre l'évolution du marché boursier américain, représenté par le S&P 500, qui a enregistré une très bonne progression au cours des derniers mois. Nous avons connu une certaine volatilité liée au conflit en Iran, mais malgré cela, l'indice demeure à un niveau élevé.

Parmi les faits saillants des dernières semaines, le conflit en Iran a retenu l'attention. Alors qu'on croyait à une désescalade rapide, les tensions ont repris de plus belle. On le constate notamment dans l'évolution du prix du pétrole. Le baril avait fortement augmenté au moment de l'éclatement du conflit, puis avait reculé après l'annonce d'un protocole de paix. Plus récemment, avec la reprise des tensions, les prix ont de nouveau augmenté. Il s'agit donc d'un marché particulièrement volatil.

Malgré cela, les résultats du S&P 500 depuis le début de l'année demeurent très positifs. Nous observons un rendement d'environ 9,1 %, principalement soutenu par la vigueur du secteur de l'énergie.

Du côté des marchés émergents, les résultats sont également excellents, avec une progression d'environ 16,9 % depuis le début de l'année. Cette performance est notamment attribuable à des marchés comme Taïwan, la Corée du Sud et d'autres économies fortement exposées aux nouvelles technologies et à l'intelligence artificielle.

Marc, je vais maintenant te laisser commenter les principaux indicateurs affichés à l'écran.

Marc

Merci Jean-François.

Effectivement, les marchés boursiers affichent de très bons résultats depuis un certain temps déjà. Il est intéressant de souligner que les actions canadiennes ont bien suivi la cadence et ont même légèrement surperformé le marché américain à certains moments.

Cette performance a été alimentée notamment par l'or, qui a connu une hausse spectaculaire avant d'entrer dans une phase de consolidation. C'est un comportement que nous observons fréquemment : après une forte progression vient souvent une période de stabilisation.

À près de 4 000 $ l'once, le prix de l'or demeure particulièrement intéressant pour les producteurs canadiens.

Le secteur énergétique a également contribué positivement à la performance du marché canadien, notamment grâce à l'évolution du prix du pétrole.

Cela dit, l'attention des investisseurs demeure tournée vers les taux d'intérêt américains à long terme. Plusieurs anticipaient une baisse des taux à la faveur d'un ralentissement de l'économie américaine. Or, les taux à 10 ans demeurent près de 4,5 %, signe que le marché continue d'intégrer les effets des tarifs douaniers et d'autres facteurs économiques.

À cela s'ajoute l'arrivée d'un nouveau président à la tête de la Réserve fédérale américaine, nommé par Donald Trump. Plusieurs investisseurs croyaient que cette nomination entraînerait une baisse rapide des taux d'intérêt. Toutefois, la réalité économique s'avère plus complexe.

Le marché a d'ailleurs revu ses attentes et n'anticipe plus de baisse de taux cette année. Certains analystes vont même jusqu'à évoquer la possibilité d'une prochaine hausse. Il s'agit d'un changement important par rapport aux attentes qui prévalaient au moment de la nomination.

Un autre élément mérite d'être souligné : malgré tout le bruit médiatique entourant les négociations commerciales, les tarifs douaniers, le conflit en Iran et les diverses incertitudes géopolitiques, la volatilité demeure étonnamment faible.

C'est une excellente nouvelle pour les investisseurs, car les marchés financiers apprécient généralement les environnements stables et prévisibles.

Jean-François Goselin

Absolument. Cette stabilité soutient bien notre positionnement actuel.

En observant maintenant les indicateurs économiques, nous constatons un recul de l'inflation au cours des dernières semaines, ce qui constitue une surprise positive.

Le graphique de droite montre également que l'indice ISM se situe à 53,3.

Marc, peux-tu nous en parler davantage?

Marc

Bien sûr.

L'indice ISM mesure essentiellement la confiance des gestionnaires d'approvisionnement du secteur manufacturier américain. Lorsqu'il se situe au-dessus de 50, cela indique généralement une croissance de l'activité économique.

Avec une lecture de 53,3, nous demeurons donc en territoire de croissance. L'économie américaine continue de progresser de façon tangible.

Concernant l'inflation, nous avons effectivement connu une certaine hausse lors de l'intensification du conflit en Iran, mais la situation se normalise progressivement.

Du côté de l'emploi, les créations de postes demeurent relativement modestes. Cela alimente une réflexion de plus en plus présente chez les économistes : l'émergence de l'intelligence artificielle pourrait contribuer à ralentir la création d'emplois tout en augmentant la productivité.

