Capsules financières

Depuis plus de 25 ans, Sylvain Marleau accompagne le public sur les ondes de NousTV dans la découverte de l’univers de la finance personnelle. Grâce à son expertise et à son talent de vulgarisateur, il rend la finance plus accessible et compréhensible pour tous.

À travers ses plus récentes capsules, Sylvain Marleau décrypte les grands enjeux financiers et économiques susceptibles d’avoir un impact sur votre patrimoine et vos finances personnelles, et vous outille pour prendre des décisions éclairées.

Épisode 10 - Consolidation de dettes

Bonjour à tous. Aujourd'hui, on parle crédit. Est-ce que le crédit c'est un outil ou c'est un piège ? Bonjour Valérie. Bonjour Sylvain. Valérie, faut être honnête, crédit presque tout le monde l'utilise. Même les gens fortunés vont utiliser le crédit pour s'enrichir encore plus mais peu de gens comprennent réellement combien ça leur coûte.

Exact. Puis tu sais quand on parle de crédit là, on va peut-être plus extrapoler sur les cartes de crédit mais on va en parler aussi en général. Il y a des pièges à éviter puis il faut savoir comment bien l'utiliser puis surtout savoir combien ça nous coûte réellement quand on fait seulement que le paiement minimum sur notre carte de crédit.

Aujourd'hui Valérie, on va décortiquer ça ensemble. On entend souvent que le crédit c'est mauvais mais est-ce que c'est vraiment mauvais ? Ben en fait le crédit c'est pas mauvais ou bon, c'est un outil. Puis cet outil là c'est important de savoir comment bien l'utiliser. Le crédit Sylvain, on va l'utiliser de plein de façons, hein. On va l'utiliser un prêt hypothécaire pour une maison, on va l'utiliser un prêt personnel pour une voiture ou pour un projet spécifique. On va l'utiliser aussi pour nos cartes de crédit. On peut aussi utiliser une marge de crédit personnel pour certains besoins ponctuels, mais l'utiliser pour des dépenses courantes sans plan clair, c'est là qu'il peut avoir des gros impacts financiers qui peuvent devenir majeurs à travers le temps.

Alors, c'est pas le crédit le problème, c'est le comportement qu'on va avoir avec le crédit.

Exact. Parce qu'on en parle pas nécessairement, c'est pas bien expliquer comment faire l'utilisation du crédit. Aujourd'hui, on va en parler un petit peu plus en détail. De nos jours, plusieurs compagnies vont nous proposer du crédit, hein. On va dans un magasin, il a une carte de crédit du magasin, carte de crédit, carte de crédit. Tout le monde veut offrir des cartes de crédit. Puis le fait d'en avoir plusieurs ou accès à beaucoup de crédits, ça donne l'impression d'avoir une certaine aisance financière.

C'est bon si on a un taux d'utilisation de crédit qui est quand même relativement bas. Par contre, le piège qui peut arriver, c'est que si on se met à utiliser tout ce crédit là en payant seulement que le minimum, mais là c'est là que les intérêts s'accumulent puis on a de la difficulté à garder le cap sur tout ce qu'on doit puis où on doit mettre nos efforts pour rembourser tout ça.

C'est quand qu'on commence à payer l'épicerie puis d'autres factures avec ta carte de crédit, faut faire attention. Oui, parce que on le sait, on nous parle beaucoup de carte de crédit, les points, on ramasse des points et tout ça. C'est correct de payer toutes nos choses avec notre carte de crédit parce que on ramasse des points, ça peut être des rabets voyage, on peut s'acheter des choses. Par contre, ce montant là, donc le paiement, la facture qui arrive à la fin du mois, elle doit être remboursée au complet pour que ça vale la peine.

C'est là qui est le piège le plus fréquent. C'est exactement ça. Souvent, on va dire, je vais entendre des gens parler de dire "Moi, j'ai payé le minimum, je suis correct." Une grosse erreur parce que quand on paye seulement que le minimum, c'est correct. Ça fait pas d'entâche à notre dossier de crédit. Pour l'accompagnie de crédit, on paye bien nos choses. Par contre, l'intérêt qui va être calculé va pas être calculé sur ce qui reste. Il va être calculé sur le montant global de la facture qui a été émis au départ.

Donc on paye notre montant minimum mais les intérêts qui sont facturés sont sur le montant global qui a été utilisé sur la carte de crédit. C'est là que les intérêts commencent à s'accumuler sur la carte de crédit puis qu'on peut avoir le le solde qui continue d'augmenter de mois en mois.

Parce comment ça fonctionne au Québec le calcul du paiement minimum ? Mais en fait, depuis le 1er août 2025, le gouvernement a mis une loi spéciale. Donc il y a eu une augmentation du paiement minimum. Auparavant, le paiement minimum qui était obligatoire était de 2 %. Maintenant, au Québec, c'est 5 %. Ce qui fait en sorte que dans le temps, quand on payait seulement que le minimum à 2 % par année, ça pouvait prendre 20 à 25 ans à rembourser notre carte de crédit si on payait seulement que le montant minimum.

Maintenant, en payant le 5 % de paiement minimum, ça prend quelques années. Ce qu'il faut pas oublier, c'est que si on réutilise pas la carte, ça va nous prendre ce montant là, ce temps là. Si on réutilise la carte, qu'on monte le solde, ça prend beaucoup plus d'années puis ça peut être une dette qu'on finira jamais de payer.

Ouais, on on s'égorge soi-même de tranquillement.

Valérie, prenons un exemple concret là. Quelqu'un ici au Québec qui insolle sa carte de crédit de 5000 dollars.

Oui. Avec un taux d'intérêt de 19.90 %.

On va y aller quand même dans un taux de crédit qui est relativement oui élevé mais qui est la norme pour une carte de crédit. Donc on va dire pour un paiement minimum c'est de 5 % c'est 250 dollars à payer le montant minimum par mois.

Par mois exactement. En payant seulement que le minimum et en réutilisant pas cette carte-là, ça va être quoi l'effet à long terme ? C'est qu'il va avoir des intérêts qu'on va payer sur de l'intérêt. Donc ça va nous prendre 6 ans la rembourser environ si on réutilise pas. Par contre l'intérêt qu'on va avoir payé au final sur le fameux 5000 dollars, c'est entre 2000 et 2500. Ça veut dire quelqu'un qui va avoir dépensé 5000 au bout de la ligne, ça va y en coûter 7500.

Exact. souvent ce qu'on va utiliser, on veut utiliser notre carte de crédit, on veut acheter un voyage, on veut s'acheter du linge, si ça on n pas nécessairement les moyens de se le payer présentement. On dit on va le mettre sur la carte de crédit mais quand on regarde l'impact financier que ça l', vous aurez même pas fini de le payer que probablement que vous utiliserez même plus l'objet ou tu sa vous allez déjà avoir été en voyage au moment où vous allez le rembourser. Ça c'est à prendre en considération quand on ne paye pas le montant total de notre carte de crédit à la fin du mois.

Valérie, concrètement, qu'est-ce qu'on recommande aux gens au niveau du crédit ?

Quand on utilise le crédit, c'est sûr à tous les mois, faut s'assurer d'au moins payer notre minimum parce que si on paye pas notre minimum, ça va avoir un impact néfaste sur notre code de crédit. Ça, vous pouvez la consulter en ligne là à travers différents sites. Prioriser les dettes à taux élevés. Donc là, on a déjà parlé. Qu'est-ce qui est le plus élevé ? Généralement, c'est une carte de crédit. On a parlé de 19.9 9 % d'intérêt, mais si on paye pas à temps, si on a on sa on fait une utilisation qui est moins bien perçue par la compagnie de crédit, ils peuvent nous monter notre taux d'intérêt puis ça peut aller des fois avec des avances de fonds à 22 25 % de taux d'intérêt. Ça aussi c'est à regarder.

