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Bilan de l’année 2025

Notre commentaire sur les marchés

Visionnez ou consultez la plus récente version de notre commentaire sur les marchés financiers revue par les membres de notre équipe.

Avril 2026

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule d’avril de l'équipe Megel du 4 du Rang du Four. Donc aujourd'hui, on a une petite révision des scénarios économique qu'on peut prévoir et on va parler ensuite de diversification et de timing du marché. Donc Jonathan, pour ce mois-ci, qu'est-ce que tu avais à nous dire côté économie ? Absolument. Donc en fait, c'est les scénarios de de base trimestrielle de notre bureau chef des placements à la banque nationale. Donc divisé en trois scénarios allant du plus optimiste au moins optimistes, on va dire comme ça. Puis on peut voir également les probabilités qui sont présentement mis sur chacun des scénarios. Donc probabilité qu'on voit là que le scénario se concrétise. Pour commencer avec le premier donc l'équilibre idéal qui est évidemment le meilleur scénario. Donc ce qu'on peut s'attendre en fait qui pourrait amener ce scénario là à se concrétiser, ça serait vraiment un conflit au Moyen-Orient qui est de très très courte durée, donc vraiment qui se résout assez rapidement. Ça serait quand même une bonne nouvelle. Évidemment, on pourrait voir le prix des matières premières retourner se renverser plutôt très rapidement. Ensuite, évidemment, l'inflation, il y aurait un impact très très limité et de courte durée là. Donc évidemment, on pourrait converger l'inflation vers la cible de 2 %. Ça ça serait une très bonne nouvelle avec un marché de l'emploi qui resterait quand même résilient aux États-Unis également mais quand même avec seulement juste assez de fragilité ou de signe de fragilité là qu'on pourrait apercevoir qui amènerait la Fed à couper les taux d'intérêt entre deux et trois fois cette année par que ça serait vraiment un scénario optimal puis évidemment tu mixtes ça avec des profits qui demeurent solides avec l'intelligence artificielle puis les gains de la productivité également qui continue, ben ça fait vraiment le scénario optimiste.

Seulement 10 % de probabilité par contre qu’il se concrétise à l'heure actuelle.

Le deuxième scénario, c'est une croissance au potentiel économique. Donc c'est quand même un scénario qui est assez optimiste également. Ce qu'on pourrait voir, ben évidemment, ce qui pourrait amener ce scénario-là, ça serait un conflit qui se qui se règle éventuellement, pas nécessairement à très très courte durée, mais que tu sais, vraiment un conflit qui ne s'aggrave pas, dont évidemment les impacts économiques là et au niveau du prix du pétrole qui reste quand même assez limité. Fait qu'on peut on pourrait voir évidemment les matières premières qui se renversent progressivement au fur et à mesure que le trafic reprend dans le golfe Persique, l'inflation, ben évidemment qui reste volatile mais quand même est légèrement au-dessus de la cible à court terme, mais quand même qui finit par tranquillement, pas vite tendre vers la cible. Évidemment, l'augmentation du prix de l'énergie qui pourra avoir quand même des impacts là au niveau de l'emploi américain dans ce scénario-là. Puis évidemment des profits des entreprises qui pourraient être vu légèrement à la baisse mais qui demeure quand même assez solide là malgré tout. Fait que ça c'est le scénario dans lequel évidemment le chef des placements voit la plus grande probabilité de réalisation. Donc c'est le scénario de passe.

Et ensuite le troisième scénario, celui qu'on veut éviter à tout prix, c'est un scénario de stagflation. Donc la stagflation là évidemment c'est un scénario où est-ce que on a de l'inflation et pas de croissance économique. Donc c'est évidemment ce qu'on veut éviter. Donc présentement probabilité de d'environ 30 % donc c'est sûr qu’on ne peut pas le mettre complètement de côté mais ce n’est pas ce qu'on voit se concrétiser. Donc ben évidemment ça ça serait un conflit qui perdure dans le temps et qui s'aggrave évidemment. Bon, les deux côtés qui continuent d'attaquer l'infrastructure liée à l'énergie un petit peu partout. Ça a son impact avec le golfe avec un trafic qui est arrêté ou très limité par que on pourrait voir évidemment le prix des matières premières qui grimpe, l'inflation qui grimpe également des profits qui sont revus à la baisse parce que ça quand même ça quand même un impact important quand que le pétrole est trop cher. C'est un coût pour les consommateurs et les entreprises avec une réserve fédérale qui en plus de ça ben tu sais on est toujours un petit peu dépendant de autres mais s'il tarde à couper les taux à ce moment-là si l'inflation tarde trop ben ça pourrait monter dans une spirale inflationniste. Ça pourrait être plus difficile à rattraper. Ça c'est vraiment un scénario catastrophe. Encore une fois, on peut on peut tendre vers un scénario comme ça. Si la réserve fédérale réagit à temps, ça peut être complètement différent puis ça peut être déjà moins pire. Mais voici ce qui concluait nos scénarios trimestriels pour le Q2 2026.

Puis l'économie est tellement mieux contrôlée maintenant par la Fed et les banques centrales que Ouais, le scénario serait pourrait être résorbé mais c'est sûr que c'est pas c'est ça pourrait être des genres de choses qu'on voit dans les nouvelles prochainement la stagflation là puis c'est bel et bien un risque qui existe dans le marché.

Absolument les banques centrales ont tendance à apprendre de leurs erreurs passées. Donc quand même espérons que qu’ils prennent les bonnes décisions là.

Et puis comment qu'on navigue dans un marché comme ça ? Ben, c'est un retour et un rappel à la diversification quand qu'on a des probabilités de des deux côtés là, autant de croissance que de peut-être pas de croissance.

Ce qu'on peut voir dans les graphiques suivants, c'est on peut voir la dominance premièrement du jaune des actions américaines dans les dernières 15 ans. Les actions américaines qui ont

qui ont vraiment fait bien dans les dernières années. Par contre, ce qu'on attire votre attention, c'est la ligne rouge. La ligne rouge qui est un portefeuille équilibré de risque moyen.

Ben, on est tout le temps dans le milieu. On n'est jamais jamais au top, mais on n’est jamais non plus au bas. Donc c'est ce qu'on veut. On veut réduire la volatilité, réduire le risque et c'est ce que la diversification permet. Et puis malgré le fait qu'il y a des instabilités, que les nouvelles ne sont peut-être pas bonnes, qu'il y a peut-être des risques, mais le marché il y a toujours eu du risque puis le de diversifier son portefeuille, ben ça aide à réduire ces risques-là.

