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Actualités économiques

Impact économique

 

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Denis Girouard se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Perspective immobilière

Nos spécialistes de la Banque Nationale, décodent les dernières tendances du marché immobilier en abordant notamment les taux d'intérêt, le marché de la revente et les prévisions pour les prochains mois.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde, bienvenue à Impact économique. Nous sommes aujourd'hui le 11 juin 2024 et je suis comme d'habitude en compagnie de notre chef économiste Stéfane Marion. Bonjour Stéfane, on va faire différent aujourd'hui, on parle de baisse de taux.

Oui c'est différent, écoute, première baisse de taux en plus de 4 ans. Denis, en fait on a vu la dernière fois, on a eu baisse de taux à la veille des élections américaines, l'année d'élection présidentielle américaine. Ça se répète l'histoire, des baisses de taux, mais je ne pense pas que ça à cause de l'élection présidentielle qui a des baisses de taux.

Croirait pas.

Non.

Il y a d'autres facteurs.

D'autres facteurs, puis la politique monétaire demeure très mordante au Canada. Puis la raison pour laquelle il y a des baisses de taux en fait le premier pays du G7 qui a baissé les taux, c'est le Canada. Puis ça reflète Denis, le fait que la politique monétaire elle mord. Puis on voit une baisse des profits qui est plus prononcée au Canada, qu'aux États-Unis, ce qui permet à la banque d'être un petit peu plus agressive avec une baisse de taux.

Puis en même temps, on voit que l'emploi stagne au Canada, donc y a plus vraiment de création d'emplois comme tel.

Ouais, les politiciens ont de la difficulté avec ce concept là que les profits sont reliés au marché de l'emploi Denis. Puis faut pas l'ignorer, l'emploi dans le secteur privé stagne depuis quelques mois. Qui plus est, le dernier rapport d'emploi fait état de 7 provinces sur 10 qui ont enregistré une baisse au mois de mai. Donc tout ça Denis mettait la Banque du Canada en position d'y aller avec un certain allègement au niveau de sa politique monétaire.

Puis quand on revient à l'inflation, on voit encore que si le logement n’était pas, faisait pas partie du calcul dans l'inflation, l'inflation serait beaucoup plus bas que la cible.

Ouais en fait ce qui pourrait surprendre dire "Ouais mais mon Dieu l'inflation est encore à 2.7% pourcent la banque du Canada baisse les taux?" C'est le secteur du logement qui garde l'inflation à plus de 2. 7%, c'est à peu près 30% de l'indice de l'inflation aux États-Unis. Remarque Denis que ex-logement, puis on en a parlé souvent, on est à un 1.2%, donc la banque du Canada était justifiée de le faire. Qui plus est Denis, peut-être qu'avec certaines baisses de taux on va inciter les promoteurs immobiliers à rajouter de l'offre sur le marché qui est très- un marché du logement qui est très déficitaire au moment où on se parle.

Donc atténuer cette composante-là de prix à la hausse dans le logement en ayant des baisses de taux.

Oui, donc faut pas être trop agressif, mais je pense que il y a lieu de penser qu'on peut faire 75 peut-être 100 points de base ou un point de pourcentage de baisse de taux cette année. Après ça faudra voir ce qui se passe en en 2025, mais pour le moment il y a lieu de penser qu'il y a un peu plus d'allégement monétaire qui s'en vient au Canada. Je pense une bonne nouvelle.

Puis en même temps, mais on voit que les données économiques ralentissent.

Oui, aux États-Unis on pense que l'économie américaine est immunisée à des hausses de taux, faut pas oublier qu'ils ont eu un stimuli budgétaire sans précédent déployé en 2024. Mais depuis quelques semaines Denis, on s'aperçoit ouh il y a une perte de momentum au niveau de l'économie américaine puis les surprises économiques deviennent plus décevantes.

Et eux aussi au niveau de l'emploi, on voit une certaine forme de ralentissement.

Lorsqu'on commence à toucher le profit des entreprises, les entreprises sont plus hésitantes au niveau de certains types d'embauche puis aux États-Unis, ce que l'on constate, c'est que les entreprises sont beaucoup moins agressives au niveau de l'embauche de travailleurs à temps plein, donc c'est quand même en décroissance. Denis, une décroissance d’un point de pourcentage de l'emploi à temps plein comme on le constate présentement aux États-Unis, c'est inédit en dehors d'une récession. Donc clairement la politique monétaire commence à mordre aux États-Unis.