Donc dans le bas de votre relevé mensuel, vous pouvez voir toutes ces informations là. C'est quoi le taux qui est appliqué ? C'est quoi les intérêts, le perm donc d'aller lire notre relevé à tous les mois puis avoir un plan clair de notre utilisation de crédit puis d'aller se faire aider par un conseiller ou un spécialiste là en crédit qui va nous aider à y voir plus clair parce que quand on en a une, c'est plus facile à gérer mais quand on a une Costco Canadian Tire, Visa, Mastercard, là c'est plus difficile de d'établir un plan qui est plus clair. Donc c'est se faire accompagner par des professionnels. C'est ce que je recommanderais aux gens là qui ont de la difficulté à établir un plan clair de remboursement.

Mais sinon, c'est possible de faire ce qu'on appelle une consolidation de dettes à travers différentes institutions financières. De cette façonlà, c'est qu'ils vont prendre vos cartes de crédit prêt ou autre puis ils vont toutes mettre en un seul paiement. Ça des fois ça aide à avoir la lumière au bout du tunnel. C'est sûr Valérie qu'aujourd'hui on parle de crédit mais beaucoup d'effets négatifs mais crédit je veux aussi laisser savoir aux gens que utiliser crédit à boncienant ça aussi sa place hein.

N'importe quelle entreprise va s'endetter pour faire des acquisitions pour créer de la richesse. Les particuliers aussi peuvent le faire s'endetter puis utiliser le crédit pour quelque chose qui va créer de l'argent.

Ben oui, parce que je tu sais des fois on peut utiliser une marge de crédit hypothécaire pour faire des rénovations sur notre maison. Donc ça va donner une plusvalue. On peut emprunter pour placer de l'argent aussi donc pour faire des investissements sur le marché boursier. Mais il faut toujours revenir à l'essentiel. Il faut rembourser cette dette là puis avoir un plan clair là qui va englober tout ça.

Faut être réaliste dans tout ça. Alors donc je retiens que le crédit euh ça peut être un levier intéressant mais ça peut aussi être un piège très coûteux.

Oui, merci Valérie pour tes explications d'aujourd'hui.

Merci Sylvain.

Au plaisir de vous revoir. À la prochaine.

Épisode 9 - Retour en arrière sur le marché boursier

Bonjour et bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, nous allons discuter de l’évolution des marchés boursiers.

Bonjour Sylvain.
Bonjour Valérie. Bonjour à tous.

Aujourd’hui, nous allons discuter de l’évolution des marchés boursiers. Nous allons revenir sur les entreprises qui ont été des vedettes dans le passé et voir ce qu’elles sont devenues aujourd’hui. Nous aborderons aussi l’actualité des marchés.

Oui Valérie, le marché boursier a beaucoup évolué au fil des décennies. C’est un univers fascinant à observer.

Peux-tu nous parler de ce qui s’est passé dans le passé ?

Il faut savoir que les leaders des marchés changent avec le temps. Si on remonte à 1980, la réalité était très différente. Les principales entreprises étaient Exxon, Mobil, Texaco, IBM, AT&T, General Motors, Dupont et Standard Oil. À cette époque, la technologie existait, mais elle n’était pas dominante.

En 1980, le secteur de l’énergie représentait environ 20 % du marché, alors que les technologies ne comptaient que pour environ 5 %. Le pétrole et l’industrie lourde étaient les piliers de l’économie mondiale.

Dans les années 1990, le marché continue d’évoluer. On voit encore des entreprises établies comme IBM, AT&T et General Electric, mais aussi Coca-Cola, Pfizer et Merck. La technologie progresse, mais elle partage encore la vedette avec d’autres secteurs comme la santé, l’industrie et la consommation.

La part de l’énergie diminue à environ 15 %, tandis que les technologies passent à environ 6 %. C’est aussi à cette époque que l’informatique commence à se démocratiser avec les ordinateurs personnels.

Un dilemme apparaît alors pour les investisseurs : rester dans des entreprises établies ou investir dans des entreprises plus risquées comme Apple ou Microsoft, dont le potentiel était difficile à évaluer à l’époque.

Dans les années 2000, il y a une rupture importante. Le secteur technologique explose et représente plus de 30 % du marché. L’énergie chute autour de 5 %. Des entreprises comme Microsoft, Cisco, Nortel, Intel et Nokia deviennent dominantes.

Cependant, cette croissance s’accompagne d’une bulle technologique qui finit par éclater. Cela rappelle qu’investir dans un secteur en croissance ne suffit pas : il faut sélectionner les bonnes entreprises et analyser leurs fondamentaux.

Il est important de rappeler que la majorité des nouvelles entreprises ne survivent pas à long terme. Identifier les gagnants n’est jamais évident.

Et aujourd’hui, en 2026 ?

Aujourd’hui, le secteur technologique est très dominant, notamment avec l’intelligence artificielle, le cloud, les semi-conducteurs et la robotique. On voit émerger de nouveaux noms comme Snowflake, CrowdStrike ou Roblox.

Cependant, les grandes vedettes restent des entreprises bien connues comme Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Alphabet et Meta, ainsi que des entreprises plus traditionnelles comme Walmart, Coca-Cola ou les banques.

Le secteur technologique représente environ un tiers du marché, alors que l’énergie a fortement diminué. Certains investisseurs institutionnels se retirent même du secteur pétrolier pour des raisons environnementales.

Malgré toute cette information, il reste difficile de prédire quels seront les gagnants de demain. L’investissement se fait sur le long terme, et non sur quelques mois.

Effectivement, il est facile de dire avec le recul qu’on aurait dû investir dans certaines entreprises, mais ce n’était pas évident à l’époque.

Exactement. Par exemple, Apple a frôlé la faillite avant de rebondir avec l’iPod, puis l’iPhone. Microsoft a connu une décennie de stagnation avant de repartir avec le cloud. Amazon, à ses débuts, n’était qu’une librairie en ligne.

À l’inverse, certaines grandes entreprises comme Nortel ont disparu malgré leur dominance à une époque.

L’avenir est donc difficile à prévoir.

Comment les investisseurs peuvent-ils naviguer dans un marché en constante évolution ?

Le marché boursier est complexe. La clé est de durer dans le temps. Les gains se construisent sur le long terme.

Cela passe par la diversification, la discipline et une bonne connaissance des entreprises. Il est aussi important de s’entourer, car personne ne peut tout analyser seul.

Il existe des firmes et des équipes d’analystes qui évaluent les entreprises en profondeur : leurs revenus, leur croissance, la qualité de leur gestion et leurs perspectives futures.

Chez Financière Banque Nationale, par exemple, les conseillers sont appuyés par des équipes spécialisées qui analysent les entreprises et rencontrent leurs dirigeants.

C’est essentiel, car les investisseurs individuels n’ont pas accès à toute l’information interne des entreprises.

Les analyses permettent donc d’avoir une meilleure compréhension, au-delà des tendances du moment.

Exactement. Il faut s’intéresser aux entreprises sur le long terme, comprendre leurs fondamentaux et rester investi.

Le monde de l’investissement est en constante évolution. Les vedettes d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui, et celles d’aujourd’hui ne seront pas nécessairement celles de demain.

Merci beaucoup Sylvain. C’était très pertinent de revoir l’évolution des marchés à travers le temps.

Au plaisir.

Merci et à bientôt pour une prochaine capsule financière.

Épisode 8 : Planification successoral

Bonjour à tous. Aujourd’hui, nous allons parler d’un geste d’amour que vous pouvez faire auprès de vos proches.

Valérie, on ne parlera pas de Saint‑Valentin, mais de planification successorale.

Planifier la suite des choses après son décès.

Pas uniquement au décès : la planification successorale permet aussi de se protéger ou de protéger nos proches de notre vivant.

Exactement. J’ai l’impression que la planification successorale est un sujet que plusieurs personnes repoussent, puisqu’elles l’associent uniquement au décès. Pourtant, c’est justement l’erreur à éviter. On ne doit pas seulement penser à la fin de vie.

La planification successorale comprend le testament — pour déterminer ce qui se passe au moment du décès — mais aussi le mandat de protection et la procuration générale. Ces documents sont généralement préparés chez un notaire, mais peuvent, dans certains cas, être rédigés autrement. C’est un sujet très important.

Oui, et c’est un sujet qui peut concerner tout le monde, dès l’âge adulte.

Pour commencer, qu’est-ce que la planification successorale ?