Et la deuxième chose qu'on peut faire aussi, c'est surtout ne pas timer le marché. Là, il y a beaucoup de gens qui se demandent si c'est un bon moment d'investir, si c'est un bon moment de retirer leur bille ou quoi que ce soit.

Le dernier graphique qu'on voulait vous présenter aujourd'hui, c'est simplement les rendements si on était investi dans l'indice canadien de la bourse de 2002 à 2023. Et puis on voit que le rendement est coupé en deux si on manque seulement à chaque année les 10 meilleures journées de la bourse. La moitié du rendement est fait par seulement 10 jours. Et puis on l'a vu récemment là au moment de tourner cette capsule, on est à la fin mars là, ça fait quelques jours, on a eu deux très bonnes journées. Ben ces bonnes journées-là, ça les prend pour faire du rendement au final. Et puis pour ça, ben il faut malheureusement payer le prix puis être dans le marché. Donc bien important, continue de rester investi, on continue diversifier, surtout pas se concentrer dans des choses spécifiques.

C'est le message à porter beaucoup pour la gestion de portefeuille à venir dans les prochains mois.

Absolument. Puis tu sais quelque chose qu'on remarque aussi, c'est que souvent les meilleures journées viennent après les pires après une correction dans les premiers jours où est-ce que ça rebondit parce que bon là finalement on a une bonne nouvelle ou ben non un conflit qui qui commence à se à se régler au final. Un exemple qui pourrait arriver, ben c'est souvent là qu'on va voir vraiment des hausses assez intenses. Ce sont ces journées là qu’on ne veut pas manquer. Donc évidemment ne pas paniquer, rester diversifié, ça fait partie de ça.

Ouais même si on prend toute la baisse et souvent même si tu subis la baisse si tu as eu la hausse après puis tu es patient on est gagnant à long terme là.

C'est très clair sur cette image-là. Donc on garde on reste investi, on garde la diversification, on garde le cap. Je pense que c'est ça le message à retenir. Et puis s'il y avait des questions, n’hésitez pas à rejoindre votre conseiller au sein de l'équipe et puis on se reparlera au printemps pour la prochaine capsule. À bientôt tout le monde.

Mars 2026

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule de mars 2026 de moi et Jonathan.

Donc, on va commencer avec une petite révision des marchés, puis après ça on va parler d’un CELI à 1 million de dollars. Qui n’aimerait pas ça avoir ça ? Sujet intéressant.

Donc Jonathan, je te laisse aller pour la petite révision des marchés.

Ouais. Donc, un début d’année qui ressemble un petit peu à ce qu’on a vu l’année passée. Les métaux précieux ont continué d’exploser à la hausse. Par contre, on voit quand même une petite correction notable. Il faut quand même remarquer que les données sont en date du 30 janvier. Et exactement le 30 janvier, il y a quand même eu une solide correction au niveau des métaux, avec le prix de l’argent qui a corrigé de plus de 30 % à l’intérieur de la journée. C’était quand même quelque chose.

Mais sinon, outre ça, quand même un bon début d’année au niveau des métaux, puis les actions mondiales qui continuent de bien performer. Au niveau des obligations, on voit que c’est quand même assez calme, mais une tendance assez stable qui se poursuit. Puis un dollar américain qui continue encore quand même d’être sous pression.

Par exemple, si on passe à la prochaine diapositive, on peut voir que c’est vrai que les actions mondiales continuent de bien aller, mais il y a quand même un nouveau régime qui s’est installé en 2025 et qui continue en ce début d’année. On peut voir que les États-Unis continuent de sous-performer le restant du monde, quelque chose qu’on n’avait pas vu depuis 2008-2009 à peu près. Ça faisait quand même très longtemps que les États-Unis surperformaient d’année en année. Puis là, c’est quelque chose qui a changé.

On peut voir que c’est vraiment le Canada, puis les marchés internationaux développés et émergents, qui prennent le dessus au niveau des performances boursières.

La vraie question, c’est : qu’est-ce qui se passe avec les États-Unis ? Parce qu’on peut voir sur cette diapositive que les données économiques sont bonnes, même meilleures que prévu. Puis sur la prochaine, on peut voir que les entreprises, les grandes entreprises — et en fait c’est sensiblement la même chose pour à peu près les 500 entreprises du S&P 500 — continuent de bien aller, avec de bons résultats et une bonne croissance moyenne pour l’indice.

Donc en réalité, qu’est-ce qui se passe avec les États-Unis ? C’est sûr qu’on partait quand même d’un niveau où les valorisations étaient plus élevées. Les entreprises continuent de bien aller, mais on assiste à une correction des multiples d’évaluation qui est quand même assez douce. C’est une bonne façon d’avoir une correction : les bénéfices sont en croissance pendant que la bourse fait un peu de surplace. Évidemment, ça rend le S&P 500 moins dispendieux.

Ensuite, il y a toutes les craintes liées à la perturbation de l’intelligence artificielle, surtout dans le domaine technologique. On observe une forte modération dans cette industrie aux États-Unis. Il y a aussi toutes les incertitudes liées aux politiques de Donald Trump et du gouvernement américain en général, les taux d’intérêt qui restent plus élevés que prévu, et la faiblesse du dollar américain.

Entre autres, on voit que différentes banques centrales et différents pays à travers le monde veulent être moins dépendants des États-Unis et liquident une partie de leurs bons du Trésor pour les remplacer par de l’or dans leurs réserves. Évidemment, tous les tarifs imposés par Trump peuvent nuire à la confiance envers le dollar américain comme devise principale du commerce mondial. C’est donc un ensemble de facteurs qui impactent la confiance envers les États-Unis.

Cela dit, il ne faut pas oublier que les États-Unis demeurent le pays où se trouvent majoritairement les meilleures entreprises au monde : forts retours sur investissement, forte croissance et forte profitabilité. Est-ce que ça va durer très longtemps ? On verra comment la situation évolue, mais pour l’instant, les fondamentaux demeurent assez solides.

Quelle est ta vision sur l’or et le dollar américain en ce moment ? Il y a des gens qui disent : « Je veux continuer d’enlever mon dollar US et acheter de l’or. Est-ce qu’on est trop tard sur la transaction ? » Probablement. Moi, je pense qu’on est définitivement trop tard. Le risque à la baisse au niveau des métaux est beaucoup plus élevé à ce point-ci. On commence à voir du FOMO, le fear of missing out : les gens courent après les rendements passés, ce qui devient dangereux quand la spéculation prend le dessus.

On peut aussi voir que ça peut causer de fortes corrections. Les métaux demeurent une classe d’actifs volatile. Oui, c’est une valeur refuge, mais quand la spéculation s’en mêle, ça peut créer des journées comme le 30 janvier, où on préfère ne pas y être exposé.

