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Actualités économiques

Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Denis Girouard se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Perspective immobilière

Nos spécialistes de la Banque Nationale, décodent les dernières tendances du marché immobilier en abordant notamment les taux d'intérêt, le marché de la revente et les prévisions pour les prochains mois.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde, bienvenue à Impact économique. Nous sommes aujourd'hui le 11 juillet 2024 et comme à l'habitude, je suis en compagnie de notre chef économiste Stéfane Marion. Bonjour Stéfane.

Bonjour Denis.

Encore une fois, on va débuter notre rencontre avec les performances boursières. Encore une fois, c'est les mêmes titres qui performent.

Oui, c'est un été chaud, puis pas seulement au niveau de la météo, c'est au niveau de la Bourse. Ça va bien Denis, un rendement annuel année à date, si on prend l'exemple de la bourse américaine qui est un nouveau record, puis la plupart des bourses mondiales, c'est un nouveau record, près de 17%. Mais t'as absolument raison. Le secteur de la haute technologie incluant les télécoms fait extrêmement bien là, des rendements de plus de 30%.

Quand on parle de TMT là, technologie, média et télécommunications, donc encore une fois prennent une part importante là dans la croissance des bénéfices, pas des bénéfices mais des rendements.

Énormes, Denis, mais de sorte que la valorisation c'est près de 40% de la valorisation des marchés américains qui est représentée par les TMT dont tu parlais. Denis, il faut retourner au début des années 2000 pour voir une proportion aussi élevée. Donc ce qu'on en constate c'est que 40% de la valorisation est due à la haute technologie. Par contre leur part des bénéfices est autour de 24%. Donc il y a de grandes attentes au niveau de la livraison des bénéfices de ces secteurs-là.

Donc malgré la performance qu'on a connue au cours des derniers mois, les analystes croient que cette performance-là va encore continuer à s'accentuer dans la prochaine année, et même dans d'autres secteurs aussi.

Pire que ça Denis, on pense que ça va s'accélérer même. Donc au niveau des bénéfices par action qui sont prévus autour des 12 prochains mois on accélérait la cadence, là on passerait de 11 à 13%. Puis vous remarquez qu’au niveau de la haute technologie, on parle d'une cadence de croissance des bénéfices de 20% par rapport à 13% pour l'ensemble du marché, donc encore une fois de très grandes attentes. Mais l'accélération est presque généralisée pour tous les secteurs mais dominée par le secteur de la haute technologie. Donc c'est beaucoup d'espoir pour une accélération des bénéfices à ce moment-ci du cycle.

Mais Stéfane, est ce que nos analystes sont trop optimistes par rapport à ce qu'on voit présentement dans l'économie ?

Bien ce qui dérape un peu dernièrement, Denis, c'est que les surprises économiques sont devenues soudainement pas juste négatives, très négatives. Donc ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de croissance, mais on est en deçà de ce qui est prévu au niveau des données économiques. Puis là Denis ou ça achoppe, c'est qu’avec la lecture actuelle au niveau de l'indice des surprises économiques qui est produit par Bloomberg, on parle de près de 2 écarts types de déviation en termes de surprises négatives. Puis historiquement, Denis, si on regarde la diapo au niveau des petits bâtonnets ici, c'est lorsqu'on a la lecture actuelle surprise économique négative bien historiquement les bénéfices, la croissance des bénéfices sur 12 mois est revue à la baisse de près de 9 points de pourcentage donc est ce que ce sera le 13% ou ce sera plus proche de 4% ? C'est là où le marché devra composer avec les données économiques. Puis la saison des bénéfices est à nos portes, à surveiller.

Puis en même temps, on a un marché du travail qui se détériore.

Ok, fait que, les données, mais c'est ça. Donc quelle est la part du marché du travail dans la détérioration des marchés des données économiques ? Oui on a un taux de chômage maintenant aux États-Unis qui est au-dessus de 4%, faut retourner en 2021 donc pendant la COVID si vous voulez pour voir un marché du travail qui est autant sous pression. Donc ça c'est les données actuelles données Denis, où on s'en tient au niveau de l'économie américaine.

Puis pour juste en rajouter un petit peu plus, l'indicateur à avancé économique est aussi à la baisse.