C’est l’ensemble des démarches visant à mettre en place des documents légaux qui déterminent ce qu’il adviendra de nos biens à notre décès, mais aussi comment seront gérées nos affaires et notre personne en cas d’inaptitude. La procuration générale permet à quelqu’un d’agir en notre nom tant que nous sommes aptes.

Quand on parle de planification successorale, on pense aussi à l’inaptitude.

Effectivement. Planifier l’inaptitude consiste à établir un mandat de protection. Ce document sera homologué par le tribunal au moment où une personne devient inapte, c’est-à-dire incapable de prendre des décisions par elle-même.

La personne que l’on nomme — le mandataire — prendra alors en charge la gestion de nos biens et de notre personne. Ce document agit comme un véritable mode d’emploi : il précise comment s’occuper de nous, tant sur le plan financier que personnel.

On peut d’ailleurs nommer des personnes différentes pour chacun de ces rôles : une pour la gestion des finances et une autre pour les soins et les décisions personnelles. On peut aussi y inscrire des préférences de vie, comme demeurer à domicile le plus longtemps possible ou choisir un type de résidence.

On entend parfois dire : « Je suis trop jeune pour penser à ça. »

Pourtant, dès l’âge adulte, surtout lorsqu’on a des responsabilités (maison, enfants, conjoint), ces documents devraient être en place. Au Canada, seulement une partie des adultes ont un testament, et encore moins ont prévu un mandat de protection ou une procuration.

Sans ces documents, la loi détermine la répartition des biens, selon les règles du Code civil du Québec. Cela peut mener à des résultats inattendus, par exemple pour les conjoints de fait.

Donc, plus on attend, plus on prend de risques.

Oui, et cela peut aussi générer des conflits. Mettre en place ces documents permet d’exprimer clairement ses volontés et d’éviter des situations difficiles pour les proches.

Par où commencer une planification successorale ?

La première étape est de définir ses objectifs : à qui souhaite-t-on léguer ses biens ? Souhaite‑t‑on faire des dons ou appuyer certaines causes ?

Ensuite, il faut dresser un bilan de ce que l’on possède. Cela inclut également les actifs numériques : courriels, réseaux sociaux, comptes en ligne. Il est important de prévoir l’accès à ces éléments.

Qui doit-on nommer dans ces documents ?

Il faut prévoir un mandataire pour l’inaptitude (biens et/ou personne), un liquidateur pour la succession, et, dans le cas de parents, un tuteur pour les enfants mineurs. Ces décisions doivent être prises avec soin.

Pourquoi est-il si important de faire un testament ?

Pour simplifier le règlement de la succession, accélérer les démarches et surtout s’assurer que les volontés de la personne sont respectées, tout en limitant les sources de conflit.

Il y a aussi eu des changements récents au Québec.

Oui, notamment concernant le régime d’union parentale. Les conjoints de fait ayant eu un enfant après le 30 juin 2025 doivent tenir compte de nouvelles règles. Il est important de s’informer à ce sujet.

On associe souvent la planification successorale à l’assurance vie.

Effectivement. L’assurance vie joue un rôle important puisqu’elle est généralement versée directement aux bénéficiaires, hors succession. Elle peut servir à compenser une perte de revenu, couvrir certains impôts ou offrir un soutien financier rapide aux proches.

En résumé, la planification successorale offre de la tranquillité d’esprit.

Oui, autant pour les proches que pour soi-même. Sans préparation, les démarches peuvent être lourdes et complexes. Prendre le temps de planifier permet de faciliter grandement les choses.

C’est aussi une façon d’éviter de laisser un fardeau administratif et émotionnel à ses proches.

Exactement. C’est pourquoi il est important de se préparer avant de rencontrer un professionnel, en réfléchissant à ses volontés.

Si tu devais résumer en une phrase ?

Ne pas attendre. Les documents pourront évoluer dans le temps, mais l’important est de commencer. C’est un geste concret d’amour envers ses proches.

Merci beaucoup de ta participation aujourd’hui.

Merci Sylvain.

À bientôt pour une prochaine capsule financière.

Épisode 7 - Guerre au Moyen Orient

Bonjour et bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, je suis avec Sylvain Marlot et nous allons aborder le sujet du conflit au Moyen-Orient.

Bonjour Sylvain.
Bonjour Valérie. Bonjour à tous.

Aujourd’hui, nous allons parler du conflit au Moyen-Orient, et surtout de ce que cela change — et ce que cela ne change pas — pour les investisseurs. Nous allons aborder la volatilité, les taux d’intérêt et le prix du pétrole. Le but n’est pas de banaliser l’aspect humain, mais plutôt d’analyser les impacts financiers et de rester rationnels.

Absolument Valérie. Lorsqu’un conflit survient au Moyen-Orient, cela crée de l’incertitude sur les marchés et entraîne de la volatilité. Il faut savoir qu’il existe un point stratégique, le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Lorsque les livraisons sont perturbées, cela fait augmenter le prix du pétrole, ce qui peut générer de l’inflation.

Comment combat-on l’inflation ? Généralement en augmentant les taux d’intérêt. Tout cela entraîne donc une volatilité temporaire sur les marchés, le temps que la situation se stabilise.

Justement, comment ce conflit se reflète-t-il dans les marchés boursiers ?

Comme mentionné, la hausse du prix du pétrole alimente les craintes d’inflation. Les taux d’intérêt montent, et la volatilité augmente. Par ailleurs, après plusieurs mois de bonnes performances, le marché était aussi à un point où une correction pouvait survenir.

À court terme, certains investisseurs vendent leurs titres, ce qui fait baisser les marchés.

Dirais-tu que les fondamentaux économiques demeurent solides ?

Oui, et c’est important de le rappeler. Même si les médias mettent l’accent sur le négatif, les profits des entreprises demeurent bons. Plusieurs entreprises ont publié des résultats solides récemment. On observe également un faible taux de chômage. Même si la création d’emplois ralentit aux États-Unis, l’économie continue de bien fonctionner.

Il ne faut donc pas se concentrer uniquement sur le court terme. Malgré les événements géopolitiques, le système économique continue d’avancer.

Les médias amplifient beaucoup la situation actuellement. Peux-tu nous en dire plus ?

Les médias couvrent principalement le court terme. En ce moment, le conflit au Moyen-Orient domine l’actualité, tout comme certains acteurs politiques qui attirent l’attention. Cependant, en arrière-plan, l’économie continue de tourner, les entreprises génèrent des profits et les perspectives restent positives.

Les mauvaises nouvelles attirent plus l’attention que les bonnes, ce qui explique pourquoi le discours médiatique est plus négatif. Cela influence les marchés, mais surtout à court terme.

Parlons maintenant du prix du pétrole.

Il est important de remettre les choses en perspective. Oui, les prix ont augmenté récemment, mais ils ont déjà été plus élevés par le passé. Par exemple, en 2022 lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les prix étaient plus élevés qu’aujourd’hui. De même, lors d’autres événements géopolitiques récents.

Sur une moyenne de cinq ans, le prix du pétrole est même supérieur au niveau actuel. Si on regarde les 24 derniers mois, les prix ont globalement diminué.

Cela dit, une hausse du pétrole a un impact sur plusieurs secteurs, puisqu’il est utilisé dans de nombreuses industries.

Effectivement. Cela influence l’économie de façon globale, d’où l’effet sur les marchés boursiers.

Peux-tu nous parler de l’historique des conflits similaires ?

Les conflits au Moyen-Orient ne sont pas nouveaux. Il y en a eu plusieurs au fil du temps. Généralement, les marchés boursiers réagissent négativement au début, puis s’ajustent.

Dans la majorité des cas, après quelques semaines ou mois, les marchés reprennent leur trajectoire. Il y a eu certaines exceptions où les impacts ont duré plus longtemps, mais ce n’est pas la norme.

Donc ces situations créent des baisses temporaires, mais aussi des occasions ?

Exactement. La première chose à faire est de respecter son plan d’investissement. Il ne faut pas réagir impulsivement. Si vous avez des liquidités, il peut y avoir des opportunités.