Voici maintenant les probabilités pour les résultats des élections américaines de mi-mandat en 2026, prévues pour le mois de novembre. Selon les probabilités actuelles, il pourrait y avoir un changement de contrôle du gouvernement américain. Présentement, les républicains sont au pouvoir, mais ça s’enligne pour une possible perte de contrôle. Le parti républicain perd beaucoup de votes à l’heure actuelle, ce qui pourrait mener à un gouvernement divisé selon les probabilités actuelles.

Très intéressant. Merci beaucoup pour la révision.

Pour conclure cette capsule, on voulait parler de 1 million de dollars dans un CELI. On voit tellement d’articles ces temps-ci qui disent que c’est difficile pour les jeunes et qu’on ne sait pas comment ils vont faire. Nous, on aimerait simplement vous ramener à la discipline.

On a fait un petit tableau : quelqu’un qui commence à 18 ans à cotiser le maximum à son CELI, avec un rendement très conservateur de 5 %, sans exagérer. Même avec ces hypothèses, cette personne atteindrait 1 million de dollars à 55 ans. C’est quand même impressionnant : 1 million libre d’impôt à 55 ans, pas encore à la retraite.

On veut simplement rappeler l’importance de la discipline. Si on commence tôt, qu’on investit toute notre vie et qu’on n’arrête jamais, c’est la recette pour obtenir de beaux résultats et profiter pleinement de l’intérêt composé.

Ça prend de la constance, pas besoin de viser 20 % par année. Un bon contrôle des risques et une bonne épargne annuelle, et c’est tout à fait réalisable.

On encourage donc tous les jeunes de 18 ans qui nous écoutent — s’il y en a — à commencer à investir dans le CELI le plus tôt possible, idéalement au maximum.

Merci d’avoir écouté cette capsule et on vous reparlera à la prochaine capsule, au printemps. Merci beaucoup.

Décembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à notre capsule de décembre de 2025, notre dernière capsule de l'année. Donc Jonathan se joint encore à moi pour cette capsule-ci pour faire une petite révision des marchés et on va parler de régime épargnée aussi par la suite. On a analysé des petites stratégies de cotisation intéressantes. Donc une conclusion intéressante à venir pour ça. Donc Jonathan, ton retour sur 2025.

Oui, absolument. Ben écoutez, ça a été quand même une vraiment une très belle année encore une fois pour une troisième année d'affilée hein. On se rappelle depuis 2022 qui avait été à la baisse, mais ça a été vraiment trois très belles années et que les actions mondiales qui ont poursuivi leur ascension là. Écoutez, surtout si on regarde évidemment, on a eu la baisse du mois d'avril qui a été assez de courte durée hein quand même. Fait que ensuite ben on voit justement le fameux post que Trump a fait sur les réseaux sociaux et puis depuis ce moment-là, ça a vraiment été un des meilleurs 6 mois. Puis si on regarde la prochaine diapositive là, c'est évidemment une distribution de probabilité. Donc si on regarde à droite du graphique, c'est évidemment les rendements les plus élevés. Et puis on voit qu'on si on regarde la probabilité d'atteindre le ramon atteint sur les 6 derniers mois qui est de 32 à 34 %, là, c'est vraiment quand même très très limité. Donc on a vraiment eu un rendement exceptionnel sur les 6 derniers mois.

Ça a été principalement vrai en dehors des États-Unis. On peut voir ben cette année ça a été vraiment le Canada qui a été le grand champion avec les marchés émergents et puis même la région internationale. Donc ça a été quand même très différent des dernières années où est-ce que c'était très concentré autour des États-Unis. Au niveau des actions américaines par exemple, ça a été encore la technologie qui a été vraiment le grand vainqueur. Au niveau du Canada, ça été un peu plus différent. Ça on a eu une grande performance de l'art cette année évidemment et les banques là qui ont qui ont évidemment participé très fortement au rendement du TSX cette année. Si on regarde au niveau des États-Unis, ce qui explique là un petit peu le retard parce que ça a été le plus grand retard par rapport aux actions mondiales depuis 2009. Donc vraiment les actions américaines qui ont pas mal dominé les marchés mondiaux là depuis 2009, ben ça a été vraiment le plus grand retard. On parle on parle quand même d'un peu près 11 % là de retard. Et puis deux éléments, ben évidemment l'effet du dollar canadien parce que le dollar américain qui s'est évidemment déprécié par rapport au dollar canadien cette année. Et on peut voir aussi que tu sais au niveau des bénéfices, ça a été quand même solide, la partie en rouge là sur le graphique. Donc c'est pas vraiment la croissance des bénéfices qui explique le retard, c'est plutôt au niveau du ratio cours bénéfice qui qui a pris moins d'expansion que ces rivaux. Et évidemment, ben on c'est parce que les on partait avec des valorisations qui étaient déjà relativement plus élevées qu'ailleurs dans le monde. Donc c'est sûr qu'il y a eu un certain rattrapage là cette année. Et puis au final qu'est-ce qui s'est passé ? Ben, tu sais, c'est sûr, on a vécu une année quand même rocambolesque avec bon les tarifs, l'arrivée de Trump et tout ça, mais overall, d'une façon générale, ça a été vraiment mieux que prévu. Donc, moins d'inflation que prévu et surprise économique qui a été positive. Donc un petit rappel que évidemment des fois faut faire attention aux prévisions, tu sais, on a eu beaucoup de nuages gris, beaucoup d'articles d'incertitude là une certaine au plus au début de de l'année là. Ben c'est un petit rappel que des fois tu sais faut prendre ça avec un grain de sel puis les prévisions restent des prévisions mais souvent ils peuvent être biaisés puis on difficile de prévoir l'avenir là au niveau des marchés boursiers.