Donc faut regarder où on se situe présentement, mais après ça faut regarder où est ce que certains indicateurs semblent pointer à l'horizon. Et dans ce contexte-là, l'indicateur avancé pour l'économie américaine vient de tomber au bas de la COVID. Donc c'est très rare qu'on voit un indicateur de perspective économique retomber au creux du cycle précédent. Tout ça pour dire Denis qui a fort à parier que l'économie américaine sera plus faible que ce qui est attendu au niveau des analystes économiques mais aussi des analystes financiers et au niveau des entreprises qui semblent peut-être être un peu agressives au niveau de leurs perspectives de croissance des bénéfices.

Donc faut être prudent.

C'est des marchés qui regardent encore maintenant pour, qui ne semblent pas tenir compte d'une récession, peut-être, mais dans tous les cas un très fort ralentissement économique.

Donc faut faire attention sur les prévisions de croissance des bénéfices dans les prochains mois.

Soyons pas trop gourmands.

Oui c'est ça exactement. Si on revient au Canada, le taux de chômage, lui, continue à faire sa croisade par le haut.

Oui, on est au-dessus de 6%, on est à 6.5% au Canada, Denis, mais j'aimerais peut être mettre l'emphase au niveau des jeunes, parce que c'est là que ça achoppe. Donc on est à plus de 13%. Denis, c'est un sommet de 10 ans pour le taux de chômage chez les jeunes, donc un environnement difficile qui reflète une politique monétaire restrictive. On sait que la Banque du Canada a déjà commencé à baisser les taux au niveau de l'économie canadienne aussi, il y a des pressions au niveau du marché du travail et je pense que le marché du travail au Canada va continuer de se dégrader pour un certain moment, tant aussi longtemps qu’on n’a pas des baisses de taux un petit peu plus agressives de la banque du Canada. Je pense qu'elles vont venir, Denis, mais. encore une fois, c'est des politiques monétaires qui demeureront restrictives d'ici à la fin de l'année.

Puis, on parle souvent au Canada d'un atterrissage en douceur. Est-ce que c'est encore le cas ?

La Banque du Canada fait grand état qu'elle pense que c'est mission accomplie au niveau de l'atterrissage en douceur. Denis, il y aura toujours un atterrissage, mais je peux vous dire que dans certaines régions du Canada, ce n’est pas en douceur présentement. Parce que dans le Grand Toronto par exemple, qui représente 20% de l'économie canadienne, c'est une grande ville, une grande métropole, les ventes au détail sont en contraction de 4% présentement dans le trimestre, ce qui reflète une détérioration du marché du travail. Donc tout ça pour dire Denis, soyons prudents au niveau canadien aussi. De toute façon les marchés boursiers s'attendent déjà à un ralentissement au Canada, ça on le on le voit très bien dans certains secteurs ce n’est pas aussi gourmand qu'aux États-Unis au niveau des anticipations de croissance mais au niveau de l'atterrissage il y en aura un, mais est ce qu'ils seront en douceur ou non ? À surveiller au Canada. Donc ne pas prendre pour acquis que c'est mission accomplie déjà pour la Banque du Canada, à surveiller.

Puis au même moment, bien on a l'inflation, on n'a pas parlé encore, donc c'est notre sujet favori. Là, tu nous amènes sur la zone euro pour expliquer un phénomène-là qui se produit présentement.

Géopolitique. Des élections qui amènent des gens à déserter les partis qui étaient au pouvoir pour se tasser un peu plus vers la gauche, que ce soit au Royaume-Uni, que ce soit en France. Tout ça pour dire Denis, que l'environnement actuel on a des politiciens qui prennent le pouvoir en faisant de grandes promesses au niveau de l'inflation qui gardent une certaine persistance au niveau de l'inflation des services. Puis ça on le voit un peu partout. Même l'inflation qui a été publiée aux États-Unis ce matin qui était meilleure que prévue fait état de l'inflation dans le secteur des services qui est à 4.7%, dans la zone euro c'est du 4%, au Canada aussi l'inflation des services, ce qui ligote un peu les banques centrales dans leur capacité de baisser les taux agressivement. C'est la raison pour laquelle il faut être prudent au niveau des perspectives de croissance de l'économie et au niveau des bénéfices. Donc le fait que les banques centrales n'ont pas la capacité de baisser les taux agressivement. Puis ça c'est un phénomène planétaire avec des politiciens qui ont une tentation énorme de dépenser plus. Ce qui en rajoute un petit peu plus au niveau de l'inflation. Donc à surveiller, t'as des composantes de stagflation présentement qu'on voit dans certains pays.

