Nouvelles et articles

Nos capsules d'information financière

Capsule Printemps 2025

Bienvenue à cette capsule d'information financière.
Je suis aujourd'hui accompagné de Jean-Simon.
— Salut Mathieu.

Donc, à tous, on présente un nouveau concept aujourd'hui.
On introduit des capsules d'information financière.

L'objectif de ces rencontres-là est de rester connectés avec vous et de vous partager l'information financière et l'actualité qui touche vos portefeuilles et notre travail.

Ce sont des capsules qu'on veut faire deux fois par année : soit une à ce moment-ci, avant l’arrivée de l’été, et une autre avant la venue de l’hiver.

C’est une durée très courte, environ une dizaine de minutes, voire un peu moins, afin de se concentrer sur l’essentiel.

Je vous souhaite une belle première écoute.

Comme on va vous présenter au début de chaque capsule, on va vous faire un petit résumé de la performance des indices boursiers depuis le début de l’année.

Évidemment, le moment où l’on tourne la capsule, le moment où vous allez l’écouter, et aussi le moment où l’on doit arrêter la performance peuvent varier légèrement. Mais, pour le bien de cette capsule, vous verrez à l’écran que nous avons arrêté les rendements 2025 au 30 avril.

On le sait, comme je l’ai mentionné, il peut y avoir un petit délai. Présentement, on sait qu’avec les tarifs entre la Chine et les États-Unis, il y a déjà eu d’autres modifications qui ont entraîné des mouvements à la hausse sur les marchés. Mais, pour le bien de la cause et à titre indicatif, on peut voir que les obligations performent bien depuis le début de l’année. Elles remplissent leur rôle, c’est-à-dire d’apporter de la sécurité et de la stabilité dans les portefeuilles.

Donc, un rendement qui suit le cours des obligations normales.

Ensuite, au niveau des actions, on observe que les actions canadiennes affichent un rendement assez modéré, mais tout de même positif depuis le début de l’année. Et il y a beaucoup de rendement du côté des actions internationales : en Europe, en Océanie, au Moyen-Orient, ainsi que dans les marchés émergents.

L’endroit où l’on observe un peu plus de difficulté depuis le début de l’année 2025, c’est du côté des actions américaines. Cela nous rappelle tout le principe de la diversification.

On le sait, dans les dernières années, il y a eu beaucoup de discussions à savoir si les gens devaient surpondérer les actions américaines. Mais présentement, depuis le début de l’année, c’est peut-être l’endroit où l’on souhaite être un peu moins exposé.

Finalement, cela nous permet de constater qu’avoir une bonne diversification géographique permet de tirer profit des secteurs qui vont bien, tout en limitant les baisses, comme celles observées du côté des actions américaines.

On ne peut pas faire une capsule d'information financière sans parler de la volatilité des marchés depuis le début de l’année, plus spécifiquement durant les mois de mars et d’avril.

Cette volatilité s’est traduite par des hausses et des baisses importantes sur les marchés. Ce qu’il faut retenir, c’est ce que montre le graphique juste ici : on y voit certains points rouges représentant des événements géopolitiques majeurs, de la même ampleur que ceux que nous vivons actuellement.

On y retrouve, entre autres, le Brexit, le tsunami au Japon, la COVID-19, et même l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Ce qu’on souhaite que vous reteniez de ce tableau, c’est que ces événements ont effectivement causé des baisses de marché à très court terme. Toutefois, l’évolution de la courbe, qui représente les marchés financiers mondiaux, montre une progression constante à moyen et long terme.

Retenons donc que, oui, il y aura toujours des événements géopolitiques susceptibles de créer de l’incertitude et de l’instabilité. Cela peut inciter certaines personnes à vouloir sortir leurs actifs ou à ne pas investir.

Cependant, tenter de synchroniser le marché de cette façon nous fait souvent rater les rebonds à long terme. Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance d’avoir un portefeuille bien structuré, aligné avec notre situation et nos objectifs financiers à court, moyen et long terme.

Le court terme peut viser la protection du capital, tandis que le long terme peut viser la croissance du capital. Mais lorsqu’on détient des actions de qualité dans un portefeuille bien diversifié — comme on l’a mentionné plus tôt — la progression est généralement constante.