Merci Jonathan. Pour la deuxième partie de la capsule, on va passer au régime épargne étude. On a fait une petite analyse pour le plaisir. C'est parti de quelqu'un qui m'a posé la question puis j'ai eu le réflexe de dire tout de suite ben non, c'est sûr que ça vaut pas la peine. La question c'était est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite notre montant parce qu'on a droit de 50000 dollars à vie pour un enfant. Donc, est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite 50000 dollars ou on est mieux de cotiser 2500 par année et d'avoir les subventions ? Parce que si on cotise 5000 dollars dans une année, ben on aura pas des subventions du gouvernement pour la totalité du montant. Donc le réflexe a été tout de suite de dire ben non, c'est sûr que d'avoir les subventions, c'est le plus intéressant mais on voulait faire l'analyse mathématique pour le confirmer. Bien sûr, on s'adresse à des gens qui ont des REER maximisés, des CELI, qui ont des surplus de liquidité. Ça s'applique pas à tout le monde là nécessairement, mais si vous avez les capitaux nécessaires pour utiliser une stratégie comme ça, ben ça pourrait être très intéressant. On a fait deux scénarios. Commençons avec à 4 % et à 8 % juste pour vous montrer l'impact du rendement sur la situation parce que ça change les conclusions. Et on a fait quatre scénarios. On a le scénario gris où on cotise simplement notre 2500 par année et on reçoit nos subventions aussi simplement que ça. Scénario orange, on va aller cotiser un 14000 dollars à la première année quand l'enfant naît et on cotise après ça notre 2500 par année pour avoir nos subventions maximales pour atteindre notre 50000 dollars de maximum. Donc vous on se comprend que le orange on cotise 14000 dollars de plus. Donc c'est sûr que le orange sera toujours favorable par rapport au scénario gris puisqu'on cotise plus. Scénario vert, on cotise simplement 50000 dollars d'un coup. Donc on reçoit des subventions seulement une année et on ne reçoit plus jamais de subvention mais on cotise notre 50000 dollars première année. Et le scénario bleu où on cotise en optimisation. Donc ça les années vont dépendre un petit peu du rendement. Donc ça on va vous revenir dès qu'on est rendu au rendement. Ce qu'on voulait vous montrer, qu'on trouvait très intéressant, c'est que à 4 % le scénario bleu et le scénario orange, on voit qu'il se démarque quand même assez bien par rapport aux autres scénarios. Donc le scénario bleu à 4 %, on cotise pour aller chercher à peu près 10 années de subvention. Donc, on cotise 25000 quand l'enfant naît 2500 par année ensuite. Et le scénario orange où on cotise simplement notre 2500 par année et notre 14000 en début pour aller chercher les subventions maximales. Comme on peut voir, ben à 4 % le rendement fait pas trop la différence. Donc si vous êtes plus conservateur dans vos placements, ben peut-être que d'aller chercher les subventions. Les subventions sont quand même un placement, un rendement garanti qui est intéressant. Où ça change beaucoup la donne, c'est si vous êtes un investisseur agressif, on peut s'attendre à des rendements plus importants, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on peut remarquer que le scénario, même les scénarios bleus et verts sont les meilleurs qui se démarquent. Et le vert étant bien celui de mettre 50000 dollars la première année, la meilleure option à 8 % serait de cotiser en fait comme 5 ans donc les aller chercher les premières subventions quand l'enfant est jeune, on cotise 40000 au jour 1. Donc vous avez un petit peu de subvention mais surtout du rendement. Ça c'est vraiment l'optimisation à 8 %. ce qui sera difficile à dire, est-ce que le portefeuille va faire 4 8 10 ? Personne le sait, mais c'est pour vous donner une petite idée un petit peu de qu'est-ce qui en est. Donc l'idée de mettre 50000 dollars jour 1 quand l'enfant est n'est pas une mauvaise idée tant que ça si on est investisseurs agressifs. Donc c'est quelque chose à garder en tête. Bien sûr, toutes les situations ici ne sont pas des recommandations. Parlez à votre conseiller avant d'entreprendre quoi que ce soit parce que ça peut changer dépendamment de la situation de toutes les tous les gens. Merci de votre écoute pour cette année encore une fois et puis au plaisir de se voir en 2026. Merci beaucoup tout le monde. À bientôt.

Septembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule du mois de septembre et de l’automne de l’équipe Mcgale Duquette Durand Dufour, avec moi Jonathan encore une fois ce mois-ci pour faire une petite revue des marchés. Bonjour tout le monde, c’est bien d’être de retour. On voulait vous montrer qu’on a eu un été plutôt calme sur les marchés financiers. Les quatre premiers mois de l’année ont été particuliers, avec mars et avril moins bons pour la bourse, alors que l’or allait super bien. Les quatre derniers mois ont été un peu différents : la bourse a très bien performé, tandis que l’or et d’autres actifs sont restés plus stables. Donc un été assez tranquille, mais à la hausse. Jonathan, qu’est-ce qu’on regarde sur les marchés ces temps-ci ? Oui, c’est toujours la question : combien de temps ça va rester comme ça ? Les tendances ont vraiment continué. Effectivement, ça a été un été très calme au niveau des données économiques. Récemment, il y a quand même quelque chose qui attire notre attention. En premier lieu, les récentes données de l’emploi ont été en dessous des attentes : moins d’emplois créés et même des emplois éliminés au Canada. Il y a eu une hausse du taux de chômage des deux côtés de la frontière : de 7 % à 7,1 % au Canada et de 4,1 % à 4,2 % aux États-Unis. Ça va être quelque chose à surveiller. Également, au Canada, on observe un ralentissement de la croissance économique : le PIB était en contraction lors du trimestre dernier. Le secteur manufacturier reste faible, ce qui explique en partie les chiffres économiques plus bas. Le consommateur demeure aussi plus prudent. Ce sont des éléments à surveiller, mais il n’y a pas que des raisons d’être pessimiste. Il y a autant de raisons d’être optimiste. Premièrement, l’inflation : au Canada, elle est en dessous de la cible, et aux États-Unis légèrement au-dessus, mais globalement mieux que prévu. La hausse des coûts liés aux tarifs est bien répartie entre les consommateurs et les entreprises, qui cherchent à réduire leurs coûts, ce qui limite l’inflation. Autre point positif : le secteur manufacturier, dont l’indice PMI est étroitement corrélé à la politique monétaire. Quand les taux d’intérêt baissent et que les conditions deviennent plus favorables, c’est très positif pour le manufacturier et la croissance économique. On s’attend à ce que de plus en plus de banques centrales réduisent leurs taux, ce qui pourrait entraîner un rebond de la croissance. À l’échelle mondiale, les analystes prévoient une croissance des bénéfices des entreprises, avec des hausses à deux chiffres aux États-Unis cette année et l’année prochaine, et des perspectives intéressantes au Canada. L’indice MSCI World devrait aussi afficher une belle croissance. Beaucoup d’optimisme malgré des nouvelles parfois négatives. Mon point à moi : les rendements mensuels du S&P 500 depuis 1950. On entend souvent que l’automne est bon et le printemps moins bon. Est-ce vrai ? Septembre est historiquement le mois le moins favorable, avec moins de 50 % des mois positifs. Mais ça ne veut rien dire : septembre est déjà positif cette année. Ce qui compte, c’est que presque tous les autres mois ont une probabilité supérieure à 50 % d’être positifs, d’où l’importance de rester investi à long terme pour mettre les probabilités de notre côté. Enfin, pour renforcer ton point, j’avais un graphique : certains disent que la bourse est très haute et chère, mais ce n’est pas excessif. Le sentiment est bon, mais on n’est ni dans le sur-optimisme ni dans le sur-pessimisme. On est au centre selon nos indicateurs. C’est encourageant avec les données que tu viens de partager. Oui, exactement. Ce sont des éléments à surveiller, mais il y a autant de raisons d’être optimiste que pessimiste. Il faut rester alerte et investi, car à long terme, les marchés et les entreprises s’adaptent, même si les conditions changent. Merci beaucoup pour votre écoute et on se revoit pour une prochaine capsule. Merci, salut.