C'est intéressant parce que nos politiciens veulent voir l'inflation diminue, mais en même temps, ils ont des programmes très expansionnistes au niveau des budgets suite à des élections. Donc, il y a encore une fois une forme de dichotomie entre le discours politique et puis la réalité économique.

Puis, c'est la raison, Denis, pour laquelle les actions font bien présentement. Mais le marché obligataire, lui, fait moins bien parce que on doit composer avec cette incertitude politique qui, je pense, sera très, très présente avec nous en 2025. On n'aura qu'à penser à l'élection américaine qui s'en vient aussi pour ajouter un peu de piquant dans tout ça ?

Merci Stéfane et merci à vous tous de vous être joints à nous aujourd'hui pour cette capsule économique. On se revoit début septembre, on fait relâche au mois d'août. Merci à bientôt.

Bonjour à tous et merci de vous joindre à nous pour vos perspectives immobilières du mardi 28 mai. Aujourd'hui, comme c'est maintenant rendu l'habitude, je suis en compagnie de Matthieu Arseneau. Salut Mathieu.

Salut Simon.

Et d'Andrée Desrosiers. Bon matin Andrée.

Bonjour Simon.

Notre question du jour, la vente d'une propriété, quels sont les principales étapes à suivre? Mais juste avant de répondre à cette question intéressante, j'aimerais qu'on s'entretienne avec Mathieu sur les récentes informations économiques qui viennent influencer le marché de l'immobilier. Matthieu, ça fait presque un an que la Banque du Canada a maintenant maintenu son taux d'intérêt, son plus haut taux d'intérêt directeur depuis 2001, imaginons-nous. Le moment est-il enfin venu, je sais qu'on se pose souvent la question, de le réduire ce fameux taux d'intérêt-là?

Effectivement je dirais là depuis qu'on s'est parlé la dernière fois, la dernière capsule, on en a parlé à chaque capsule de ce moment à venir, mais les données ont collaboré, Simon. Quand on regarde notamment au niveau de l'inflation, les derniers mois vraiment, le problème d'inflation qui était généralisé là dans l'économie canadienne est à nos yeux résolu. Le graphique que je vous présente à ce moment ci le confirme. En fait quand on regarde les 2 mesures d'inflation de base de la Banque du Canada, c'est-à-dire l'IPC-tronqué et l'IPC-médian, en moyenne elles évoluent à un rythme de 1.6% au cours des 3 derniers mois en rythme annualisé. Donc on est en dessous de la cible de la Banque du Canada et à un niveau comme on peut le voir comparable à ce qu'on voyait avant la pandémie. Puis la raison est bien simple, on le voit vraiment de façon généralisée, quand on regarde les 55 composantes principales de l'IPC, on est revenu à seulement 27 composantes qui augmentent de plus de 2% à ce moment-ci. On avait atteint 48 composantes au pire du choc d'inflation. Donc vraiment on voit là que on est revenu à une proportion normale de composantes qui augmente au-delà de la cible de la Banque du Canada. Donc encore une bonne nouvelle pour nous au niveau de l'inflation, c'est les conditions pour y aller avec des baisses de taux d'intérêt si ce n’est pas juin, ce que j'aimerais bien que ça soit juin, notre scénario de base à ce moment-ci c'est que la première baisse surviendrait en juillet. Donc oui cet été à nos yeux la Banque du Canada va commencer à donner de l'oxygène à cette économie qui à nos yeux en a besoin. Ce n’est pas par miracle que l'inflation s'est calmée, c'est que l'économie s'est calmée. PIB par habitant qui baisse depuis 7 trimestres, on en a parlé à plusieurs reprises, le taux de chômage qui en tendance haussière depuis 2022, comme je vous le montre sur ce graphique-là, et qui est désormais même au-dessus de son niveau pré pandémique. Évidemment pour l'instant on ne parle pas d'un hématome sur le marché du travail, c'est plus un gel d'embauche des entreprises mais on voit qui en paie le prix à ce moment-ci. Taux de chômage des jeunes qui augmente, le taux de chômage des immigrants récents aussi, qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail. Donc oui l'économie refroidit qui montre en fait que oui on va avoir besoin de ces baisses de taux d'intérêt-là pour stabiliser le marché du travail à nos yeux, à ce moment-ci.