Les graphiques démontrent que la volatilité augmente fortement lors d’événements géopolitiques, mais se stabilise ensuite. Sur le long terme, les marchés suivent une tendance à la hausse malgré des baisses ponctuelles.

Il est très difficile de prédire le moment idéal pour acheter ou vendre. C’est pourquoi il est important de rester investi.

En effet. L’investissement est une course de fond. Il faut garder une vision à long terme. Comme lorsqu’on conduit une voiture, on regarde au loin, pas seulement juste devant.

Les marchés connaîtront toujours des hauts et des bas causés par différents événements, mais les entreprises solides continuent de croître avec le temps.

Il est toutefois important de bien choisir ses investissements, en comprenant les entreprises et leur situation financière.

Donc, garder le cap et rester discipliné est essentiel.

Exactement. Il ne faut pas réagir à chaud à des événements géopolitiques. Ceux-ci influencent les marchés à court terme, mais ne changent pas nécessairement la valeur fondamentale des entreprises à long terme.

Merci beaucoup Sylvain.

Avec plaisir Valérie.

Merci à vous de votre écoute et à bientôt pour une prochaine capsule financière.

Épisode 6 - Acheter ou louer

Bonjour à tous, bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, je suis avec Valérie Avard. Nous allons parler de la question suivante : est-ce mieux de louer ou d’acheter une propriété ?

Si je vous disais que, pour certaines personnes, acheter une propriété peut être une pire décision financière que de louer, qu’en penses-tu Valérie ?

J’en pense qu’il y a beaucoup de pression sociale liée à l’achat d’une propriété. On nous répète depuis toujours qu’il faut acheter. C’est bien perçu socialement de dire « je vais m’acheter une maison » ou « je vais acheter un condo », mais ce n’est pas toujours la bonne solution pour tout le monde. Il est important d’analyser en détail les impacts financiers de la location versus l’achat.

Aujourd’hui, avec le coût des propriétés, l’inflation et les taux d’intérêt, est-ce que c’est encore vrai que l’achat est la meilleure solution ?

En fait, il y a un mythe à déconstruire : acheter n’est pas toujours la meilleure décision financière. Dans certains cas, louer peut être plus avantageux à court, moyen ou long terme. Aujourd’hui, on va aussi examiner les coûts réels associés à l’achat d’une propriété.

Le grand mythe, c’est que l’achat est toujours mieux que la location. Pendant longtemps, c’était souvent vrai, mais le contexte était différent : les taux d’intérêt étaient plus bas et les prix des propriétés plus accessibles. Aujourd’hui, la situation économique a changé.

La question n’est pas de savoir si louer est une erreur, mais plutôt si, dans votre situation actuelle, il est préférable de louer ou d’acheter.

Quels sont les coûts liés à l’achat d’une propriété ?

On pense souvent uniquement à l’hypothèque, mais il y a plusieurs autres éléments à considérer. D’abord, la mise de fonds : cet argent devient immobilisé dans la propriété. Ensuite, les intérêts, surtout dans les premières années, représentent une grande portion du paiement. Il faut aussi ajouter les frais d’inspection, de notaire, les rénovations possibles, ainsi que les coûts d’entretien (toiture, chauffage, gazon, etc.).

Il ne faut pas oublier non plus la taxe de bienvenue et les imprévus, qui peuvent survenir à tout moment.

Être propriétaire signifie également moins de flexibilité. Déménager coûte cher, donc on doit souvent envisager l’achat sur le long terme.

À l’inverse, la location n’est pas nécessairement une solution temporaire ou par défaut. Elle offre plusieurs avantages : plus de flexibilité, moins de responsabilités liées à l’entretien et aucun frais imprévu majeur. Une fois le loyer payé, les dépenses sont généralement stables et prévisibles.

La location permet aussi une plus grande flexibilité financière. L’argent qui n’est pas investi dans une propriété peut être épargné ou investi. Si la différence entre un paiement hypothécaire et un loyer est bien utilisée, cela peut devenir très avantageux à long terme.

Dans les premières années d’un prêt hypothécaire, une grande partie du paiement sert à payer les intérêts plutôt qu’à rembourser le capital.

Quand est-ce que l’achat devient intéressant ? Principalement lorsque la situation est stable, que l’on prévoit rester longtemps au même endroit (souvent 10 ans ou plus) et que les revenus permettent d’absorber non seulement l’hypothèque, mais aussi tous les autres frais et imprévus.

À l’inverse, la location peut être plus rentable si la différence de coûts est investie avec discipline.

Prenons l’exemple d’Alex, 30 ans, vivant à Montréal. S’il achète un condo, il devra fournir une mise de fonds importante, assumer des paiements plus élevés, payer les taxes, les frais de condo et prévoir un fonds d’urgence pour les imprévus. Cela réduit sa marge de manœuvre financière.

S’il choisit de louer, ses coûts mensuels sont plus faibles. Il conserve plus de liquidités et peut investir la différence. À court et moyen terme, cela lui offre davantage de flexibilité et lui permet de bâtir un capital.

Dans son cas, louer n’est pas une erreur, mais une stratégie adaptée à sa situation actuelle. Cela ne veut pas dire que l’achat ne sera pas pertinent plus tard.

Il faut aussi considérer le facteur humain. Les calculs financiers ne tiennent pas compte des émotions : le sentiment de sécurité, la stabilité ou le stress. Certaines personnes préfèrent absolument être propriétaires, tandis que d’autres apprécient la liberté de la location.

La vraie question est donc : est-ce que j’achète pour moi ou pour répondre à une pression sociale ?

En conclusion, acheter ou louer n’est pas une question de réussite. Il n’y a pas de réponse universelle. La décision dépend de chaque personne, de sa situation et du moment de sa vie.

Épisode 5 - Investir en Chine

Bonjour et bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, je suis accompagné de Sylvain Marlot et nous allons parler de la Chine : montée en puissance et puissance actuelle.

Bonjour à tous, bienvenue à cette capsule.
Bonjour Valérie.
Bonjour Sylvain.

On entend beaucoup parler de la Chine. Il y a une montée en puissance, mais c’est aussi une puissance actuelle.

Définitivement. La Chine, ce n’est plus seulement une histoire de croissance à venir : c’est déjà une puissance bien installée. Pour un investisseur, l’enjeu n’est pas d’avoir une opinion pour ou contre, mais plutôt de bien comprendre le rééquilibrage du pouvoir mondial et de se demander si ça vaut la peine d’y investir.

Est-ce que tu vois ça comme une menace, une opportunité, ou un peu des deux ?

Investir en Chine représente clairement une opportunité aujourd’hui. Il y a un basculement du pouvoir à l’échelle mondiale, et ça vient avec des risques, bien sûr. Historiquement, les États-Unis étaient le pays le plus stable pour investir, mais la Chine est maintenant un acteur incontournable dans ce basculement.

Quand tu parles de basculement du pouvoir, c’est concret comment ? Est-ce que c’est mesurable ?

On peut le mesurer. Si on regarde la situation du pouvoir économique mondial en 2000 versus 2024, on observe qu’au début des années 2000, les États-Unis dominaient clairement l’économie mondiale. En 2024, on voit un net basculement : la Chine a pris énormément d’ampleur à travers la planète.

Ce basculement signifie qu’on ne peut plus regarder uniquement les États-Unis pour investir. Il y a aujourd’hui en Chine de très belles entreprises qui créent et vont continuer à créer de la richesse dans les prochaines années.

Ce basculement vient de quoi exactement ? De la technologie, des coûts de production, du travail ?

En réalité, ce basculement s’est fait sur plusieurs décennies. Dans les années 50, on parlait d’aider la Chine. Aujourd’hui, ironiquement, ce sont les Chinois qui achètent une partie du monde. Les entreprises américaines ont longtemps fait fabriquer leurs produits en Chine à moindre coût. Elles ont formé la main-d’œuvre, développé des infrastructures et contribué à la montée industrielle chinoise.

Aujourd’hui, la qualité, l’innovation et l’avancée technologique de la Chine rivalisent, et parfois dépassent, ce qui se fait ailleurs dans le monde.