Juillet 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue au commentaires sur les marchés de moi et Jonathan. Donc Jonathan se joint à nous aujourd'hui encore une fois. Donc Jonathan, une petite mise à jour sur les marchés boursiers puis ensuite moi j'ai un petit point sur la nouvelle union parentale qui est effective depuis le 30 juin dernier. Donc je te laisse y aller avec une petite mise à jour de qu'est-ce qui s'est passé sur les marchés. Ouais, absolument. Ben les marchés effectivement on construit leur reprise tout simplement depuis la dernière capsule là et puis l'élément déclencheur évidemment ça a été la fameuse pause des tarifs que Trump a décidé de mettre en place. Donc euh vraiment ça qui a ramené un petit peu le le côté euh optimiste là des investisseurs. Puis euh tu côté du Canada euh quand même une belle avance pour l'année là. Donc 8.6 6 % à la hausse quand même. Puis tu sais faut pas oublier du côté des tarifs, nous on est quand même bien positionné hein parce que bon c'est sûr qu'on en a juste avec les États-Unis comparé aux États-Unis qui en ont avec tout le monde. Et puis euh on a quand même été dans un sens chanceux parce que Trump a décidé de respecter l'accord qu'on avait déjà en place avec le Mexique et les États-Unis. Donc toutes les les biens les exportations en fait qui étaient admissibles à l'accord, ben ils le sont toujours donc non taxés. Donc beaucoup moins pire de ce côté-là. Petite donnée économique qui qui demeure quand même assez stable. On va continuer de surveiller le le PIB au 2è trimestre qui pourrait sortir légèrement négatif. On sait qu'il est sorti négatif le mois passé. Donc ça ça va être à surveiller l'inflation qui est toujours vraiment stable mais le taux de chômage qui est à 7 %. Donc ça aussi ça va être un autre un autre aspect à surveiller. Côté des États-Unis euh ça va ça va quand même très bien aussi. Là, on voit qu'on est à 5.5 % en devise américaine. Par contre, faut pas oublier pour un investisseur canadien euh le rendement est très différent quand même là. Euh donc, on parle de pratiquement 0 % pour l'année parce que la la devise américaine qui a baissé d'un d'un montant équivalent là. Donc euh c'est quand même une chose à se souvenir parce que tu sais des fois on regarde les nouvelles tout ça, le CP 500 va bien mais euh bon euh la performance est quand même affectée là par la devise. Puis aux États-Unis effectivement les données économiques qui sont quand même encore bonnes. Taux de chômage à 4.2 % c'est stable en fait. C'est c'est vraiment vraiment excellent. Inflation quand même en haut de la cible là en haut de 2 %. on parle de près 2 2.3 % selon les derniers résultats. Puis euh également, ben une chose à surveiller là, ça va être le 9 juillet qui est officiellement la fin de la pause de de 80 jours là pour les tarifs. Donc ça va impliquer en fait vraiment avoir des implications pour les économies mondiales. Donc ça ça va vraiment être une journée qui va être intéressante à surveiller. Est-ce que ça va être prolongé ou pas ? Je pense quele temps ça va nous le dire à suivre. C'est c'est des variables qu'on contrôle pas, hein. Absolument. Et puis côté obligation, c'est quand même assez tranquille du côté du Canada depuis le début de l'année là. Donc vraiment des rendements qui restent assez faibles parce que ben on sait on regarde l'indice obligataire au Canada qui qui est quand même de longue durée et puis les taux long terme ont augmenté depuis le début de l'année. Ça c'est tout simplement une calibration envers les tarifs. Bon qu'est-ce qui va se passer ? Il va avoir plus d'inflation. C'est vraiment un petit peu les taux qui ont qui ont resté volatiles là. Donc c'est c'est venu évidemment gruger un petit peu le rendement des obligations. Par contre sur le court terme, on a quand même connu des bonnes performances parce que les taux ont baissé évidemment avec toutes les coupeurs de taux qu'on a vu euh aux États-Unis. Euh ça quand même un petit peu mieux là. On n pas euh on n pas eu autant de de hausse de taux parce qu'évidemment euh même sur le long terme là, c'est resté stable mais sur le court terme, on a commencé à avir un petit peu de baisse à cause qu'évidemment il va avoir des coupeurs de taux qui vont venir éventuellement même s'il y en a pas encore eu cette année. Et puis côté des obligations corporatives, c'est vraiment là qu'on voit les les meilleurs rendements fait qu' avec les écords de crédit qui sont restés stable, on peut voir que c'est encore une fois la classe actif du côté du revenu fixe qui est vraiment en tête pour cette année. Encore une fois, le sécuritaire qui nous aide cette fois-ci fait que de diversifier son portefeuille, c'est toujours bon hein. On a juste la la croissance a été bon dernières années là. Absolument. Absolument. C'est c'est exactement ça. On voit les États-Unis cette année, c'était vraiment é en tête là depuis depuis 2 ans et même plus longtemps là mais particulièrement les deux dernières années. Et puis ben on voit ça c'est exactement pourquoi que c'est important de rester diversier parce que ça peut revirer assez rapidement. On sait jamais qu'est-ce qui peut se passer. Deuxème petit point, on voulait vous parler un peu du régime d'union parentale, un régime qui est en vigueur depuis le 30 juin, donc tout récent au moment où on tourne cette capsule. Euh ça vise à mieux protéger les enfants dont les parents vivent en union de fait. Donc euh si vous êtes marié, ça ne s'applique pas. C'est pour les conjoints de fait. Donc tous les conjoints de fait qui auront un enfant à partir du 30 après le 30 juin, ils sont automatiquement intégrés et puis c'est possible d'adhérer volontairement au régime si vous aviez déjà un enfant avant le 30 juin. Il faut cependant le faire volontairement là et avec un acte notarié. Euh ça consiste en quoi l'union parentale ? Donc l'union parentale, c'est juste pour protéger en fait les pour une part égale en cas de séparation des parents. Donc ça vise la résidence de de la la résiden familiales, les meubles et les véhicules. Donc ça s'applique à partir de la naissance donc sur la valeur accumulée. Donc si quelqu'un qui avait une maison puis son conjoint ou sa conjointe rentre dans la maison puis ils ont un enfant ensemble, mais la maison au départ la valeur ça c'est c'est bien propre à lui. Sauf que toute la valeur additionnée, la valeur qui sera prise au fur et à mesure que l'enfant grandit, cette valeurlà sera séparée entre les deux époux. C'est il faut consulter, c'est sûr un notaire pour bien comprendre comment s'appliquera le partage selon votre situation à vous. Ça ça sera très important de le faire et c'est possible de se retirer du patrimoine si ça vous convient pas. Donc on a par acte notarié, on a 90 jours de délai après la naissance qu'on peut faire un acte notarié pour se soustraire à ce régime là. Ce qui est quand même intéressant comme ça ça laisse la libre le libre choix à tout le monde de d'adhérer ou pas. Euh ceux qui connaissent le patrimoine familial des mariages, il y a pas de partage des produits de retraite là-dedans. Donc la régie des rentes du Québec, le ton tes réaires, le fond de pension, ça ne se partage pas avec ce régime-là seulement pour les personnes mariées. Il y a d'autres petites mesures de protection et celle-ci, on peut pas s'y exclure. Donc si vous avez un enfant avec quelqu'un après le 30 juin, ces trois protections là vont s'appliquer que vous le vouliez ou non. Euh donc la protection de la résidence principale. Donc même si la résidence est à vous puis que vous avez une un conjoint, une conjointe qui habite, vous pourrez pas la vendre sans son autorisation. Vous avez une prestation compensatoire pour un conjoint qui se serait appauvri pendant l'union parentale. On pense souvent à la femme au foyer là de l'époque ou quand qu' il y a quelqu'un qui sacrifie sa carrière ou quelque chose comme ça. Donc il y a maintenant un mécanisme de protection. À l'époque, les conjoints de fil juste, il y avait aucun mécanisme de protection pour personne. Euh et puis euh le droit de succession, maintenant les conjoints de fait seront reconnus. Donc dans le cas où il y avait pas de testament à l'époque si on était un conjoint de fait, il y a le conjoint n'héritait de rien là. Donc c'était les enfants, les parents ou les frères et sœurs selon la situation. Donc maintenant les conjoints de fesses sont reconnus là pour une situation sans testament. Encore une fois, c'est de faire un testament la meilleure solution pour se protéger là-dessus. Mais au moins, il y a une protection pour un conjoint de fait qui s'établit suite à cette unionlà. Merci beaucoup de votre écoute et bon mois de bon été. Merci beaucoup tout le monde.