Mathieu vient de nous parler d’un des bons comportements en finance : rester investi dans le marché. Je vais maintenant vous parler d’un autre bon comportement, lorsqu’il est temps d’investir ou de retirer des sommes.

On vous présente un graphique composé de trois lignes. La première, en bleu marine, représente une personne qui, sur un horizon de 35 ans, investirait chaque année au meilleur moment possible.

La deuxième ligne, en rouge, représente une personne qui ferait les mêmes investissements, sur la même période de 35 ans, mais qui investirait toujours au pire moment de l’année.

On s’entend que ce sont deux scénarios très théoriques, car il est pratiquement impossible d’investir toujours au meilleur ou au pire moment pendant 35 ans.

La ligne sur laquelle on veut attirer votre attention, c’est la ligne grise. Elle représente une personne qui, sur cette même période, ferait des investissements périodiques chaque mois.

On peut voir que le rendement est très bon au bout des 35 ans. Cette personne ne cherche pas à profiter des meilleurs moments ni à éviter les pires, mais elle investit de façon régulière, ce qui lui permet de lisser les effets du marché.

À noter que ce graphique concerne les entrées de fonds, mais il s’applique aussi aux sorties de fonds, notamment lors de la retraite. Il est toujours avantageux d’étaler ses retraits dans le temps plutôt que de faire une grosse sortie à un moment qui pourrait être défavorable. 

Un petit mot également sur les taux d’intérêt, leur évolution, ainsi que sur le rôle des banques centrales.

Les banques centrales ont deux mandats principaux. D’un côté, elles doivent contrôler l’évolution des prix — c’est-à-dire l’inflation — et de l’autre, stimuler et maintenir le développement économique.

On connaît bien la Banque du Canada, localement, mais aussi la Réserve fédérale américaine, au sud de la frontière. Leur principal outil pour remplir ces mandats est l’évolution du taux directeur.

Le graphique que nous vous présentons montre justement l’évolution du taux directeur dans les deux pays au cours des derniers mois, voire des dernières années.

Ce qu’on peut constater dans ce graphique, c’est que nous demeurons dans un contexte de taux d’intérêt relativement élevés, si l’on regarde l’historique des dernières années.

Autre élément important : le Canada a commencé à baisser ses taux de façon plus agressive que les États-Unis, où les taux demeurent encore plus élevés.

Dans les deux cas, la ligne pointillée représente les attentes de mouvements futurs, qui indiquent encore des baisses à venir.

Ces baisses de taux peuvent signifier une stimulation de l’économie. Elles peuvent aussi être bénéfiques pour les portefeuilles obligataires à très court terme, puisqu’on peut bénéficier d’un gain.

L’enjeu pour les banques centrales sera de jongler avec leurs deux mandats : d’un côté, atténuer les pressions inflationnistes — causées notamment par la guerre tarifaire — et de l’autre, si un ralentissement économique se manifeste, vouloir baisser les taux pour relancer l’activité.

Nous restons à l’affût dans vos portefeuilles et suivons la situation de près.

La prochaine décision de la Banque du Canada, qui aura un effet sur les taux d’intérêt dans les institutions financières, est prévue pour le 4 juin prochain.

En conclusion, merci beaucoup d’avoir été à l’écoute.
Nous espérons que cette capsule vous a été agréable et informative, et qu’elle vous aidera à adopter de bons comportements financiers.

Sachez que, malgré toute la volatilité dont nous avons parlé et que nous avons connue au cours des derniers mois, vos portefeuilles ont très bien réagi. Ils sont solides.

Mais si jamais vous avez des inquiétudes ou des questions, sachez que nous sommes toujours disponibles et que ce sera un plaisir d’en discuter avec vous.

Nous vous souhaitons un très bel été.
On se revoit à l’automne… et un beau, beau bye bye à tous.
Bye bye !

Actualités économiques

Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Nancy Paquet se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes le 10 juin 2026. Stéfane, merci d'être là.

Bonjour Nancy, j'ai peur des questions que tu vas me poser aujourd'hui.

C'est ça là aujourd'hui je vais commencer avec un gros mot, je vais commencer avec le mot récession, est-ce que on est en récession ou pas?

Non.

Bon! Belle nouvelle.