À moyen terme, une productivité accrue pourrait exercer une pression à la baisse sur l'inflation. Cette dynamique nous amène à croire que l'économie américaine pourrait graduellement converger vers un taux d'inflation avoisinant la cible de 2 %, sans nécessiter de changements majeurs aux taux d'intérêt.

Du côté des consommateurs, les indicateurs de confiance demeurent également équilibrés. Les ménages ne sont ni dans l'euphorie ni dans le pessimisme. Ils continuent de consommer de façon responsable, ce qui constitue un environnement favorable pour les marchés boursiers.

Jean-François Goselin

Merci beaucoup.

En ce qui concerne les scénarios économiques avec lesquels nous travaillons, nous nous appuyons largement sur les analyses produites par le Bureau du chef des placements.

Actuellement, celui-ci accorde une probabilité de 65 % à un scénario de croissance conforme au potentiel économique, lequel tient compte d'un ralentissement graduel de l'inflation ainsi que d'une stabilisation du contexte géopolitique.

Un scénario plus optimiste représente 15 % des probabilités, tandis qu'un scénario de surchauffe économique reçoit un poids de 20 %.

Même si certains éléments observés récemment pourraient rappeler un scénario plus pessimiste, près de 80 % des probabilités demeurent associées aux scénarios plus favorables. Nous continuons donc de bâtir nos stratégies en fonction de ces perspectives.

Cela m'amène, Marc, à te demander de présenter les derniers ajustements apportés aux portefeuilles.

Marc

Merci Jean-François.

Nous avons effectué quelques ajustements modestes au sein des portefeuilles.

Nous étions déjà en surpondération des actions par rapport à nos cibles stratégiques de long terme, avec un écart d'environ 6 %. Nous avons récemment porté cette surpondération à 8 %.

Cette augmentation a principalement été réalisée dans les marchés émergents. Nous avons accru leur pondération de 2 %, financée à parts égales par une réduction de 1 % des titres à revenu fixe et de 1 % des placements alternatifs.

Nous conservons donc un positionnement orienté vers la croissance, puisque nous croyons que la dynamique favorable observée sur les marchés pourrait se poursuivre au cours des prochains trimestres.

Jean-François Goselin

Marc, merci beaucoup pour tes commentaires.

Pour celles et ceux qui ont des questions ou souhaitent communiquer avec nous, nos coordonnées apparaissent à l'écran. C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous.

Sur ce, nous vous souhaitons à toutes et à tous un excellent été.

Merci de votre attention.

Alors mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue à cette revue des marchés stratégies. Nous sommes le 19 mars 2026.
Mon nom est Jean‑François Goselin et je suis accompagné de Marc Dub. Alors bonjour Marc.

Bonjour Jean‑François. Bonjour tout le monde.

Alors sans plus tarder, on va commencer par regarder le plan de la présentation. On va parler du sentiment des marchés.
On va revenir sur l’actualité en regardant les faits saillants. On va parler de nos scénarios économiques et on va terminer par l’évolution de notre stratégie.

Donc à cette page‑ci, vous voyez le baromètre du sentiment des marchés à gauche, Marc. On est à un indicateur de 21. Donc c’est très bas, on est dans le pessimisme extrême et ça, naturellement, c’est relié à ce qu’on voit actuellement avec le conflit en Iran. Les marchés boursiers sont tirés vers le bas. Il y a beaucoup de volatilité. On parle du prix du baril de pétrole qui s’envole, on parle de l’inflation et tout ça.
Bref, ça donne un sentiment un peu plus morose au marché. Donc c’est pour ça qu’on a ce sentiment de marché actuellement qui est négatif, mais parfois ça se trouve à être des opportunités. Bref, on en reparlera un petit peu plus tard.

Donc ça nous mène à cette page‑ci, les faits saillants des dernières semaines. Est‑ce que tu peux nous commenter ça ?

Bien effectivement Jean‑François. Je pense que ce que tout le monde a sur son radar, c’est le prix du pétrole. On voit dans le graphique en haut à gauche la hausse du baril de pétrole. C’était phénoménal. Et on voit en bas à gauche l’effet sur les marchés, le marché américain entre autres. Vous allez me dire que c’est une baisse, mais je resterais quand même assez constructif de ce côté‑là parce qu’on voit que la baisse est assez contrôlée. On revient finalement à notre moyenne mobile d’un marché qui est très bien orienté depuis deux ans.

On fait simplement un retour à la moyenne mobile. J’appellerais ça une correction santé, parce qu’on commençait déjà à se dire que les évaluations du marché américain étaient un peu élevées. On était sortis d’une certaine fourchette d’évaluation basée sur l’historique. Et là, on revient dans une fourchette d’évaluation plus raisonnable. Donc c’est peut‑être une opportunité d’achat dans le contexte actuel, plutôt qu’une raison de paniquer.