Par contre malgré cela, l’inflation ne baisse pas.

Là tu vas me poser "Pourquoi la Réserve fédérale baisse pas ses taux déjà?", bien parce que l'inflation demeure persistante. Ça fait 4 mois de suite que l'inflation mensuelle, le changement mensuel, sort au-dessus du 3% donc, ce qui est bien au-dessus de la cible de 2% de la Réserve fédérale. Donc ce qui se passe aux États-Unis, c'est que j'ai un perte, une perte de momentum de l'économie. Oui, je subis l'impact de la politique monétaire restrictive, mais en même temps, on en a souvent parlé le stimuli budgétaire qui a été déployé aux États-Unis en 2024 est sans précédent donc j'ai dilué l'impact de la politique monétaire et j'ai stimulé l'inflation.

Donc les composantes de l'inflation aux États-Unis ne se comparent pas aux composantes de l'inflation au Canada. Il y a une forme de dichotomie entre les 2?

Oui, au Canada, c'est un problème d'offre de logement qui est à la source de l'inflation, surtout aux États-Unis c'est une demande qui a été stimulée par le budgétaire américain. Puis en même temps, si on vient au niveau international, bon on voit que le coût des transports continue à exploser.

Là Denis, on ne peut pas tout avoir dans la vie. Parce que j'ai un semi-budgétaire avec une politique monétaire qui est restrictive, mais en même temps j'ai une guerre de clochers entre plusieurs gouvernements, un protectionnisme beaucoup plus important, puis avec toute la structure tarifaire qui a été majorée aux États-Unis en dernier mois mais je me retrouve aussi dans un contexte où les coûts de transport maritime ont augmenté de 400%. Ah là, ça amène beaucoup d'incertitudes par rapport à quel genre de décélération d'inflation je vais voir alors que les politiciens mettent des structures tarifaires plus importantes qui vont stimuler l'inflation.

Exactement. Puis en même temps, au niveau des performances au niveau des actifs économiques on se rend compte que ça a bougé quand même pas mal là.

Marchés financiers- en tout cas, du moins pour la première moitié d'année, ça a été une relativement bonne cuvée. À part le secteur obligataire, toutes les autres classes d'actifs ont bien performé. Remarque par contre que le S&P TSX, au niveau des actions traîne un peu la patte par rapport à toutes les autres régions du monde. C'est nous qui performons moins bien, même si c'est 6%. C'est au-delà de l'inflation. Mais c'est une bonne cuvée. Oui, pour un investisseur canadien. Jusqu'à présent, l'ensemble des marchés financiers, outre le marché obligataire.

Puis on voit en même temps que l'écart de performance entre le marché de l'équité aux États-Unis et du Canada continue à grandir. Oui, je dois dire, je suis un peu frustré.

On en a parlé la dernière fois, mais là ça continue encore.

Oui puis c'est frustrant parce qu'au 2e trimestre, il y a très peu d'expansion de multiples au Canada au niveau de la bourse alors qu'on le constate partout ailleurs, puis l'écart de valorisation entre le Canada et les États-Unis, au 2e trimestre présentement, il est de revenu à son écart historique. Je dois dire, ça m'agace lorsque je constate ça.

Ça a un impact, ça veut dire que les investisseurs étrangers n'investissent pas dans les actifs canadiens présentement.

Il y a beaucoup d'incertitudes par rapport aux politiques économiques canadiennes présentement, puis je dois te t'avouer que depuis le début de 2023, la tendance, c'est que les étrangers investissent dans les autres marchés boursiers, mais pas au Canada. J'ose espérer que tout ça va se corriger pour 2025. Je pense qu'on devrait être en position de mieux faire. Des baisses de taux qui vont aider à stimuler l'économie, les profits et qui sait, peut-être des politiques économiques un petit peu plus porteuses pour le pays et pour nos entreprises.

Est-ce que tu veux t'avancer sir les prochaines baisses de taux au Canada?

C'est une bonne question. Écoute, je pense qu'on peut aller jusqu'à un point de pourcentage.

D'ici la fin de l'année?