C'est parce que tu sais, faut démystifier Nancy, la façon de faire de la vieille époque, puis de regarder simplement le PIB deux trimestres de suite puis de clamer haut et fort que c'est une récession. Faut faire attention. Il y a beaucoup plus de nuances dans une économie globalisée dans laquelle on opère présentement. Cela étant dit, je ne vais pas te cacher qu'on a une croissance décevante au Canada, puis sur une base annuelle tu remarqueras que ben on est en train de stagner présentement.

C'est pas loin de zéro.

T'as raison. Puis tu sais, il y a une grosse différence avec les Américains présentement, donc clairement moi je te dirais que l'économie canadienne sous performe au premier trimestre.

Effectivement, et donc ça explique la décision de la Banque du Canada de ce matin, on n'a pas bougé les taux.

On n'a pas bougé les taux, on ne les a pas baissés parce que si on était en récession ils auraient baissé les taux, on s'entend là-dessus.

Mais là, c'est le premier trimestre qui était décevant. Le 2e trimestre, Nancy, tu sais une récession, c'est la diffusion, le nombre d'entreprises qui vont mal mais aussi ce qui se passe au niveau du marché de l'emploi. Or au mois de mai, on a un rebond spectaculaire de l'emploi à temps plein qui nous ramène à un sommet de tous les temps donc pour avoir une récession digne de ce nom, faut que j'ai un marché du travail qui continue de s'affaisser plutôt que d'afficher un rebond.

Ça c'est une belle nouvelle.

C'est une excellente nouvelle. Puis tu sais Oh en passant Nancy, 158 000 emplois créés à temps plein au mois de mai c'est la meilleure performance à vie pour le Canada sauf pour la période COVID bien évidemment, donc c'est un rebond spectaculaire.

Puis ces emplois-là privés, publics? Parce qu'on sait quand c'est public, souvent tu sais ce sont des subventions déguisées un petit peu, donc la qualité de la donnée.

Je te rassure il y a plus de privé que de public.

Excellent donc merci à nos entrepreneurs qui continuent, qui continuent d'investir et il se passe quoi sur sur notre balance commerciale?

Ben le PIB selon que c'est tributaire de la consommation des consommateurs qui était positive au premier trimestre qui devrait rebondir au 2e trimestre, mais aussi la composante exportation est importante pour le Canada. Puis tu sais, on en avait parlé avec le choc énergétique, choc pétrolier, est-ce que le Canada va en profiter un jour, est-ce que ça va doper la croissance. Je te confirme, les exportations nettes d'énergie atteignent un record de tous les temps au 2e trimestre, ce qui ramène notre solde commercial en territoire positif. Donc j'ai deux composantes extrêmement importantes pour la croissance économique qui affichent une tenue très respectable, en fait un gros rebond au 2e trimestre donc le PIB va être beaucoup plus fort au 2e trimestre qu'au premier.

Ben c'est intéressant, mais malgré toutes ces bonnes nouvelles, tu nous as commencé avec une slide un peu épeurante qui finalement s'avère favorable, deux beaux graphiques de suite, mais malgré tout notre devise à l'aube des vacances d'été de nos familles canadiennes, notre devise qui est dans le fond du baril.

Ben je t'ai épargné parce que t'es partie en vacances avec un dollar canadien qui était pas mal plus fort de là où on est présentement. En fait on est revenu Nancy au plus bas niveau du mois de mars qui coïncide avec la plus grande inquiétude par rapport aux événements du détroit d'Ormuz qui n’est pas encore réouvert soit disant.

Effectivement.

Donc oui le dollar canadien c'est la moins bonne performance des devises réserves autour de la planète.

Et pourtant Stéfane, quand moi j'étais à l'école, là on appelait le dollar le pétrodollar. Et là tu viens de nous montrer que nos exportations d'énergie sont bonnes. Qu'est-ce qui a changé?

Ben on est devenu un oréo dollar si tu veux. Donc l'or est devenu une déterminante importante. Puis remarque le prix de l'or qui est qui passé de plus de 5 000 $ à en deçà de 4 400 $, on est autour de, même de près de 4 000 $ aujourd'hui, puis ça c'est important Nancy, parce que les corrélations inter marchés ne sont pas stables dans le temps. Or tu remarqueras que la variable qui est la plus corrélée avec le dollar canadien présentement, c'est l'or. Puis en fait je te dirais c'est pire que ce que tu pensais par rapport au pétrole, parce que on est corrélé, corrélation inversée par rapport au pétrole, ce qui est inédit.

