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Alors mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue à cette revue des marchés stratégies. Nous sommes le 19 mars 2026.
Mon nom est Jean‑François Goselin et je suis accompagné de Marc Dub. Alors bonjour Marc.

Bonjour Jean‑François. Bonjour tout le monde.

Alors sans plus tarder, on va commencer par regarder le plan de la présentation. On va parler du sentiment des marchés.
On va revenir sur l’actualité en regardant les faits saillants. On va parler de nos scénarios économiques et on va terminer par l’évolution de notre stratégie.

Donc à cette page‑ci, vous voyez le baromètre du sentiment des marchés à gauche, Marc. On est à un indicateur de 21. Donc c’est très bas, on est dans le pessimisme extrême et ça, naturellement, c’est relié à ce qu’on voit actuellement avec le conflit en Iran. Les marchés boursiers sont tirés vers le bas. Il y a beaucoup de volatilité. On parle du prix du baril de pétrole qui s’envole, on parle de l’inflation et tout ça.
Bref, ça donne un sentiment un peu plus morose au marché. Donc c’est pour ça qu’on a ce sentiment de marché actuellement qui est négatif, mais parfois ça se trouve à être des opportunités. Bref, on en reparlera un petit peu plus tard.

Donc ça nous mène à cette page‑ci, les faits saillants des dernières semaines. Est‑ce que tu peux nous commenter ça ?

Bien effectivement Jean‑François. Je pense que ce que tout le monde a sur son radar, c’est le prix du pétrole. On voit dans le graphique en haut à gauche la hausse du baril de pétrole. C’était phénoménal. Et on voit en bas à gauche l’effet sur les marchés, le marché américain entre autres. Vous allez me dire que c’est une baisse, mais je resterais quand même assez constructif de ce côté‑là parce qu’on voit que la baisse est assez contrôlée. On revient finalement à notre moyenne mobile d’un marché qui est très bien orienté depuis deux ans.

On fait simplement un retour à la moyenne mobile. J’appellerais ça une correction santé, parce qu’on commençait déjà à se dire que les évaluations du marché américain étaient un peu élevées. On était sortis d’une certaine fourchette d’évaluation basée sur l’historique. Et là, on revient dans une fourchette d’évaluation plus raisonnable. Donc c’est peut‑être une opportunité d’achat dans le contexte actuel, plutôt qu’une raison de paniquer.

La question maintenant, c’est vraiment de savoir ce que les banques centrales vont faire. L’économie allait déjà bien et les banques centrales étaient alignées. Le Canada avait déjà commencé à baisser son taux directeur. Les États‑Unis s’apprêtaient à baisser leur taux. Même le président le réclamait. Mais avec la guerre en Iran, les attentes ont changé. La ligne pointillée rouge montrait ce que le marché anticipait comme baisses de taux, et maintenant la ligne pointillée noire montre de nouvelles attentes, plus modérées.

C’était d’ailleurs l’essentiel du message du président de la banque centrale américaine cette semaine : prendre le temps d’analyser les données, notamment le prix du pétrole qui pourrait créer de l’inflation. Ce n’est pas problématique pour l’instant, mais on va suivre ça de près.

À cette page‑ci, Marc, il y a beaucoup de choses. On voit les marchés boursiers, le marché canadien et américain, les taux d’intérêt à 10 ans, les taux directeurs, les devises, les matières premières comme le pétrole et l’or, et aussi l’indice de volatilité.
Comment tu résumerais ce qu’il faut surveiller actuellement ?

Bonne question. Les marchés boursiers ont très bien fait depuis deux ans. Le marché canadien a même un peu mieux performé grâce aux matières premières. Les taux d’intérêt à long terme se maintiennent. Certains aimeraient les voir plus bas, mais le marché perçoit encore un peu d’inflation.

Le point clé demeure la volatilité. On l’a vu par le passé, notamment lors des annonces de tarifs commerciaux, que ça peut causer beaucoup de remous. Présentement, l’indice de volatilité est monté, mais pas dans la même ampleur qu’à d’autres périodes. Le marché semble croire que la situation actuelle est de courte durée.

Donc c’est là qu’il faut regarder si le contexte est constructif ou non.

Quand on parle de volatilité, ça nous amène naturellement à parler de diversification.
Ce qu’on voit ici, ce sont les performances relatives de différents marchés depuis 2018. L’or a bien performé récemment, mais ce ne sont pas toujours les mêmes marchés qui gagnent. Notre rôle est donc de bien diversifier les portefeuilles et d’éviter de faire des paris concentrés.

Ça nous amène aux scénarios économiques. Nous nous appuyons sur les analyses du bureau du chef économiste. Le scénario central, avec une probabilité de 60 %, est une croissance proche du potentiel. L’inflation se maintient, le chômage reste bas, et la croissance se situe autour de 2 %.
Un autre scénario, avec une probabilité de 25 %, est une croissance supérieure au potentiel. Au total, 85 % des probabilités sont attribuées à des scénarios positifs. C’est pourquoi nous avons toujours eu un biais légèrement favorable à la croissance dans nos portefeuilles.

Au niveau du positionnement stratégique, ce que vous voyez à l’écran est celui d’un portefeuille équilibré. Peux‑tu nous parler des récents changements apportés ?

Oui. Historiquement, nous étions un peu plus investis en placements alternatifs. Aujourd’hui, les scénarios économiques nous amènent à être plus positifs sur les actions et plus prudents sur les revenus fixes et l’encaisse.

Les deux changements majeurs récents concernent les revenus fixes et les actions internationales. En actions internationales, nous avons ajouté une exposition aux marchés émergents, qui avaient été largement délaissés. Ce sont pourtant des marchés avec une forte croissance démographique et économique, et des évaluations beaucoup plus attractives que celles des marchés américains.

De plus, une plus grande collaboration entre pays émergents réduit leur dépendance aux cycles économiques occidentaux, ce qui augmente la diversification et réduit le risque global des portefeuilles.

En revenus fixes, nous étions traditionnellement concentrés en obligations canadiennes. Or, il existe des opportunités intéressantes aux États‑Unis et dans d’autres pays comme l’Australie, la Corée, le Japon et l’Europe, où les cycles économiques diffèrent et où les taux peuvent être plus attractifs.

Donc, plus de diversification et plus de potentiel de rendement. Ce sont les deux grands ajustements récents.

Nous maintenons pour l’instant notre positionnement stratégique sans changement.
Merci beaucoup pour tes commentaires. Si vous avez des questions, nos coordonnées sont à l’écran. Ce sera un plaisir d’échanger avec vous.
Sur ce, nous vous souhaitons à toutes et à tous un très beau printemps qui commence demain. À bientôt.

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