Salut. Bon été.

Ah.

Actualités économiques

Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Nancy Paquet se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Alors bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes mardi le 28 avril 2026. Stéfane, comme toujours un plaisir de te revoir. Un mois plus tard, qu'est-ce qui se passe?

Il y a de l'action partout.

Ok, dis-nous en plus.

Il y a plein d'action partout, mais c'est le statu quo par rapport au mois passé. Le prix du pétrole a varié mais on est revenu à 100 $ Nancy.

Alors on a connu de la variation durant le mois.

Oui, t'as raison, beaucoup de péripéties aussi. La raison pour laquelle on reste à 100 $ Nancy, c'est que nonobstant ce que les politiciens nous disent autour de la planète, il y a rien qui se passe dans le détroit d'Ormuz.

Ce qui est quand même inquiétant.

Ta chaîne d'approvisionnement manufacturière demeure bloquée puis là tu entres dans un 3e mois de blocage avec des inventaires qui se raréfient, donc.

Stéfane, est-ce que c'est pour ça que ce matin les Émirats arabes ont annoncé qu'ils sortaient de l'OPEP?

Il y a certainement un lien. Ça fait plusieurs, plusieurs années qu'ils étaient frustrés, mais là, il y a un processus plus c'est fermé longtemps, moins j'ai de revenu. Moi je vais devoir reconstruire les infrastructures détruites au cours des derniers mois. Pour ce faire, je vais devoir produire plus. Donc les États arabes unis se sont dit, ben moi je ne veux plus faire partie d'un club qui restreint ma liberté de pouvoir produire pour me reconstruire. C'est très certainement relié à ça Nancy, mais ça revient à ce qu'on disait avant. Il y a un changement structurel qui s'opère au niveau de la chaîne d'approvisionnement qui va même impacter la soi-disant cohésion qu'il y avait avec l'OPEP depuis quelques années.

Oui.

Oui.

Tout à fait.

Oui.

Et quelles sont nos espoirs de voir le détroit d'Ormuz rouvrir rapidement? Je sais que t'as pas de.

Ben premièrement de faire une lecture quotidienne, puis en passant sur notre site Internet on fait la lecture, la vigie de ce qui se passe dans le détroit d'Ormuz. Donc encore une fois, pour l'instant, rien qui se passe mais, puis les probabilités que ça réouvre à court terme, écoutez pour la fin du mois c'est 1.8 %.

Ça arrivera pas.

Pour le 31 mai c'est 39 %, c'est à peu près les mêmes probabilités qu'on donne présentement sur Polymarket pour les Canadiens de Montréal gagnent la série contre Tampa Bay donc juste. En passant en passant. Donc rien avant la fin juin pour le moment. Puis encore une fois Nancy, ça ça impacte la chaîne d'approvisionnement parce que j'insiste là-dessus, c'est pas juste l'énergie qui est bloquée, c'est l'approvisionnement en hélium, en aluminium. L'aluminium en fait les alumineries ont été détruites donc on peut pas les rouvrir du jour au lendemain.

Non ça va être long.

C'est la raison pour laquelle les prix sont un record de tous les temps. La production d'engrais chimiques, le plastique encore une fois. Donc, il y a une raréfaction des inventaires, puis ça va commencer à frapper dans les prochaines semaines.

Et ça ça veut dire donc l'épicerie, les fruits et légumes cet été malheureusement pour les Canadiens risquent de coûter plus chers.

Les probabilités sont plus à ce que ce soit plus haut que plus bas. Tu as absolument raison, je peux pas impacter une chaîne d'approvisionnement avec le coût d'énergie sans avoir un impact sur le prix de la nourriture, c'est corrélé, Nancy.