On n’a jamais vu ça donc mes notes d'école étaient encore bonnes, c'est juste que là on est dans un autre environnement.

Mais tu sais dans un environnement géopolitique incertain que les corrélations peuvent changer, donc faut composer avec ça. Puis je ne pense pas que le dollar canadien a beaucoup plus de potentiel baissier à partir d'ici, mais si je devais expliquer ce qui s'est passé dans les dernières semaines, c'est la corrélation or/dollar canadien qui a primé.

Puis t'avais des belles diapositives là dans certaines présentations qu'on a fait ensemble aussi sur notre notre besoin d'électricité. Parce que si on veut avoir de l'intelligence artificielle, si on va être capable d'avoir des centres de données, ça nous prend de l'électricité et donc t'as une bonne nouvelle encore pour nous.

C'est tellement important ce qui s'est passé. Tu sais qu'au mois de mai, le gouvernement fédéral a déposé une entente de principe avec l'Alberta, et en même temps pour déposer une nouvelle stratégie d'électrification pour le Canada. À savoir que si on veut participer à la révolution industrielle qui est l'intelligence artificielle, j'ai besoin de doubler le réseau électrique canadien d'ici 2050. Donc je m'explique, les gens ont dit bon c'est peut être pour faire plaisir à l'Alberta tout ça. Absolument pas, penses y Nancy en Ontario, au moment où on se parle, le gaz naturel maintenant dépasse l'hydroélectricité comme source, 2e source de génération d'électricité en Ontario. Tout ça pour te dire qu'il n'y a pas de capacité excédentaire sur le système électrique canadien si on n’utilise pas le gaz naturel.

Et ce n’est pas un désaveu de notre de notre besoin à long terme d'avoir quelque chose de plus éco-responsable.

T'as totalement raison, la réalité c'est que la transition énergétique dans les anciennes politiques était beaucoup plus rapide par rapport à la capacité d'adaptation du Canada, là en rendant le gaz naturel comme énergie de transition, je permets à rebâtir le nucléaire ou l'hydro électricité en Ontario tout en assurant aux ménages et aux entreprises canadiennes une capacité électrique et une certaine abordabilité qui va nous permettre de compétitionner avec le reste. C'était majeur parce que y a aucune autre politique de réindustrialisation du Canada qui s'appliquait. Si on avait pas la permission d'utiliser le gaz naturel comme énergie de transition. C'est majeur, puis ça me rend beaucoup plus optimiste par rapport au prochain trimestre pour l'économie canadienne.

C'est excellent, puis nos marchés ont l'air de quoi ces temps-ci?

Je sais que tu voulais qu'on s'en reparle. Regarde, au 2e trimestre jusqu'à présent on a fait 23 % sur les pays émergents, le S&P 500. 2e trimestre, c'est quoi, c'est un mois et on est le 10 juin.

Un mois et 10 jours.

On fait que commencer, donc c'est une performance exceptionnelle. Tu vois normalement des rendements comme ça sur l'année au complet. Tout ça pour te dire Nancy, c'est que les gens ont 

perçu qu'il avait à avoir une meilleure croissance cette année, peut-être qu'on pensait mais il y a beaucoup de bonnes nouvelles qui sont escomptées donc je ne peux pas vous garantir une aussi bonne performance pour la 2e moitié d'année. Faudra composer avec certains éléments d'incertitude.

Oui, puis entre autres incertitudes de créer encore par le détroit d'Ormuz qui n'est pas réouvert.

Non ce n'est pas fini. Puis en fait les récentes probabilités c'est que ça réouvre pas avant peut-être la fin de l'été, donc c'est 6 mois d'interruption sur la chaîne d'approvisionnement manufacturière mondiale. Puis tu remarqueras jusqu'à présent Nancy tout le monde disait Ouais mais.

On a des réserves.