Je pense que oui, 75 donc 2 à peut-être 3 autres baisses de taux, mais après ça Denis, faut pas ambitionner. Pourquoi? N'oublions pas que l'année d'élection au Canada, c'est 2025 au niveau fédéral et que nous, on a un stimuli budgétaire qui s'en vient dans le pipeline pour 2025, ce qui pourrait limiter la marge de manœuvre de la Banque du Canada. C'est la raison pour laquelle je mets beaucoup de volatilité dans notre prévision de taux de change où le dollar canadien se déprécie cette année pour s'apprécier l'année prochaine, alors qu'on pourrait avoir une surperformance de l'économie canadienne par rapport aux États-Unis.

Sur ça, merci Stéfane et merci à vous tous d'avoir participé encore une fois à Impact économique. On se revoit à la prochaine. Merci, au revoir.

Bonjour à tous et merci de vous joindre à nous pour vos perspectives immobilières du mardi 28 mai. Aujourd'hui, comme c'est maintenant rendu l'habitude, je suis en compagnie de Matthieu Arseneau. Salut Mathieu.

Salut Simon.

Et d'Andrée Desrosiers. Bon matin Andrée.

Bonjour Simon.

Notre question du jour, la vente d'une propriété, quels sont les principales étapes à suivre? Mais juste avant de répondre à cette question intéressante, j'aimerais qu'on s'entretienne avec Mathieu sur les récentes informations économiques qui viennent influencer le marché de l'immobilier. Matthieu, ça fait presque un an que la Banque du Canada a maintenant maintenu son taux d'intérêt, son plus haut taux d'intérêt directeur depuis 2001, imaginons-nous. Le moment est-il enfin venu, je sais qu'on se pose souvent la question, de le réduire ce fameux taux d'intérêt-là?

Effectivement je dirais là depuis qu'on s'est parlé la dernière fois, la dernière capsule, on en a parlé à chaque capsule de ce moment à venir, mais les données ont collaboré, Simon. Quand on regarde notamment au niveau de l'inflation, les derniers mois vraiment, le problème d'inflation qui était généralisé là dans l'économie canadienne est à nos yeux résolu. Le graphique que je vous présente à ce moment ci le confirme. En fait quand on regarde les 2 mesures d'inflation de base de la Banque du Canada, c'est-à-dire l'IPC-tronqué et l'IPC-médian, en moyenne elles évoluent à un rythme de 1.6% au cours des 3 derniers mois en rythme annualisé. Donc on est en dessous de la cible de la Banque du Canada et à un niveau comme on peut le voir comparable à ce qu'on voyait avant la pandémie. Puis la raison est bien simple, on le voit vraiment de façon généralisée, quand on regarde les 55 composantes principales de l'IPC, on est revenu à seulement 27 composantes qui augmentent de plus de 2% à ce moment-ci. On avait atteint 48 composantes au pire du choc d'inflation. Donc vraiment on voit là que on est revenu à une proportion normale de composantes qui augmente au-delà de la cible de la Banque du Canada. Donc encore une bonne nouvelle pour nous au niveau de l'inflation, c'est les conditions pour y aller avec des baisses de taux d'intérêt si ce n’est pas juin, ce que j'aimerais bien que ça soit juin, notre scénario de base à ce moment-ci c'est que la première baisse surviendrait en juillet. Donc oui cet été à nos yeux la Banque du Canada va commencer à donner de l'oxygène à cette économie qui à nos yeux en a besoin. Ce n’est pas par miracle que l'inflation s'est calmée, c'est que l'économie s'est calmée. PIB par habitant qui baisse depuis 7 trimestres, on en a parlé à plusieurs reprises, le taux de chômage qui en tendance haussière depuis 2022, comme je vous le montre sur ce graphique-là, et qui est désormais même au-dessus de son niveau pré pandémique. Évidemment pour l'instant on ne parle pas d'un hématome sur le marché du travail, c'est plus un gel d'embauche des entreprises mais on voit qui en paie le prix à ce moment-ci. Taux de chômage des jeunes qui augmente, le taux de chômage des immigrants récents aussi, qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail. Donc oui l'économie refroidit qui montre en fait que oui on va avoir besoin de ces baisses de taux d'intérêt-là pour stabiliser le marché du travail à nos yeux, à ce moment-ci.