Et pourtant, malgré tout ce que tu nous dis ici, on voit des records.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La preuve: la bourse est à un record de tous les temps. Ce qui est inédit dans un contexte de choc pétrolier, parce que comme on en avait parlé, historiquement, choc pétrolier ça entraîne souvent, en fait plus souvent, en fait toujours accompagné d'un choc d'un environnement baissier pour la bourse, donc une baisse d'au moins 20 %. Cette fois-ci c'est particulier, c'est un record de tous les temps pendant même que le choc n'est pas complètement résolu. Ça c'est vraiment inédit.

Ouais donc on navigue maintenant dans des eaux jamais naviguées.

Mais une raison pour laquelle la bourse est à ce niveau-là, c'est pas que c'est les gens sont complaisants, c'est que, en passant, petite parenthèse avant qu'on parle à l'autre sujet. C'est toutes les classes d'actifs qui sont en hausse, c'est pas juste la bourse hein. Toutes les classes d'actifs depuis le début de l'année sont en hausse. Donc, imagine toi Nancy, j'ai un choc pétrolier qui en général amène énormément de volatilité sur les classes d'actifs, puis je me retrouve à un sommet avec des classes d'actifs qui offrent un rendement positif depuis le début de l'année.

Oui et on voit ici le marché émergent donc on sait que du côté de l'Asie c'est, écoute, dithyrambique les attentes des marchés.

C'est ce qui se passe au niveau des marchés, c'est que les marchés montent. Pourquoi? Parce qu'au même moment que le choc pétrolier, j'ai les révisions des bénéfices les plus positives depuis plusieurs années au niveau mondial. Mais dans l'Asie émergente, la région du monde qui est soi-disant la plus négativement impactée par le détroit d'Ormuz, sa fermeture, ben l'Asie émergente maintenant enregistre ses meilleures révisions à la hausse des bénéfices. Oui il y a des histoires comme ah la Corée, les semi-conducteurs ça va, les puces informatiques ça va bien, mais il y a plus que ça Nancy. Il y a aussi la capacité de produits manufacturiers, de puissance manufacturière comme la Chine qui ont une capacité d'augmenter leur prix aussi. Donc.

Tout à fait.

À voir.

Tout à fait. Et donc si on regarde nos estimés ou nos prévisions de marché. En janvier dernier, toi et moi on regardait ça pour dire mon Dieu, ils vont doubler. Ce qu'on avait fait en 2026, on trouvait déjà que c'était beaucoup.

Ben on disait en janvier, 15 % c'est 50 % d'augmentation.

Ouais.

C'est agressif.

Ouais.

Là on est rendu à doubler, t'as raison 22.1 %, donc c'est des révisions de bénéfices exceptionnelles. On s'attend maintenant à une croissance des bénéfices par action à 54 % dans la zone asiatique. Toutes les régions du monde à part le Japon voient une amélioration au niveau des marges bénéficiaires. C'est ça qui est un peu la contradiction par contre. Donc je peux comprendre que les révisions à la hausse au niveau des bénéfices, mais est-ce que les compagnies vont vraiment pouvoir livrer la marchandise sur ce qu'on indique présentement, donc doubler la croissance des bénéfices par rapport à l'année passée?

Beaucoup d'attente dans le marché.

Tout est possible mais c'est de plus en plus ambitieux. Faut pas surprendre les gens à la baisse là, à négativement au cours des prochaines semaines.

Et pourtant le dollar américain.

Ben c'est cohérent avec ce qui se passe Nancy, parce que si les gens se disent ça va bien dans le meilleur des mondes, ben le dollar américain.

On se refuge moins.

C'est moins la valeur refuge, donc je reviens où j'étais au même niveau qu'au début de la guerre, donc ça c'est cohérent à ce niveau-là. Encore une fois ce que je dis Nancy, c'est est-ce que vous pourrez les compagnies livrer ce que vous promettez au marché présentement si je demeure fermé même encore un mois sur le détroit d'Ormuz, il y a certainement quelqu'un qui va se faire prendre au niveau des marges bénéficiaires, mais on va tester cette hypothèse là au cours des prochaines semaines.

Et pourtant malgré qu'on voit ça, puis là toi et moi on n'est pas d'accord là-dessus puis c'est correct, mais il y a pas une appréciation si grande du dollar canadien par rapport à la devise américaine. Je sais que tu vas me contredire.

On se maintient quand même. Tu vois on est autour de 1.36. Moi j'aurais pensé que dans le contexte du choc pétrolier, le dollar canadien a été 5 sous déprécié plus qu'il l'est présentement donc.

Alors qu'il y a une légère amélioration.

Quand tu te compares, tu le consoles, ça je comprends la frustration des gens, surtout ceux des gens qui veulent voyager.

Exact.

Mais c'est savoir, moi je pense que si tu commences à décevoir au niveau des bénéfices, dollar américain pourrait commencer à se réapprécier. Puis là tu vas être encore moins contente avec moi parce que dire le dollar canadien il va se déprécier au lieu de s'apprécier.

Oh tout à fait.

Mais cela dit Nancy, j'ai bon espoir que d'ici la fin de l'année, on continue à voir une appréciation du dollar canadien. Pourquoi? Parce qu'on bénéficie quand même de la fermeture du détroit d'Ormuz, puis de l'impact sur le prix des commodités étant donné que nous sommes un exportateur de commodités.

Tout à fait. Et d'ailleurs le Canada, plusieurs de nos classes d'actifs performent.

Oui, puis au niveau des commodités, puis ça c'est important. 52 % de tout ce que le Canada exporte en commodité, c'est de l'énergie en général. Mais n'oubliez pas, il y a des métaux qui sont à un record de tous les temps, des produits agricoles, tu sais, oui, c'est dommage, le prix de la nourriture va coûter plus cher au Canada, mais il y a des agriculteurs quand même qui en bénéficient au Canada, donc ça ce sont des grosses composantes. Fait que, quand je le mets tout ensemble Nancy, puis tu sais, on va avoir une mise à jour économique cet après-midi d'Ottawa, ça amène que y a des perspectives budgétaires qui étaient peu reluisantes en début février qui deviennent soudainement beaucoup plus reluisantes. Je t'explique, donc en février le gouvernement fédéral ils avaient la croissance des revenus va être de 3 % cette année, mais avec ce qui passe auprès des commodités t'es à 5 %. Pour des provinces comme l'Alberta, l'Alberta était la plus pessimiste de toutes les provinces au Canada cette année. Ils disaient, moi j'aurais juste 1.9 % de croissance des revenus, tu te retrouves à plus de 7 %, puis pour la Saskatchewan qui exporte aussi de la potasse.

Oui.

C'est à 9 %. Donc note que le Québec, l'Ontario en bénéficie un peu, mais il y a une composante importante. Puis avec la manne de revenus plus importante qui peut être générée avec le prix des commodités, ça amène au gouvernement fédéral d'explorer davantage les façons d'attirer des capitaux vers le Canada. Avec l'annonce d'hier, là peut-être un fond souverain.