Ceci dit Mathieu, on sait qu’historiquement la Banque du Canada a tendance à pas trop s'écarter de ce que fait la Réserve fédérale, puis là on entend des signes que la Réserve fédérale est pas prête à court terme à baisser ses taux. Est-ce que franchement la Banque du Canada est prête à faire cavalier seul cet été?

Pour nous- puis je voulais vous le montrer sur une perspective historique, comment les taux d'intérêt de la Réserve fédérale et la Banque du Canada a évolué à travers le temps. Vous pouvez voir que on a quand même une bonne corrélation entre les taux des 2 économies. Par contre, je vous ai mis l'écart aussi un peu plus bas. Vous voyez qu'à certains moments, il y a des divergences. On a même vu du un point de pourcentage d'écart à un certain moment avec des taux plus élevés aux États-Unis, notamment avant la crise financière de 2008, 2009, dans les années 90. Actuellement, il y a un 50 points de base d'écart. Je serais pas mal à l'aise de voir un taux au Canada aller jusqu'à un point de pourcentage d'écart. C'est sûr que ça limite la marge de manœuvre de la Banque du Canada. Faut être conscient quand qu'on s'éloigne du taux américain, ça déprécie le dollar canadien, puis ultimement ça entraîne des pressions inflationnistes qu'on importe, mais ça c'est peut-être une histoire avec quelques trimestres de délai. Donc à ce moment-ci, étant donné la situation économique pour nous c'est évident que l'économie canadienne a plus de besoin de taux d'intérêt plus bas qu'aux États-Unis. On peut le voir avec l'évolution de l'inflation. Là je vous montre le même la même série que plutôt au Canada, le 1.6% pour la moyenne des 2 mesures d'inflation de base. Donc aux États-Unis c'est 4% au cours des 3 derniers mois. Donc vraiment de côté américain, pas de collaboration au niveau de l'inflation au cours des 3 derniers mois. C'est beaucoup trop élevé et si je regarde le taux de chômage ajusté au concept américain, on voit la divergence des marchés du travail aussi où le taux de chômage canadien serait le plus élevé en excluant la dernière pandémie, là depuis 2016, 2017. Donc oui, dans un contexte comme celui-là, à condition économique différente, il va falloir des politiques monétaires un peu différentes à nos yeux. Puis oui, la banque du Canada pourrait aller avec des baisses de taux avant la Réserve fédérale et baisser plus les taux d'ici la fin de l'année, peut-être un 25 points de base, c'est notre scénario de base à ce moment-ci, plus de baisse du côté canadien.

Donc excellente nouvelle.

À ce moment-ci, au niveau de l'inflation en tout cas, ça collabore plus de ce côté-ci de la frontière.

Ok merci Matthieu. On a lu récemment que le gouvernement fédéral avait annoncé des mesures pour contrer la crise du logement notamment en matière d'immigration aussi, avec un plan ambitieux, un plan très ambitieux, de construction de près de 400, 4 millions pardon, de maisons d'ici 2031, imaginez-vous. Matthieu, est-ce que c'est réaliste de penser qu'on peut juguler la crise du logement à court terme?