Ouais on a des réserves ou les pénuries c'est tout ce qui est relié à l'IA. Mais non, là présentement on voit les résines, l'aluminium, les métaux, l'acier, on commence à détecter des pénuries au niveau du secteur manufacturier américain donc c'est pas fini le détroit d'Ormuz, plus il reste fermé longtemps plus j'ai des enjeux de pénurie puis la façon dont ça se résulte Nancy c'est que les enjeux de stress sur la chaîne d'approvisionnement mondial des États-Unis, Ben ils sont parmi les plus aigus qu'on a connus depuis la COVID donc c'est pas fini le détroit d'Ormuz puis l'impact sur l'inflation.

Ouais c'est ça, l'inflation américaine va continuer à monter.

Elle est sortie à plus de 4 % ce matin.

Aïe aïe.

Donc puis écoute, en début d'année on mettait seulement 15 % de probabilité à ce que l'inflation dépasse 4 %.

Et on y on est.

On est déjà là, on est au-dessus, on a 4.2 %.

Sans que la chaîne d'approvisionnement soit réouverte.

Avant même que la chaîne le soit, absolument.

Et t'as toujours une belle diapositive aussi sur la Chine, alors parle nous de ce qui se passe.

C'est parce que des compagnies qui vont venir au marché, il y a beaucoup d'engouement présentement hein pour tout ce qui est relié à l'IA. Puis les gens disent écoutez, c'est des profitabilités à escompter qui seront extraordinaires pour les compagnies américaines reliées à l'IA. Moi tout ce que je veux faire ressortir Nancy ici, c'est que bon, en 2023 les Américains avaient 35 % d'avance sur la performance des modèles IA. Mais en Chine, ce qu'ils ont dit pour faire leur rattrapage des États-Unis, moi je vais à un modèle open source donc ouvert.

Comme ça ils peuvent contribuer.

Puis Nancy ils ont rattrapé leur retard, qui plus est ils sont capables d'offrir leur modèle à 1/7 du coût des compagnies américaines. Donc tout ça pour dire Nancy c'est il y a beaucoup d'engouement, mais il n’est pas évident que les perspectives de profits sont aussi extraordinaires que ce qu'on présente présentement parce que j'ai un compétiteur formidable aux compagnies américaines en IA, on est très loin des années 2000, où les Américains avaient le monopole de la nouvelle technologie, ce n’est pas le contexte actuel, donc soyons prudents.

Et ça donc ça nous rappelle que c'est important de faire nos recherches avant d'investir. C'est important de parler à nos conseillers parce que on ne sait jamais, il ne faut pas juste embarquer sur le hype, sur la saveur du moment. Donc je vous invite dans ce contexte-là et de tout ce qu'on lit dans les journaux avec les les appels publics à l'épargne de prendre le temps de bien faire vos recherches, parlez avec vos conseillers pour être sûr que ça vous convient.

Puis tu sais Nancy on peut jouer l'intelligence artificielle, la révolution industrielle, l'intelligence artificielle de façon directe ou indirects dans certains secteurs. Donc vous pouvez faire cette recherche là, y'a pas juste ces compagnies là.

Ce n’est pas juste la compagnie, c'est toutes les matières premières qui entrent dans les composantes. Effectivement.

Absolument.

Stéfane comme toujours un plaisir de faire ces capsules là avec toi j'adore ça, j'espère que ça vous a plu. Beaucoup d'effervescence dans les prochaines semaines et vendredi de cette semaine dans les marchés et sur ce je vous souhaite bonnes vacances pour ceux qui prennent des vacances et on se reparle dans un mois. Merci Stéfane.

Merci.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde. Aujourd'hui, 12 juin, je vais rapidement revenir sur le contexte de marché, ce qui rassure, ce qui inquiète et ce qu'on va suivre dans les prochains mois.