Si on regarde la production industrielle depuis 2010, on observe une montée en puissance très nette de la Chine. C’est en grande partie pour cette raison que les États-Unis cherchent maintenant à se réindustrialiser et à rapatrier leurs chaînes de production.

On parle ici d’usines, de chaînes d’approvisionnement, de composants, de capteurs et de matériaux. Les puissances économiques modernes se définissent par l’industrie et la technologie.

Alors, pourquoi un investisseur devrait-il investir en Chine ?

Il y a plusieurs raisons, mais je vais en nommer quatre.

Premièrement, le marché est immense. On parle d’environ un milliard d’habitants. Même si la croissance passée a été forte, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre le niveau de vie nord-américain. La classe moyenne chinoise a encore énormément de potentiel de croissance.

Deuxièmement, la vitesse d’exécution. En Chine, le pouvoir est très centralisé. Cela permet une mise en œuvre rapide des décisions. Dans plusieurs secteurs — batteries, véhicules électriques, électronique, logistique — la Chine a innové très rapidement et a fait émerger des entreprises compétitives à l’échelle mondiale.

Troisièmement, la diversification internationale. Pour réduire le risque d’un portefeuille, il est essentiel d’investir à l’international et de ne pas dépendre d’une seule zone économique ou d’une seule devise.

Quatrièmement, les valorisations. En février 2026, le marché américain est cher, alors que le marché chinois est nettement moins cher. Les marchés émergents offrent des valorisations plus attrayantes, ce qui crée des fenêtres d’opportunités, même si rien n’est garanti.

Quels secteurs ou entreprises incarnent le mieux cette montée en puissance de la Chine ?

Dans la technologie, la Chine a pris beaucoup d’avance, notamment dans l’automobile électrique. Grâce à des coûts de production plus faibles, les entreprises chinoises peuvent offrir des véhicules très compétitifs. Des compagnies comme BYD, NIO et XPeng rivalisent maintenant à l’échelle mondiale.

Dans le domaine des batteries, des entreprises comme CATL sont à la fine pointe de l’innovation. En commerce en ligne et technologie, on retrouve des géants comme Tencent, Alibaba, JD.com et Xiaomi. Ce sont des entreprises établies, rentables, avec des cycles d’affaires complets et encore beaucoup de potentiel de croissance.

On ne peut pas parler de la Chine sans parler d’intelligence artificielle et de robots humanoïdes.

Effectivement. La Chine a pris de l’avance dans la fabrication de robots humanoïdes. Récemment, des robots ont même participé à des chorégraphies avec des humains, démontrant une dextérité impressionnante.

L’impact potentiel est énorme. Un robot humanoïde qui coûte environ 20 000 $ peut fonctionner 24 heures sur 24, avec peu de frais d’entretien, comparativement à un employé humain. Cela pourrait transformer complètement la productivité et la rentabilité des entreprises.

Évidemment, cela soulève aussi des questions sociales et économiques importantes, mais du point de vue industriel et financier, la Chine est clairement en avance dans ce domaine.

Mais il y a aussi des risques.

Absolument. Il y a plusieurs risques à considérer. Le secteur immobilier chinois traverse une crise majeure : trop de constructions, trop d’inventaires, ce qui affecte la confiance des ménages.

La démographie est aussi un enjeu. La population chinoise vieillit et ne croît plus, ce qui complique la croissance économique à long terme.

Il y a également des risques géopolitiques, notamment autour de Taïwan. Un conflit aurait des conséquences mondiales importantes.

Finalement, la Chine doit réussir à stimuler davantage sa consommation intérieure. Actuellement, la croissance repose encore beaucoup sur l’investissement et les exportations, plutôt que sur la consommation domestique.

Comment un investisseur d’ici devrait-il s’exposer à la Chine sans prendre trop de risques ?

La meilleure approche est souvent de passer par des gestionnaires internationaux expérimentés, présents sur le terrain. Ils comprennent mieux les réalités locales et peuvent sélectionner les secteurs et entreprises les plus solides.

Dernière question : en une phrase, que représente la Chine dans un portefeuille ?

La Chine est un acteur central qu’on ne peut plus ignorer. Ce n’est pas une approche tout ou rien : il faut s’y exposer de façon mesurée. Les marchés émergents, incluant la Chine, offrent aujourd’hui des valorisations plus attrayantes que le marché américain, ce qui pourrait générer de meilleures opportunités de rendement à long terme.

Merci beaucoup Sylvain pour ces éclaircissements sur la Chine et sur ce qui s’en vient.
Merci.
On se revoit bientôt pour une prochaine capsule financière. Au plaisir. À la prochaine. Bonne journée.

Épisode 4 - Cinq erreurs

Bonjour à tous, bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, nous allons parler de cinq erreurs principales à éviter dans la gestion de vos finances personnelles. Nous allons également vous donner quelques trucs pour les éviter.

Bonjour Valérie. Bonjour Sylvain.

Valérie, parle-nous des cinq erreurs que les gens devraient éviter.

Oui, on va parler des cinq erreurs les plus fréquentes qu’on voit lorsque l’on rencontre des clients, et aussi des stratégies pour les éviter.

La première erreur qu’on voit fréquemment, c’est une gestion inefficace des engagements financiers et des dettes. On vit à l’ère du crédit facile : cartes de crédit, prêts personnels, marges de crédit, prêts hypothécaires. C’est facile de perdre le fil. Il faut se rappeler que les intérêts sur ces dettes, surtout les cartes de crédit, s’accumulent très rapidement.

La première étape, c’est de dresser une liste de tous les prêts, marges et cartes de crédit : les soldes, les taux d’intérêt et les paiements minimums mensuels. Cela permet de s’assurer que tous les paiements minimums sont faits, d’éviter les pénalités et de protéger son dossier de crédit. Ensuite, on s’attaque aux dettes qui coûtent le plus cher, comme les cartes de crédit, les prêts personnels et les marges de crédit, en payant plus que le minimum si possible.

Si deux dettes ont le même taux d’intérêt, on commence par celle avec le plus petit solde afin de la rembourser rapidement et tourner la page. On élimine ensuite les dettes une à une, ce qui permet de mieux structurer les paiements mensuels. Le message clé est d’avoir une vision globale de ses dettes et de leurs taux d’intérêt.

Les gens ne réalisent pas toujours que leur carte de crédit peut facturer près de 20 % d’intérêt. Cela monte très rapidement. Une autre solution est la consolidation de dettes : regrouper toutes les dettes auprès d’une institution financière afin d’obtenir un taux moyen plus avantageux et de rembourser plus efficacement. Si cela génère un surplus mensuel, il faut l’utiliser pour accélérer le remboursement ou mettre de l’argent de côté, et non pour augmenter les dépenses.

La deuxième erreur fréquente est de reporter l’épargne trop loin dans le temps. Plusieurs personnes disent qu’elles commenceront à investir après avoir payé leur hypothèque ou leur voiture. Or, l’intérêt composé joue un rôle majeur dans la croissance du patrimoine.

Par exemple, quelqu’un qui commence à investir 25 $ par semaine à 25 ans, avec un rendement annuel moyen de 5 %, pourrait accumuler un peu plus de 120 000 $ à 60 ans. Si cette même personne commence à 35 ans, le montant serait plutôt d’environ 60 000 $. On voit donc l’impact majeur du temps. Il est préférable, si possible, de gérer dettes et épargne en parallèle, grâce à des cotisations automatiques à chaque paie ou chaque mois.

Plus on attend, plus l’effort nécessaire pour atteindre les mêmes objectifs est grand, et parfois irréalisable. Même avec un rendement plus élevé, le temps perdu ne se rattrape pas. Ce sont les petits efforts constants qui font une grande différence à long terme.

La troisième erreur est liée aux finances comportementales. Les décisions influencées par les biais comportementaux peuvent nuire à la gestion des actifs. Par exemple, acheter quand les marchés montent fortement peut mener à payer trop cher. Les gens se font aussi influencer par leur entourage, la famille ou les médias, et embarquent dans des placements après que la hausse ait déjà eu lieu.

À l’inverse, certains vendent trop rapidement lorsque les marchés reculent, par peur. Sortir du marché trop vite fait souvent manquer le rebond. Il est généralement plus payant, à long terme, de rester investi et d’accepter la volatilité que d’essayer de synchroniser les marchés.