Je pense que c'est un projet de long terme, puis il faut être réaliste dans nos attentes avec ça. On a annoncé des mesures au niveau de la croissance de la population, mais déjà quand on regarde les derniers mois, ça reste très vigoureux, ça prend du temps à mettre en place, ralentir la croissance démographique. Puis pour ce qui est des annonces de construction, on parle de 550,000 habitations par année dès l'an prochain, on n'a jamais réussi à construire plus de 300,000. Donc il faudrait une accélération extrêmement rapide, puis je doute de la capacité du secteur de la construction d'y arriver. Ceci dit, je pense que n'importe quelle mesure à ce moment-ci pour stimuler la construction sont les bienvenus. On en a parlé dans les capsules précédentes. Le niveau d'inabordabilité du logement, quand on regarde par exemple le paiement hypothécaire mensuel sur le prix médian d'un logement. J'ai mis à jour la série au premier trimestre. Il y a une petite amélioration avec les baisses de taux d'intérêt qu'on a connues, puis la modération des prix des maisons. Oui il va avoir des baisses de prix d'ici la fin de l'année, mais étant donné cette pénurie de logements-là on doute d'une amélioration importante de l'abordabilité à court terme. Puis là on parle des propriétaires puis l'accession à la propriété d'une première maison, mais du côté des locataires on en a parlé à plusieurs reprises aussi. On n’est pas loin d'une augmentation des loyers de 8% qui s'ajoutait à d'autres augmentations au cours des dernières années. Les locataires connaissent aussi des difficultés dans ce contexte de pénurie de logements qu'on connaît à ce moment-ci. Puis, des données de la Banque du Canada qui ont été publiées ces dernières semaines nous montrent d'ailleurs que, on le sait, le choc de paiement que doit connaître les propriétaires, on en a parlé dans les dernières capsules, est important. Selon les calculs la Banque du Canada en 2024 on parle d'un choc de paiement de 20%. Par contre, pour l'instant, quand on regarde les délinquances pour ce qui est des cartes de crédit des détenteurs d'hypothèques, il y a une légère augmentation, mais pas de signe de grande vulnérabilité. Alors que du côté des emprunteurs sans hypothèque, qui inclut dans le fond les locataires en partie, on voit qu'on est déjà à des taux de délinquance plus élevés qu'avant la pandémie. Donc écoutez, c'est le grand défi du Canada pour les 5 prochaines années, il va falloir vraiment mettre en place des mesures pour régler la situation parce qu'on voit déjà des vulnérabilités importantes à ce moment-ci.

Merci beaucoup Matthieu pour ces commentaires très pertinents. Rebonjour Andrée.

Rebonjour Simon.

On parle depuis le début de nos capsules beaucoup d'achat d'une propriété. J'aimerais ça aujourd'hui, si on pouvait faire différent, de parler plutôt de la vente d'une propriété, puis des différentes choses à faire pour pouvoir y arriver, justement pour vendre notre maison. Mais écoute, ça va me faire plaisir de t'en parler Simon, puis tu as tellement raison. On a discuté généralement de ce qui concerne l'achat d'une propriété, puis on oublie souvent la vente. Puis souvent un ne vient pas sans l'autre, souvent pour acquérir une propriété, tu en vends une que tu as. Puis pour bien de personnes, au cours de leur vie, ils vont acheter plus d'une propriété. Plusieurs vont en acheter 2, 3, voire même plus, puis ça pour toutes sortes de raisons. Ça peut être parce que la famille s'agrandit, parce qu'on décide de vivre avec quelqu'un ou encore de se séparer, pour un nouvel emploi et bien d'autres raisons encore, Simon.

Tu as bien raison, il y a plusieurs raisons qui peuvent nous amener à considérer de changer de maison. Pour ce faire, c'est quoi les étapes, tu nous dirais Andrée, à suivre pour s'assurer que la vente de notre propriété se passe bien sans trop de de tracas.