Ceci dit Mathieu, on sait qu’historiquement la Banque du Canada a tendance à pas trop s'écarter de ce que fait la Réserve fédérale, puis là on entend des signes que la Réserve fédérale est pas prête à court terme à baisser ses taux. Est-ce que franchement la Banque du Canada est prête à faire cavalier seul cet été?

Pour nous- puis je voulais vous le montrer sur une perspective historique, comment les taux d'intérêt de la Réserve fédérale et la Banque du Canada a évolué à travers le temps. Vous pouvez voir que on a quand même une bonne corrélation entre les taux des 2 économies. Par contre, je vous ai mis l'écart aussi un peu plus bas. Vous voyez qu'à certains moments, il y a des divergences. On a même vu du un point de pourcentage d'écart à un certain moment avec des taux plus élevés aux États-Unis, notamment avant la crise financière de 2008, 2009, dans les années 90. Actuellement, il y a un 50 points de base d'écart. Je serais pas mal à l'aise de voir un taux au Canada aller jusqu'à un point de pourcentage d'écart. C'est sûr que ça limite la marge de manœuvre de la Banque du Canada. Faut être conscient quand qu'on s'éloigne du taux américain, ça déprécie le dollar canadien, puis ultimement ça entraîne des pressions inflationnistes qu'on importe, mais ça c'est peut-être une histoire avec quelques trimestres de délai. Donc à ce moment-ci, étant donné la situation économique pour nous c'est évident que l'économie canadienne a plus de besoin de taux d'intérêt plus bas qu'aux États-Unis. On peut le voir avec l'évolution de l'inflation. Là je vous montre le même la même série que plutôt au Canada, le 1.6% pour la moyenne des 2 mesures d'inflation de base. Donc aux États-Unis c'est 4% au cours des 3 derniers mois. Donc vraiment de côté américain, pas de collaboration au niveau de l'inflation au cours des 3 derniers mois. C'est beaucoup trop élevé et si je regarde le taux de chômage ajusté au concept américain, on voit la divergence des marchés du travail aussi où le taux de chômage canadien serait le plus élevé en excluant la dernière pandémie, là depuis 2016, 2017. Donc oui, dans un contexte comme celui-là, à condition économique différente, il va falloir des politiques monétaires un peu différentes à nos yeux. Puis oui, la banque du Canada pourrait aller avec des baisses de taux avant la Réserve fédérale et baisser plus les taux d'ici la fin de l'année, peut-être un 25 points de base, c'est notre scénario de base à ce moment-ci, plus de baisse du côté canadien.

Donc excellente nouvelle.

À ce moment-ci, au niveau de l'inflation en tout cas, ça collabore plus de ce côté-ci de la frontière.

Ok merci Matthieu. On a lu récemment que le gouvernement fédéral avait annoncé des mesures pour contrer la crise du logement notamment en matière d'immigration aussi, avec un plan ambitieux, un plan très ambitieux, de construction de près de 400, 4 millions pardon, de maisons d'ici 2031, imaginez-vous. Matthieu, est-ce que c'est réaliste de penser qu'on peut juguler la crise du logement à court terme?