Le market timing est très difficile. Il est préférable de suivre une stratégie à long terme, de se méfier des modes et de demeurer discipliné. Les bulles et tendances passent, et entrer trop tard peut nuire aux rendements. Travailler avec un conseiller aide à prendre de meilleures décisions, autant dans les bons que dans les mauvais moments des marchés.

La quatrième erreur est de négliger la planification fiscale et les décisions de fin d’année. Il est essentiel de rencontrer son conseiller, comptable ou fiscaliste en novembre ou décembre, et non seulement durant la période des REER. Certaines décisions, comme la réalisation de pertes en capital, doivent être prises avant la fin de l’année.

Une rencontre de fin d’année permet de revoir la stratégie fiscale, d’évaluer l’impôt payé et de bien se préparer pour la saison des impôts suivante. Même si l’exercice semble long, il peut faire une grande différence sur la situation fiscale globale.

La cinquième erreur est de sous-estimer l’importance d’un budget et du suivi des dépenses. Il ne s’agit pas nécessairement de se priver, mais de savoir où va son argent. On connaît souvent ses revenus, mais on oublie d’analyser les dépenses, surtout les dépenses variables.

Les outils actuels, comme les relevés de carte de crédit et de comptes bancaires, facilitent ce suivi. Il ne faut pas oublier les petites dépenses en argent comptant, comme les cafés quotidiens, qui représentent un montant important à l’année.

L’épargne devrait aussi faire partie du budget, comme une dépense planifiée. On se paye en premier, on met l’argent de côté automatiquement et on l’oublie. C’est la même logique que pour les paiements mensuels du téléphone ou de l’auto : l’épargne doit être programmée.

Un sixième point que j’ajouterais est l’importance de travailler sur ses revenus. Bien souvent, augmenter ses revenus a plus d’impact que de couper constamment dans les dépenses. Que ce soit par un deuxième emploi, des heures supplémentaires ou d’autres opportunités, cela peut faire une grande différence à long terme.

Valérie, merci beaucoup pour tous les conseils partagés aujourd’hui.

Merci à toi. J’espère que ces trucs aideront les gens. Il ne s’agit pas de tout appliquer immédiatement, mais d’y aller un point à la fois pour améliorer graduellement sa santé financière.

Au plaisir de vous revoir pour une prochaine capsule financière. Merci.

Épisode 3 - Mise à niveau sur le marché

Bonjour et bienvenue à cette capsule financière.
Aujourd’hui, je suis accompagné de Sylvain Marlot et nous allons parler d’une mise à niveau sur les marchés financiers.

Bonjour Arie. Bonjour Sylvain.

Alors oui, on va parler des marchés financiers, de la situation actuelle. Il faut dire aux gens que nous enregistrons à la dernière semaine de janvier 2026. En ce moment, nous avons eu pas mal de neige, plusieurs tempêtes, mais les pires tempêtes économiques nous viennent de la direction de la présidence américaine.

Monsieur Trump fait beaucoup de vagues depuis le début de l’année. On a pu voir qu’il s’attaque à plusieurs choses : au président de la banque centrale américaine, au président du Venezuela, il parle même de conquérir le Groenland. Il menace l’Iran, les barons de la drogue en Colombie, et tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui au niveau des tarifs. Il est aussi en pleine crise budgétaire et pourrait y avoir un autre arrêt de l’administration gouvernementale au courant du mois de février.

En bref, monsieur Trump fait les manchettes et crée beaucoup d’inquiétude auprès des investisseurs, même si ce n’est pas nécessairement une volatilité extrême.

Oui, on sent beaucoup d’inquiétude chez les investisseurs. Mais pourquoi les marchés ne sont-ils pas plus inquiets que ça ? Les marchés ne sont pas si en baisse présentement.

Effectivement, on aurait pensé qu’il y aurait eu plus de volatilité. En avril 2025, il a fait peur aux marchés pendant une ou quelques semaines, mais par la suite, les gens se sont habitués. De plus en plus de gens considèrent qu’il menace beaucoup, mais qu’au final il n’y a pas grand-chose qui se fait réellement.

Il y a même des gens dans l’industrie qui appellent ça le « TACO », ce qui veut dire Trump always chickens out. En français : Trump se dégonfle toujours.

C’est comme si les marchés ne l’écoutaient plus vraiment. Il menace plusieurs choses, mais au final, il n’ira pas au Canada avec l’armée ni s’emparer du Groenland. En ce moment, il faut savoir que les profits des entreprises sont bons, l’économie va bien et tout le monde travaille. De plus, depuis 2023, l’intelligence artificielle prend beaucoup d’essor, ce qui crée une grande effervescence et attire énormément d’argent dans les marchés.

C’est un peu pour ça que les marchés en général se portent bien, même si les inquiétudes géopolitiques sont importantes.

Peux-tu nous faire un résumé chiffré de la situation ?

Oui, allons-y avec quelques chiffres. Au niveau du taux de change Canada–États-Unis : en janvier 2025, pour un dollar canadien, on avait environ 69 sous US. Un an plus tard, on est autour de 72 sous. On observe également une baisse du dollar américain à l’échelle mondiale, ce qui est souhaité par l’administration américaine, car un dollar US plus faible favorise les exportations.

Au niveau du Canada–euro, en janvier 2025, un dollar canadien valait environ 0,66 €, contre 0,61 € un an plus tard. Le dollar canadien s’est donc renforcé, notamment grâce à la hausse de l’or et des matières premières. L’économie canadienne bénéficie généralement de la montée des matières premières.

En ce qui concerne l’emploi, en décembre 2025, environ 8 200 emplois ont été créés au Canada. Les emplois à temps plein ont augmenté de 50 000, tandis que les emplois à temps partiel ont diminué de 42 000. Le taux de chômage est actuellement de 6,8 % au Canada, en hausse de 0,3 % par rapport à novembre 2025. Aux États-Unis, le taux de chômage est plus bas, autour de 4,4 %.

Par secteur, les créations d’emplois se situent principalement dans la santé et les services sociaux (+21 000), les services personnels et les réparations (+15 000), la construction (+11 000) et l’éducation (+10 000). Les secteurs en recul sont les services professionnels, scientifiques et techniques (-18 000), l’hébergement et la restauration (-12 000) ainsi que les services publics (-5 300).

Par province, le Québec a connu une création d’environ 16 000 emplois. L’Alberta et la Saskatchewan ont connu des baisses, tandis que les autres provinces ont enregistré peu de variations. Sur les quatre derniers mois de 2025, environ 188 000 emplois ont été créés au Canada, ce qui démontre une économie encore solide.

En ce qui concerne d’autres données économiques, l’or a augmenté d’environ 74 % en 2025. Cette hausse n’est pas due à une augmentation de la demande pour la fabrication de bijoux, mais plutôt à une crainte mondiale, notamment liée à l’administration américaine. De nombreux investisseurs et banques centrales ont augmenté leurs réserves d’or, faisant de celui-ci une valeur refuge.

Au niveau des taux d’intérêt, le taux directeur au Canada est à 2,25 %. Aux États-Unis, il se situe entre 3,75 % et 4 %. La Banque du Canada a récemment laissé ses taux inchangés. L’inflation est d’environ 2,4 % au Canada.

Pour le logement, le prix moyen des maisons au Canada a diminué d’environ 3,5 % en 2025, avec des disparités régionales. À Toronto, les prix ont baissé, tandis qu’au Québec, ils ont légèrement augmenté.

Au niveau du pétrole, le Brent se situe autour de 65 $ US le baril et le WTI autour de 60 $. L’OPEP souhaiterait un prix autour de 80 $ pour équilibrer ses budgets, alors que les producteurs américains ont besoin d’un prix entre 55 $ et 70 $ pour être rentables.

Sur le plan mondial, selon le Fonds monétaire international, la croissance mondiale devrait atteindre environ 3,3 % en 2026. L’économie américaine demeure résiliente, malgré des enjeux liés aux tarifs commerciaux, au déficit budgétaire élevé et à une inflation qui diminue lentement.