Mais avant, permettez-moi de revenir trois mois en arrière, lors de l'enregistrement de la dernière capsule, qui était au tout début de ce qui semblait être l'une des plus importantes crises énergétiques de l'histoire moderne. À l'époque, il y avait essentiellement deux narratifs ambiants : soit on se dirigeait vers 200 $ le baril de pétrole, auquel cas il y aurait une récession mondiale, soit, à l'inverse., on aurait une résolution rapide qui permettrait aux prix de l'énergie de reculer. Or, ce qui s'est produit est ultimement quelque chose entre les deux : en l'absence de résolution formelle, les marchés du pétrole ont quand même réussi à trouver un certain équilibre grâce, entre autres, à l'usage plus important de certains pipelines, au fait que les blocus sont en partie perméables, bien que légers. Mais surtout grâce à l'usage très important des réserves stratégiques mondiales, ce qui, par définition, veut dire que cet équilibre est fragile et temporaire. Il faudra donc quand même voir très bientôt une reprise plus substantielle du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Cela étant dit, ce qui est clair, c'est que dans tous les scénarios, les prix de l'énergie ne reviendront pas à leurs creux précédents, ne serait-ce qu'en raison du besoin de renflouer les réserves stratégiques de pétrole qui ont été utilisées dernièrement. Cela étant dit, la bonne nouvelle, c'est qu'on constate que cette hausse des prix de l'énergie n'est pas suffisante pour empêcher les marchés boursiers de renouer avec une tendance haussière, ce qui a effectivement été le cas au cours du deuxième trimestre. Non pas seulement à cause d'un quelconque espoir tourné vers l'avenir, mais vraiment en raison d'une croissance substantielle des profits, qui est en fait supérieure à la hausse des cours boursiers eux-mêmes depuis le début de l'année dans l'ensemble des régions boursières. Évidemment, cela s'explique en partie par des profits spectaculaires pour certains titres – les manufacturiers de semi-conducteurs, entre autres, dans les marchés émergents, certains ont un carnet de commandes qui déborde en ce moment.

Mais il y a quand même une résilience globale dans l'économie, si l'on se fie, par exemple, à l'indice de surprise économique aux États-Unis, qui est à son plus fort depuis 2024. C'est aussi une bonne nouvelle, mais cela soulève quand même des questions sur la trajectoire future de l'inflation, parce qu'on sait que l'inflation réagit à retardement à l'activité économique. On en a eu un exemple tout à fait extrême en 2021-2022. Cela n'a pas été le cas dans les deux dernières années, probablement parce que le marché de l'emploi, à cette période-là, était plus près d'un équilibre, et cela demeure encore le cas. C'est pourquoi, pour nous, une surchauffe est davantage un risque qu'une vue. Il faut quand même suivre cela de près.

Et ce que les marchés financiers vont suivre de près, très clairement, c'est ce que la Réserve fédérale américaine fera dans ce contexte. Pour la première fois en huit ans, on fera face à un nouveau président de la Réserve fédérale, M. Warsh. Il y a trois mois, les marchés se disaient qu'il pourrait probablement baisser les taux d'intérêt. Mais dernièrement, ce sont plutôt des hausses de taux d'intérêt qui sont escomptées par les marchés. Ce qui, en soi, ne serait pas nécessairement catastrophique dans la mesure où on parlerait quand même d'une politique monétaire largement située dans une fourchette neutre, ce qui est mieux qu'une politique trop accommodante peut-être qui, ultimement, ne créerait que de plus gros problèmes d'inflation. Mais si, éventuellement, on se met à parler de politique restrictive – ce n'est pas le cas –, mais si cela le devient, ce serait une raison d'être un peu plus inquiet, probablement avec plus de volatilité sur les marchés. C'est pourquoi le discours de M. Warsh sera très pertinent à suivre dans les prochains mois.

Pour résumer les choses, encore une fois, le pire a été évité et devrait continuer de l'être, même si on ne s'attend pas du tout à un retour à une stabilité parfaite dans le golfe Persique. Il faudra donc continuer de suivre l'évolution de l'inflation, qui ne semble visiblement pas se diriger vers un retour à la cible de 2 %, que l'on n'a pas vue depuis un peu plus de cinq ans maintenant. Il faudra donc voir comment M. Warsh naviguera tout cela. Mais, dans l'ensemble, on ne s'attend pas à un changement drastique dans les tendances de marché, qui sont visiblement favorables aux marchés boursiers. Il faut toutefois rester vigilant, parce que la réalité, c'est que l'éventail des risques et de l'incertitude demeurent encore exceptionnellement larges.

C'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir été à l'écoute. On se reparle en septembre. D'ici là, bon été à tout le monde.

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