Tout à fait.

Créé au Canada. Oui.

Tout à fait. Donc, ton mot de la fin, Stéfane?

22 % en attente de croissance, c'est très ambitieux, je veux y croire Nancy, mais tu dois me le prouver dans les prochaines semaines que la fermeture du détroit d'Ormuz n'a aucun impact sur les marges bénéficiaires, donc je m’attends peut-être avec un peu plus de volatilité. C'est certain qu'il y a certains secteurs qui pourront pas livrer la marchandise donc soyez pas surpris, choisissez vos zones géographiques, choisissez votre tolérance au risque, puis on verra au cours des prochains mois si vraiment j'ai des perspectives aussi reluisantes que escomptées présentement au niveau des valorisations.

Ben merci beaucoup Stéfane, toujours éclairant comme toujours. Puis je nous invite tous à suivre justement le site sur notre site web. Le lien va être mis pour voir toutes les mises à jour économiques que vous faites. Les recherches qui sont publiées peuvent nous aider à réfléchir et surtout parlez à vos conseillers pour avoir la chance de prendre tout ce contenu-là et de l'attacher à votre réalité pour vos objectifs financiers. Merci beaucoup d'avoir été là, merci encore Stéfane et on se revoit le mois prochain.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde. Aujourd’hui, 16 mars, je vais essayer de faire le point rapidement sur un trimestre dans lequel il s’en est passé énormément, où il continue d’ailleurs de s’en passer beaucoup au moment même où on enregistre.

Sans plus tarder, je pense que la meilleure manière de résumer les dernières semaines, c’est de souligner à quel point on traverse une période de changements profonds, mais qui s’accélère également sur plusieurs fronts en même temps. Évidemment, le géopolitique, avec la situation en Iran, mais également le technologique, avec des avancées continues en intelligence artificielle qui sont venues soulever toute une série de questions pour d’importantes entreprises. Et, dans l’ensemble, tout ça nous dit quoi? Ça nous dit, effectivement, que l’incertitude augmente. Typiquement, l’incertitude, on l’adresse de manière cyclique; mais, forcément, dans le monde actuel, il faut l’aborder d’une manière plus structurelle, plus importante, donc il faut s’y habituer. Maintenant, on pourrait débattre longtemps des conséquences plus précises de ces changements-là.  Pour aujourd’hui, prenons simplement le temps d’écouter ce que les marchés nous disent depuis environ un an. Ils nous disent essentiellement trois choses. La première, c’est qu’évidemment, c’est porteur d’une importante volatilité, parfois très marquée dans des périodes brèves. On l’a vu en avril dernier avec les tarifs; on le voit, dans une certaine mesure, dans les derniers jours. Mais, au-delà de cette volatilité-là, il y a quand même une certaine résilience qui s’observe dans les marchés, qui affichent encore des gains substantiels au cours de la dernière année et quelque, là, signe qu’au-delà des chocs qu’on observe, il y a quand même une activité économique qui se poursuit en arrière-scène et qui soutient les marchés boursiers, pour autant qu’on soit adéquatement diversifié. Encore une fois, parce que l’histoire de la divergence s’est poursuivie en début d’année 2026, avec des écarts importants entre secteurs, entre facteurs, mais également entre pays. Encore une fois, avec les actions américaines qui font essentiellement du surplace depuis octobre dernier, alors qu’on a de meilleurs gains ailleurs dans le monde. Bien que ça aussi soit très volatil, on l’a vu: cet écart-là s’est refermé quelque peu dans les dernières semaines, alors que les États-Unis — les actions américaines — sont un peu moins sensibles aux aléas des prix de l’énergie, qui créent beaucoup de remous sur les marchés, pour de bonnes raisons, dans la mesure où il n’y a pas de goulot d’étranglement plus important, pour l’univers énergétique, que le fameux détroit d’Ormuz, au sud de l’Iran, qui, en ce moment, est à toutes fins pratiques fermé. Malgré ça, comme vous le voyez, on n’est pas allés aussi haut qu’on a pu aller en début 2022, lors de l’invasion russe en Ukraine, au niveau des prix du pétrole. Mais, plus important encore, on voit que le marché traite la situation actuelle comme étant au moins en partie temporaire, dans la mesure où le prix pour un baril de pétrole dans 12 mois — ce qui est la ligne bleu pâle ici — augmente, oui – donc, il y a des conséquences aussi sur 12 mois –, mais aucunement dans la même mesure que ce qu’on voit dans la situation actuelle. Ce qui est logique, dans la mesure où la situation actuelle est, à bien des égards, tout à fait insoutenable pour toutes les parties concernées ici. Il faut continuer de suivre ça. Malheureusement, l’éventail des scénarios, malgré tout, est encore assez large. Mais, pour aujourd’hui, je vous dirais au moins que, sur le plan économique, il y a lieu de penser qu’on n’est pas sur le point de revivre l’épisode de 2022, qui avait été très difficile à la fois pour les investisseurs boursiers, mais aussi pour les investisseurs obligataires. Parce qu’il faut se souvenir qu’à l’époque, on a eu le choc géopolitique de l’Ukraine; mais l’inflation était déjà à 8 %, et les indicateurs économiques nous pointaient déjà vers un ralentissement devant nous. Aujourd’hui, la situation est différente. Les indicateurs économiques avancés nous parlaient plutôt d’une reprise cyclique qui se profilait devant nous — comme on commençait à le voir à certains égards — mais qui est forcément devenue plus incertaine, plus à risque. Alors que, forcément, les prochains chiffres d’inflation vont être définitivement plus élevés qu’on l’espérait avant la situation en Iran.

En conclusion, pour aujourd’hui, trois choses. Ce n’est pas compliqué : on traverse une période de changements et d’incertitude très profonds sur le plan géopolitique et technologique, ce qui fait bouger les marchés et les rend très volatils, surtout au sein même des marchés boursiers. De sorte que, pour un investisseur diversifié, malgré tout ça, il n’y a pas nécessairement trop de conséquences négatives. Et ce constat-là — volatilité, divergence, mais également résilience — devrait demeurer l’histoire dans le prochain trimestre. Bien que l’aspect « résilience » va être mis à l’épreuve ici, parce que les risques autour du scénario économique ont forcément augmenté avec les tensions géopolitiques, mais plus spécifiquement la hausse des prix de l’énergie. 

C’est tout pour aujourd’hui. Merci d’avoir été à l’écoute. On se reparle en juin. Et puis, d’ici là, bon printemps tout le monde.

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