Je pense que c'est un projet de long terme, puis il faut être réaliste dans nos attentes avec ça. On a annoncé des mesures au niveau de la croissance de la population, mais déjà quand on regarde les derniers mois, ça reste très vigoureux, ça prend du temps à mettre en place, ralentir la croissance démographique. Puis pour ce qui est des annonces de construction, on parle de 550,000 habitations par année dès l'an prochain, on n'a jamais réussi à construire plus de 300,000. Donc il faudrait une accélération extrêmement rapide, puis je doute de la capacité du secteur de la construction d'y arriver. Ceci dit, je pense que n'importe quelle mesure à ce moment-ci pour stimuler la construction sont les bienvenus. On en a parlé dans les capsules précédentes. Le niveau d'inabordabilité du logement, quand on regarde par exemple le paiement hypothécaire mensuel sur le prix médian d'un logement. J'ai mis à jour la série au premier trimestre. Il y a une petite amélioration avec les baisses de taux d'intérêt qu'on a connues, puis la modération des prix des maisons. Oui il va avoir des baisses de prix d'ici la fin de l'année, mais étant donné cette pénurie de logements-là on doute d'une amélioration importante de l'abordabilité à court terme. Puis là on parle des propriétaires puis l'accession à la propriété d'une première maison, mais du côté des locataires on en a parlé à plusieurs reprises aussi. On n’est pas loin d'une augmentation des loyers de 8% qui s'ajoutait à d'autres augmentations au cours des dernières années. Les locataires connaissent aussi des difficultés dans ce contexte de pénurie de logements qu'on connaît à ce moment-ci. Puis, des données de la Banque du Canada qui ont été publiées ces dernières semaines nous montrent d'ailleurs que, on le sait, le choc de paiement que doit connaître les propriétaires, on en a parlé dans les dernières capsules, est important. Selon les calculs la Banque du Canada en 2024 on parle d'un choc de paiement de 20%. Par contre, pour l'instant, quand on regarde les délinquances pour ce qui est des cartes de crédit des détenteurs d'hypothèques, il y a une légère augmentation, mais pas de signe de grande vulnérabilité. Alors que du côté des emprunteurs sans hypothèque, qui inclut dans le fond les locataires en partie, on voit qu'on est déjà à des taux de délinquance plus élevés qu'avant la pandémie. Donc écoutez, c'est le grand défi du Canada pour les 5 prochaines années, il va falloir vraiment mettre en place des mesures pour régler la situation parce qu'on voit déjà des vulnérabilités importantes à ce moment-ci.

Merci beaucoup Matthieu pour ces commentaires très pertinents. Rebonjour Andrée.

Rebonjour Simon.

On parle depuis le début de nos capsules beaucoup d'achat d'une propriété. J'aimerais ça aujourd'hui, si on pouvait faire différent, de parler plutôt de la vente d'une propriété, puis des différentes choses à faire pour pouvoir y arriver, justement pour vendre notre maison. Mais écoute, ça va me faire plaisir de t'en parler Simon, puis tu as tellement raison. On a discuté généralement de ce qui concerne l'achat d'une propriété, puis on oublie souvent la vente. Puis souvent un ne vient pas sans l'autre, souvent pour acquérir une propriété, tu en vends une que tu as. Puis pour bien de personnes, au cours de leur vie, ils vont acheter plus d'une propriété. Plusieurs vont en acheter 2, 3, voire même plus, puis ça pour toutes sortes de raisons. Ça peut être parce que la famille s'agrandit, parce qu'on décide de vivre avec quelqu'un ou encore de se séparer, pour un nouvel emploi et bien d'autres raisons encore, Simon.

Tu as bien raison, il y a plusieurs raisons qui peuvent nous amener à considérer de changer de maison. Pour ce faire, c'est quoi les étapes, tu nous dirais Andrée, à suivre pour s'assurer que la vente de notre propriété se passe bien sans trop de de tracas.