La question maintenant, c’est vraiment de savoir ce que les banques centrales vont faire. L’économie allait déjà bien et les banques centrales étaient alignées. Le Canada avait déjà commencé à baisser son taux directeur. Les États‑Unis s’apprêtaient à baisser leur taux. Même le président le réclamait. Mais avec la guerre en Iran, les attentes ont changé. La ligne pointillée rouge montrait ce que le marché anticipait comme baisses de taux, et maintenant la ligne pointillée noire montre de nouvelles attentes, plus modérées.

C’était d’ailleurs l’essentiel du message du président de la banque centrale américaine cette semaine : prendre le temps d’analyser les données, notamment le prix du pétrole qui pourrait créer de l’inflation. Ce n’est pas problématique pour l’instant, mais on va suivre ça de près.

À cette page‑ci, Marc, il y a beaucoup de choses. On voit les marchés boursiers, le marché canadien et américain, les taux d’intérêt à 10 ans, les taux directeurs, les devises, les matières premières comme le pétrole et l’or, et aussi l’indice de volatilité.
Comment tu résumerais ce qu’il faut surveiller actuellement ?

Bonne question. Les marchés boursiers ont très bien fait depuis deux ans. Le marché canadien a même un peu mieux performé grâce aux matières premières. Les taux d’intérêt à long terme se maintiennent. Certains aimeraient les voir plus bas, mais le marché perçoit encore un peu d’inflation.

Le point clé demeure la volatilité. On l’a vu par le passé, notamment lors des annonces de tarifs commerciaux, que ça peut causer beaucoup de remous. Présentement, l’indice de volatilité est monté, mais pas dans la même ampleur qu’à d’autres périodes. Le marché semble croire que la situation actuelle est de courte durée.

Donc c’est là qu’il faut regarder si le contexte est constructif ou non.

Quand on parle de volatilité, ça nous amène naturellement à parler de diversification.
Ce qu’on voit ici, ce sont les performances relatives de différents marchés depuis 2018. L’or a bien performé récemment, mais ce ne sont pas toujours les mêmes marchés qui gagnent. Notre rôle est donc de bien diversifier les portefeuilles et d’éviter de faire des paris concentrés.

Ça nous amène aux scénarios économiques. Nous nous appuyons sur les analyses du bureau du chef économiste. Le scénario central, avec une probabilité de 60 %, est une croissance proche du potentiel. L’inflation se maintient, le chômage reste bas, et la croissance se situe autour de 2 %.
Un autre scénario, avec une probabilité de 25 %, est une croissance supérieure au potentiel. Au total, 85 % des probabilités sont attribuées à des scénarios positifs. C’est pourquoi nous avons toujours eu un biais légèrement favorable à la croissance dans nos portefeuilles.

Au niveau du positionnement stratégique, ce que vous voyez à l’écran est celui d’un portefeuille équilibré. Peux‑tu nous parler des récents changements apportés ?

Oui. Historiquement, nous étions un peu plus investis en placements alternatifs. Aujourd’hui, les scénarios économiques nous amènent à être plus positifs sur les actions et plus prudents sur les revenus fixes et l’encaisse.

Les deux changements majeurs récents concernent les revenus fixes et les actions internationales. En actions internationales, nous avons ajouté une exposition aux marchés émergents, qui avaient été largement délaissés. Ce sont pourtant des marchés avec une forte croissance démographique et économique, et des évaluations beaucoup plus attractives que celles des marchés américains.

De plus, une plus grande collaboration entre pays émergents réduit leur dépendance aux cycles économiques occidentaux, ce qui augmente la diversification et réduit le risque global des portefeuilles.

En revenus fixes, nous étions traditionnellement concentrés en obligations canadiennes. Or, il existe des opportunités intéressantes aux États‑Unis et dans d’autres pays comme l’Australie, la Corée, le Japon et l’Europe, où les cycles économiques diffèrent et où les taux peuvent être plus attractifs.

Donc, plus de diversification et plus de potentiel de rendement. Ce sont les deux grands ajustements récents.

Nous maintenons pour l’instant notre positionnement stratégique sans changement.
Merci beaucoup pour tes commentaires. Si vous avez des questions, nos coordonnées sont à l’écran. Ce sera un plaisir d’échanger avec vous.
Sur ce, nous vous souhaitons à toutes et à tous un très beau printemps qui commence demain. À bientôt.

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