Au Canada, la croissance est plus modérée. Le sentiment des consommateurs est plus fragile, mais l’économie tient le coup. Les pressions inflationnistes sont encore bien présentes, notamment au niveau de l’alimentation.

Du côté de l’immigration, après dix ans de forte croissance, le Canada est entré en 2026 dans une phase de ralentissement contrôlé. Les gouvernements veulent réduire les arrivées temporaires, stabiliser le nombre de résidents permanents et prioriser les travailleurs déjà présents afin de limiter la hausse du chômage et la pression sur le marché immobilier.

Les marchés boursiers ont été très bons en 2025, meilleurs que prévu. Sommes-nous dans une bulle ? Pas nécessairement, mais certains secteurs sont chers et demandent plus de prudence, tandis que d’autres demeurent attrayants.

Un point important à souligner est l’augmentation des disparités économiques, surtout aux États-Unis. Les 20 % les plus riches réalisent environ 38 à 42 % des dépenses totales, ce qui crée un déséquilibre important. L’inflation pèse davantage sur les ménages aux revenus modestes, réduisant leur capacité de consommer.

En ce qui concerne l’accès à la propriété, l’âge moyen pour acheter une maison au Canada est passé d’environ 29 ans en 1980 à environ 36 ans en 2025, illustrant le décalage entre la hausse des prix et celle des revenus.

Pour 2026, le scénario de base demeure relativement positif : entreprises profitables, chômage bas et économie en mouvement. Toutefois, il faudra surveiller les tensions commerciales, la géopolitique, certaines évaluations boursières élevées et les attentes parfois irréalistes des investisseurs.

Les marchés sont plus exigeants qu’avant ; il faut être mieux informé et plus prudent. Certaines opportunités demeurent, mais 2026 pourrait être plus complexe pour les investisseurs que les dernières années.

Merci Sylvain, c’était une capsule financière très intéressante. Ce qu’on retient, c’est que l’économie est en perpétuel mouvement. Nous avons fait une mise à jour du passé et avons déjà hâte de voir ce que 2026 nous apportera. Au plaisir de vous accompagner tout au long de l’année 2026. Merci et à la prochaine.

Épisode 2 - Perte d'autonomie

Bonjour à tous, bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, nous allons parler des soins pour les personnes vulnérables ou en perte d’autonomie.

Bonjour Sylvain. Bonjour Valérie.

Aujourd’hui, on se rencontre pour parler d’un sujet qui est sensible mais essentiel. On va parler des gens qui sont en perte d’autonomie ou vulnérables. Souvent, on va penser que c’est seulement un enjeu médical, mais non, ça peut aussi avoir un enjeu financier qui est très important.

Tu as raison. Puis récemment, je disais que d’ici 2035, je pense qu’il va y avoir 100 000 personnes de plus au Québec qui vont rentrer dans ce public‑là.

Beaucoup de gens pensent que le système public va être suffisant pour couvrir tous les coûts qui vont être associés à ça, mais pas nécessairement.

Aujourd’hui, notre objectif, c’est vraiment de vous donner une vue sur les coûts, les aides qui sont disponibles, puis aussi les stratégies qu’on peut mettre en place pour anticiper tout ça.

Valérie, avant de parler de chiffres, il faut bien comprendre c’est quoi une personne vulnérable puis en perte d’autonomie.

En fait, ce ne sont pas des termes abstraits. C’est une réalité qui peut toucher beaucoup de familles partout à travers le Québec. On pense souvent que c’est des personnes très âgées, mais en fait ça peut être des personnes touchées par une maladie très jeune, et ça va avoir des conséquences financières quand même très importantes dans toute leur vie au complet, puis aussi pour la famille qui va accompagner cette personne‑là.

Quand on parle d’une personne vulnérable, on va dire toute personne qui perd la capacité de gérer ses besoins essentiels et même ses finances.

Comme tu disais, ce n’est pas une question d’âge, parce qu’à tout âge ça peut arriver.

Exactement. On peut parler d’un exemple concret : une femme de 55 ans qui subit un AVC. En fait, ça va avoir des conséquences parce qu’elle va avoir besoin de soins spécialisés, d’aide à domicile, d’aide pour gérer ses finances. Elle va aussi avoir besoin d’aide parce qu’elle ne pourra plus nécessairement travailler.

Donc, il va y avoir une invalidité qui va arriver là aussi, puis cette invalidité‑là peut être prolongée. Ça peut arriver à tous les âges, avec des accidents, avec des situations de toutes sortes qui font qu’on devient en perte d’autonomie.

Une personne vulnérable, c’est pour ça que c’est important de penser à ça avant que ces situations‑là puissent arriver, parce que souvent, quand ça arrive, on va prendre des décisions précipitées qui peuvent avoir des conséquences néfastes et qui peuvent être très coûteuses aussi sur le long terme.

Valérie, est‑ce que tu peux nous donner des exemples de maladies qui causent des pertes d’autonomie ?

On peut parler de maladies dégénératives : ce qu’on entend le plus souvent, ce sont des gens atteints d’Alzheimer ou de Parkinson. Au début, ces gens‑là n’auront pas besoin de soins nécessairement très grands, mais ça va évoluer à travers le temps. Ça va faire en sorte que les coûts vont aussi évoluer, parce qu’au début, ce sont de petites aides à la maison pour aider dans les tâches quotidiennes, mais à la fin, si ça dure sur plusieurs années, ça peut aller jusqu’à des centres de soins très spécialisés qui coûtent très cher mensuellement.

Évidemment, toute personne qui présente certains handicaps a aussi une situation de vulnérabilité que les gens qui l’entourent doivent préparer.

Oui, exactement. Puis souvent, quand on parle de personnes vulnérables, ce sont des personnes qui peuvent aussi subir des abus financiers.

Effectivement, sujet très important à discuter.

Donc, ce sont des situations très complexes, parce que chaque cas est différent et souvent les émotions entrent en ligne de compte. On doit avoir des personnes fiables, en qui on peut avoir confiance autour de nous, parce que quand on prend des décisions sur le coup de l’émotion, ce n’est pas nécessairement la bonne décision qu’on va prendre. C’est important de bien se préparer à tout ça.

Souvent, on voit que les gens vont prendre des décisions en urgence, sans planification. C’est là que les erreurs surviennent, parce qu’on va placer quelqu’un rapidement dans une maison de soins très chère. On n’a pas nécessairement mis l’argent de côté pour pallier à tout ça, même s’il y a des aides disponibles. Il faut les utiliser, mais aussi pallier à ce qui manque mensuellement.

Il y a aussi toute une question juridique à considérer.

Oui, il faut avoir les documents légaux prêts : le mandat de protection, la procuration générale, qu’on peut faire chez le notaire. Mais avant tout ça, il faut être capable de repérer les signes avant‑coureurs, comme l’isolement, les difficultés à gérer les factures, les oublis fréquents, la perte de mobilité. Ce sont des signes qui doivent alerter la famille et amorcer une réflexion stratégique.

Parlons des coûts, parce que c’est souvent le choc que beaucoup de gens vont vivre. Beaucoup de familles pensent que le système public va tout couvrir, mais ce n’est pas le cas.

Effectivement, ce n’est pas le cas. Ça dépend des soins requis. Au Canada, pour le maintien à domicile avec des soins réguliers, on parle de coûts de 1 500 $ à 3 500 $ par mois. Si on a besoin de soins infirmiers à domicile 24 h sur 24, la facture peut monter jusqu’à 5 000 $ par mois, soit environ 60 000 $ par année.

Si la personne devait aller en résidence privée, les coûts peuvent varier entre 3 000 $ et 7 000 $ par mois selon la région et le niveau de service. Et quand on est en couple, il faut aussi penser que le conjoint doit continuer à se loger, ce qui fait rapidement grimper la facture globale.

Heureusement, il existe des programmes publics pour aider à couvrir une partie des coûts, comme le crédit d’impôt pour le maintien à domicile, qui peut rembourser jusqu’à 36 % des dépenses admissibles. Il y a aussi des subventions pour l’adaptation du domicile.