Écoute, ce que j'aimerais vous proposer dans le fond aujourd'hui c'est un processus en 10 étapes, OK? Ce n’est quand même pas rien, alors un faut procéder à l'évaluation de la propriété, alors ça c'est important d'obtenir une estimation précise de ce que vaut votre propriété sur le marché. Pour ce faire, vous pouvez faire appel à un courtier immobilier ou encore à un évaluateur professionnel. C'est 2 personnes qui peuvent vous aider à ce niveau-là. Ensuite de ça, vous devez préparer votre propriété. Assurez-vous comme on dit qu'elle est présentable, qu'elle est attrayante pour les acheteurs potentiels. Des fois c'est des petites réparations mineures, un petit coup de pinceau ici, un petite réparation d'un petit trou à quelque part, ça fait du bien. Du nettoyage, du désencombrement aussi, afin de mettre en valeur les meilleurs atouts de votre propriété. Ensuite, faudrait peut-être penser à choisir un courtier immobilier. Si vous optez aussi pour travailler avec un courtier immobilier recherchez-en un qui a de l'expérience dans votre quartier, votre région et qui jouit d'une bonne réputation. Ce courtier-là il va vous guider tout au long de votre processus de vente, donc son choix est important. Ensuite de ça, vous devez fixer le prix de vente de votre propriété, puis là votre courtier va vraiment venir vous aider à fixer un prix compétitif en tenant compte du marché local, des comparables et de l'état général de votre propriété. Alors une fois que votre prix est déterminé là ensuite faut mettre en valeur sur le marché votre propriété, donc faire le marketing de celle-ci. Encore là, votre courtier va mettre en place un plan marketing pour attirer le maximum d'acheteurs potentiels. Ça peut inclure l'affichage sur le site Centris, ça peut inclure des annonces en ligne, des visites libres, des visites virtuelles, et cetera. Donc il va vous suggérer plusieurs initiatives pour que votre propriété soit mise en valeur. Ensuite vous allez devoir négocier des offres. Donc lorsque les acheteurs commencent à présenter des offres, votre courtier encore là va venir vous guider apparent envers tout le processus de négociation afin que vous obteniez le meilleur prix et les meilleures conditions possibles. Une fois qu'une offre satisfaisante vous est présentée, vous et l'acheteur finaliserez l'offre d'achat qui va venir déterminer les termes et conditions de la transaction, soit le prix de vente, la date de prise de possession, tous ces détails-là. Ensuite il pourrait y avoir une inspection de la propriété, c'est à dire que dans les conditions de l'offre d'achat, l'acheteur pourrait demander qu'une inspection à sa satisfaction de la propriété soit effectuée afin d'identifier, d'éventuels problèmes ou des vices cachés. Cette inspection-là elle est au frais de l'acheteur et puis suite à celle-ci peut être que vous devrez réviser, pas refuser, mais réviser votre prix de vente ou encore faire certaines petites réparations sur la propriété. Finalement l'avant dernière étape, ça sera le la finalisation du prêt hypothécaire par votre acheteur. Donc votre acheteur devra vous fournir de son institution financière une acceptation d'un prêt hypothécaire qui vous confirme qu'il a été accepté et qu'il a les capacités de faire l'achat de votre propriété. Après tout ça, vous allez clore votre vente. Donc une fois que toutes les conditions de l'offre d'achat puis le financement de l'acheteur sont confirmées, vous et l'acheteur signez les documents de la vente et vous transférerez le titre légalement, la propriété à l'acheteur, le tout va se faire en général chez un notaire, à une date convenue entre les 2 parties. Il y a une étape que je n’ai pas mentionné, mais qui pourrait aussi s'ajouter à ces 10 étapes-là, c'est que vous pourriez avoir à produire un nouveau certificat de localisation de la propriété que vous voulez vendre. Si vous avez fait des réparations ou des ajouts à votre propriété depuis que vous en vous en avez fait l'acquisition ou encore si ce certificat-là date de plus de 10 ans, vous devrez en produire un nouveau. Et ça, ça va être à vos frais à vous.

Quand même plusieurs étapes Andrée pour vendre une maison. Dans un de celle-là, tu as mentionné que y a beaucoup de gens qui ont recours à un courtier immobilier pour les accompagner dans cette aventure-là? Il y a aussi, on voit ça aussi beaucoup, beaucoup de gens décident d'y aller par eux-mêmes. Pourquoi on choisirait cette option?

Écoute, c'est effectivement possible, Simon, de procéder soi-même à la vente de la propriété sans avoir recours à un courtier, un agent immobilier. Puis la principale raison pourquoi les gens décident de faire ça, c'est souvent pour éviter le fameux frais de courtage de 4 à 5% de la valeur du prix de vente de la propriété. Puis cette commission-là naturellement, elle sert à venir rétribuer le courtier pour tout le travail qui fait dans son accompagnement dans la vente. Bien que ce soit possible de procéder ainsi vous devez avoir une excellente, je vous dirais même pas une "très bonne", vous devez avoir une excellente connaissance des règles de courtage, du marché immobilier de votre région, que vous soyez aussi disponible pour tous les appels, les visites, être capable de promouvoir efficacement votre propriété sur le marché et surtout ne pas être émotif. Parce que pour tout le monde, notre maison est toujours plus belle à nos yeux qu'aux yeux d'un éventuel acheteur. Donc à moins d'être un expert en immobilier, je vous encourage quand même à faire appel aux services d'un courtier immobilier de confiance pour vous éviter bien des soucis et vous assurer d'une transaction à un prix juste.

Merci beaucoup Andrée pour toutes ces explications et surtout pour tes judicieux conseils. On voit que ce n’est pas si simple que ça. J'espère bien que les informations partagées par mes collègues Andrée et Matthieu ce matin vous seront utiles. Et on se reparle quant à nous dans quelques semaines pour une prochaine capsule sur les perspectives immobilières. Merci beaucoup.

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