Écoute, ce que j'aimerais vous proposer dans le fond aujourd'hui c'est un processus en 10 étapes, OK? Ce n’est quand même pas rien, alors un faut procéder à l'évaluation de la propriété, alors ça c'est important d'obtenir une estimation précise de ce que vaut votre propriété sur le marché. Pour ce faire, vous pouvez faire appel à un courtier immobilier ou encore à un évaluateur professionnel. C'est 2 personnes qui peuvent vous aider à ce niveau-là. Ensuite de ça, vous devez préparer votre propriété. Assurez-vous comme on dit qu'elle est présentable, qu'elle est attrayante pour les acheteurs potentiels. Des fois c'est des petites réparations mineures, un petit coup de pinceau ici, un petite réparation d'un petit trou à quelque part, ça fait du bien. Du nettoyage, du désencombrement aussi, afin de mettre en valeur les meilleurs atouts de votre propriété. Ensuite, faudrait peut-être penser à choisir un courtier immobilier. Si vous optez aussi pour travailler avec un courtier immobilier recherchez-en un qui a de l'expérience dans votre quartier, votre région et qui jouit d'une bonne réputation. Ce courtier-là il va vous guider tout au long de votre processus de vente, donc son choix est important. Ensuite de ça, vous devez fixer le prix de vente de votre propriété, puis là votre courtier va vraiment venir vous aider à fixer un prix compétitif en tenant compte du marché local, des comparables et de l'état général de votre propriété. Alors une fois que votre prix est déterminé là ensuite faut mettre en valeur sur le marché votre propriété, donc faire le marketing de celle-ci. Encore là, votre courtier va mettre en place un plan marketing pour attirer le maximum d'acheteurs potentiels. Ça peut inclure l'affichage sur le site Centris, ça peut inclure des annonces en ligne, des visites libres, des visites virtuelles, et cetera. Donc il va vous suggérer plusieurs initiatives pour que votre propriété soit mise en valeur. Ensuite vous allez devoir négocier des offres. Donc lorsque les acheteurs commencent à présenter des offres, votre courtier encore là va venir vous guider apparent envers tout le processus de négociation afin que vous obteniez le meilleur prix et les meilleures conditions possibles. Une fois qu'une offre satisfaisante vous est présentée, vous et l'acheteur finaliserez l'offre d'achat qui va venir déterminer les termes et conditions de la transaction, soit le prix de vente, la date de prise de possession, tous ces détails-là. Ensuite il pourrait y avoir une inspection de la propriété, c'est à dire que dans les conditions de l'offre d'achat, l'acheteur pourrait demander qu'une inspection à sa satisfaction de la propriété soit effectuée afin d'identifier, d'éventuels problèmes ou des vices cachés. Cette inspection-là elle est au frais de l'acheteur et puis suite à celle-ci peut être que vous devrez réviser, pas refuser, mais réviser votre prix de vente ou encore faire certaines petites réparations sur la propriété. Finalement l'avant dernière étape, ça sera le la finalisation du prêt hypothécaire par votre acheteur. Donc votre acheteur devra vous fournir de son institution financière une acceptation d'un prêt hypothécaire qui vous confirme qu'il a été accepté et qu'il a les capacités de faire l'achat de votre propriété. Après tout ça, vous allez clore votre vente. Donc une fois que toutes les conditions de l'offre d'achat puis le financement de l'acheteur sont confirmées, vous et l'acheteur signez les documents de la vente et vous transférerez le titre légalement, la propriété à l'acheteur, le tout va se faire en général chez un notaire, à une date convenue entre les 2 parties. Il y a une étape que je n’ai pas mentionné, mais qui pourrait aussi s'ajouter à ces 10 étapes-là, c'est que vous pourriez avoir à produire un nouveau certificat de localisation de la propriété que vous voulez vendre. Si vous avez fait des réparations ou des ajouts à votre propriété depuis que vous en vous en avez fait l'acquisition ou encore si ce certificat-là date de plus de 10 ans, vous devrez en produire un nouveau. Et ça, ça va être à vos frais à vous.

Quand même plusieurs étapes Andrée pour vendre une maison. Dans un de celle-là, tu as mentionné que y a beaucoup de gens qui ont recours à un courtier immobilier pour les accompagner dans cette aventure-là? Il y a aussi, on voit ça aussi beaucoup, beaucoup de gens décident d'y aller par eux-mêmes. Pourquoi on choisirait cette option?

Écoute, c'est effectivement possible, Simon, de procéder soi-même à la vente de la propriété sans avoir recours à un courtier, un agent immobilier. Puis la principale raison pourquoi les gens décident de faire ça, c'est souvent pour éviter le fameux frais de courtage de 4 à 5% de la valeur du prix de vente de la propriété. Puis cette commission-là naturellement, elle sert à venir rétribuer le courtier pour tout le travail qui fait dans son accompagnement dans la vente. Bien que ce soit possible de procéder ainsi vous devez avoir une excellente, je vous dirais même pas une "très bonne", vous devez avoir une excellente connaissance des règles de courtage, du marché immobilier de votre région, que vous soyez aussi disponible pour tous les appels, les visites, être capable de promouvoir efficacement votre propriété sur le marché et surtout ne pas être émotif. Parce que pour tout le monde, notre maison est toujours plus belle à nos yeux qu'aux yeux d'un éventuel acheteur. Donc à moins d'être un expert en immobilier, je vous encourage quand même à faire appel aux services d'un courtier immobilier de confiance pour vous éviter bien des soucis et vous assurer d'une transaction à un prix juste.

Merci beaucoup Andrée pour toutes ces explications et surtout pour tes judicieux conseils. On voit que ce n’est pas si simple que ça. J'espère bien que les informations partagées par mes collègues Andrée et Matthieu ce matin vous seront utiles. Et on se reparle quant à nous dans quelques semaines pour une prochaine capsule sur les perspectives immobilières. Merci beaucoup.

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