La meilleure façon de se préparer, c’est d’agir de façon proactive : comprendre les aides disponibles, bâtir un plan financier, considérer les assurances soins de longue durée, prévoir une épargne dédiée, et faire sa planification successorale.

Le mandat de protection et la procuration générale sont des documents essentiels, à préparer tant qu’on est apte. Ils servent de mode d’emploi pour que nos proches sachent quoi faire si on ne peut plus prendre de décisions nous‑mêmes.

En résumé, plus on anticipe, plus on protège notre qualité de vie et notre patrimoine familial. La perte d’autonomie n’est pas seulement un enjeu médical : c’est aussi un enjeu financier, humain et familial.

Merci beaucoup Valérie pour les points abordés aujourd’hui.
À bientôt pour une autre capsule financière.

Épisode 1 - IA et technologies

Bonjour et bienvenue à cette capsule financière. Aujourd’hui, je suis accompagné de Sylvain Marlot et nous allons parler de l’intelligence artificielle ainsi que des technologies.

Bonjour Valérie, bonjour à tous.

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet que j’aime beaucoup : le sujet des technologies, et plus précisément de l’intelligence artificielle. Depuis ma tendre enfance, je suis un utilisateur de technologie. Mais est‑ce qu’en décembre 2025, au moment où on enregistre la capsule, on devrait investir dans le secteur ?

Vous savez, l’intelligence artificielle est très prometteuse, mais tous les jours on peut lire et voir dans les médias qu’on nous parle de bulles et que les prix sont peut‑être exagérés. Est‑ce que tu peux nous parler un peu des opportunités qui sont liées à tout ça ?

Le marché mondial de l’intelligence artificielle, surtout depuis 2023, fait beaucoup parler de lui en termes d’investissement. En 2024‑2025, le marché est évalué à environ 300 milliards de dollars et on parle d’une évaluation de 1 800 milliards en 2030. On nous dit que ce marché‑là va croître de 35 % par année. C’est une croissance qui est très importante en termes de chiffre d’affaires dans l’industrie.

Les applications sont infinies. Par exemple, dans le domaine de la santé, avant, un médecin lisait des imageries médicales seul. Aujourd’hui, il va être assisté par la technologie, ce qui peut améliorer les diagnostics. Dans le secteur bancaire, on utilise déjà plusieurs logiciels qui nous aident et nous donnent des repères pour l’avenir.

Dans le secteur de la logistique, tout le transport va profiter de ces avancées. On parle aussi de centres de données et d’infonuagique : vos données sont hébergées chez Google, Microsoft et d’autres. Pour ça, il faut des centres de données construits partout sur la planète. Il y a énormément d’activités économiques qui se développent dans ce secteur.

À titre d’exemple, on peut mentionner une entreprise souvent considérée comme le roi de l’intelligence artificielle : Nvidia. Pour que tout ça fonctionne, ça prend des processeurs et des pièces électroniques qui accélèrent les calculs. Nvidia domine actuellement ce marché. Si l’entreprise vend une pièce un million de dollars, elle peut générer environ 700 000 $ de profit, soit une marge de rentabilité de 70 %, ce qui est énorme.

Les centres de données explosent. L’intelligence artificielle consomme énormément d’énergie : ça prend de l’électricité, d’autres sources d’énergie, et on revient même sur le sujet de l’énergie nucléaire. Tout ça crée un effet d’entraînement économique et stimule plusieurs secteurs d’activité.

D’autres secteurs vont aussi en profiter, comme la cybersécurité. Depuis longtemps, il y a de la malveillance et du piratage informatique. La cybersécurité sert à protéger toutes nos données : celles dans nos téléphones, nos ordinateurs, nos voitures. À partir du moment où les voitures deviennent autonomes, il faut s’assurer que personne ne puisse en prendre le contrôle à distance.

On peut aussi penser aux opportunités en énergie verte, comme les éoliennes et d’autres solutions visant à produire de l’énergie tout en réduisant l’empreinte carbone. On parle également de blockchain et de solutions décentralisées qui pourraient transformer les méthodes de paiement entre les institutions financières et les pays.

Parlons des voitures autonomes. En 2025, on y est déjà. Vous pouvez acheter un véhicule qui se conduit partiellement seul : en circulation dense, le véhicule freine, accélère et change de voie de façon autonome. Je l’ai personnellement expérimenté, et ça fonctionne déjà très bien.

On peut aussi parler de l’ordinateur quantique. Nos ordinateurs sont déjà très puissants, mais les ordinateurs quantiques vont multiplier cette puissance et rendre l’intelligence artificielle encore plus performante.

Parlons des robots. Les usines sont déjà très robotisées, mais l’utilisation quotidienne des robots viendra éventuellement. Imaginez un robot humanoïde à la maison qui prépare les repas, lave la vaisselle et s’occupe de différentes tâches. Bien sûr, il y aura toujours des imperfections, mais c’est vers ça qu’on s’en va.

Tout ça crée de nouveaux emplois, notamment en programmation, mais aussi de l’incertitude et de l’anxiété : est‑ce qu’on va perdre des emplois, quels sont les risques, etc. Malgré tout, les opportunités sont nombreuses.

Cela dit, le marché a tendance à s’emballer pour les technologies d’avenir et à en anticiper les bénéfices trop rapidement. En décembre 2025, les investissements en intelligence artificielle se chiffrent en milliards. Le problème, c’est que les investisseurs recherchent des profits et des flux de trésorerie, pas seulement de la croissance du chiffre d’affaires.

Des entreprises comme Microsoft, Amazon et OpenAI investissent des sommes colossales, parfois sans rentabilité immédiate. Il existe une concentration extrême : quelques grandes entreprises technologiques américaines représentent une part importante du marché boursier. Nvidia, par exemple, dépend fortement d’un petit nombre de clients majeurs.

On peut comparer la situation à la bulle technologique des années 1995‑2000 : on voyait déjà le potentiel d’Internet, mais le marché s’est effondré en 2000 et il a fallu plusieurs années avant que la rentabilité revienne.

Aujourd’hui, il est difficile d’investir dans ce secteur, car plusieurs entreprises n’ont pas encore de profits et certaines n’existeront peut‑être plus dans quelques années. Pour les gestionnaires de portefeuille, investir massivement dans ce type d’actifs comporte des risques importants.

Mon conseil serait de ne pas se précipiter. Plusieurs secteurs vont profiter de l’intelligence artificielle sans être directement des entreprises technologiques : les banques, les télécommunications, les entreprises de services. Certaines tâches disparaîtront, mais d’autres emplois à valeur ajoutée seront créés.

Il faut éviter les paris concentrés et faire preuve de prudence. L’intelligence artificielle peut offrir de très bons rendements à long terme, mais la clé demeure la diversification.

Merci beaucoup Sylvain, c’était vraiment intéressant d’approfondir le sujet de l’intelligence artificielle et des technologies. Merci à vous d’avoir été avec nous aujourd’hui, et on se retrouve pour une prochaine capsule financière. À bientôt.

Financière Banque Nationale – Gestion de patrimoine (FBNGP) est une division de la Financière Banque Nationale inc. (FBN) et une marque de commerce appartenant à la Banque Nationale du Canada (BNC) utilisée sous licence par la FBN. FBN est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI) et est une filiale en propriété exclusive de la BNC, qui est une société ouverte inscrite à la cote de la Bourse de Toronto (NA : TSX). 

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont fondées sur notre analyse et notre interprétation de ces informations et elles ne doivent pas être interprétées comme une sollicitation ou une offre visant l’achat ou la vente des titres mentionnés aux présentes. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de la Financière Banque Nationale.

Les titres ou les secteurs d’investissement mentionnés aux présentes ne conviennent pas à tous les types d’investisseurs. Veuillez consulter votre conseiller en placement afin de vérifier si ces titres ou secteurs conviennent à votre profil d’investisseur et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risques, sur ces titres ou secteurs. Le présent document n’est pas une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale.

Les renseignements contenus aux présentes ont été préparés par Sylvain Marleau, un gestionnaire de portefeuille de la FBN. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de la FBN.

Archives vidéos

Contactez-nous

Obtenez les coordonnées des membres de notre équipe et voyez où se trouvent nos bureaux.