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Notre commentaire sur les marchés

Visionnez ou consultez la plus récente version de notre commentaire sur les marchés financiers revue par les membres de notre équipe.

Décembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à notre capsule de décembre de 2025, notre dernière capsule de l'année. Donc Jonathan se joint encore à moi pour cette capsule-ci pour faire une petite révision des marchés et on va parler de régime épargnée aussi par la suite. On a analysé des petites stratégies de cotisation intéressantes. Donc une conclusion intéressante à venir pour ça. Donc Jonathan, ton retour sur 2025.

Oui, absolument. Ben écoutez, ça a été quand même une vraiment une très belle année encore une fois pour une troisième année d'affilée hein. On se rappelle depuis 2022 qui avait été à la baisse, mais ça a été vraiment trois très belles années et que les actions mondiales qui ont poursuivi leur ascension là. Écoutez, surtout si on regarde évidemment, on a eu la baisse du mois d'avril qui a été assez de courte durée hein quand même. Fait que ensuite ben on voit justement le fameux post que Trump a fait sur les réseaux sociaux et puis depuis ce moment-là, ça a vraiment été un des meilleurs 6 mois. Puis si on regarde la prochaine diapositive là, c'est évidemment une distribution de probabilité. Donc si on regarde à droite du graphique, c'est évidemment les rendements les plus élevés. Et puis on voit qu'on si on regarde la probabilité d'atteindre le ramon atteint sur les 6 derniers mois qui est de 32 à 34 %, là, c'est vraiment quand même très très limité. Donc on a vraiment eu un rendement exceptionnel sur les 6 derniers mois.

Ça a été principalement vrai en dehors des États-Unis. On peut voir ben cette année ça a été vraiment le Canada qui a été le grand champion avec les marchés émergents et puis même la région internationale. Donc ça a été quand même très différent des dernières années où est-ce que c'était très concentré autour des États-Unis. Au niveau des actions américaines par exemple, ça a été encore la technologie qui a été vraiment le grand vainqueur. Au niveau du Canada, ça été un peu plus différent. Ça on a eu une grande performance de l'art cette année évidemment et les banques là qui ont qui ont évidemment participé très fortement au rendement du TSX cette année. Si on regarde au niveau des États-Unis, ce qui explique là un petit peu le retard parce que ça a été le plus grand retard par rapport aux actions mondiales depuis 2009. Donc vraiment les actions américaines qui ont pas mal dominé les marchés mondiaux là depuis 2009, ben ça a été vraiment le plus grand retard. On parle on parle quand même d'un peu près 11 % là de retard. Et puis deux éléments, ben évidemment l'effet du dollar canadien parce que le dollar américain qui s'est évidemment déprécié par rapport au dollar canadien cette année. Et on peut voir aussi que tu sais au niveau des bénéfices, ça a été quand même solide, la partie en rouge là sur le graphique. Donc c'est pas vraiment la croissance des bénéfices qui explique le retard, c'est plutôt au niveau du ratio cours bénéfice qui qui a pris moins d'expansion que ces rivaux. Et évidemment, ben on c'est parce que les on partait avec des valorisations qui étaient déjà relativement plus élevées qu'ailleurs dans le monde. Donc c'est sûr qu'il y a eu un certain rattrapage là cette année. Et puis au final qu'est-ce qui s'est passé ? Ben, tu sais, c'est sûr, on a vécu une année quand même rocambolesque avec bon les tarifs, l'arrivée de Trump et tout ça, mais overall, d'une façon générale, ça a été vraiment mieux que prévu. Donc, moins d'inflation que prévu et surprise économique qui a été positive. Donc un petit rappel que évidemment des fois faut faire attention aux prévisions, tu sais, on a eu beaucoup de nuages gris, beaucoup d'articles d'incertitude là une certaine au plus au début de de l'année là. Ben c'est un petit rappel que des fois tu sais faut prendre ça avec un grain de sel puis les prévisions restent des prévisions mais souvent ils peuvent être biaisés puis on difficile de prévoir l'avenir là au niveau des marchés boursiers.

Merci Jonathan. Pour la deuxième partie de la capsule, on va passer au régime épargne étude. On a fait une petite analyse pour le plaisir. C'est parti de quelqu'un qui m'a posé la question puis j'ai eu le réflexe de dire tout de suite ben non, c'est sûr que ça vaut pas la peine. La question c'était est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite notre montant parce qu'on a droit de 50000 dollars à vie pour un enfant. Donc, est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite 50000 dollars ou on est mieux de cotiser 2500 par année et d'avoir les subventions ? Parce que si on cotise 5000 dollars dans une année, ben on aura pas des subventions du gouvernement pour la totalité du montant. Donc le réflexe a été tout de suite de dire ben non, c'est sûr que d'avoir les subventions, c'est le plus intéressant mais on voulait faire l'analyse mathématique pour le confirmer. Bien sûr, on s'adresse à des gens qui ont des REER maximisés, des CELI, qui ont des surplus de liquidité. Ça s'applique pas à tout le monde là nécessairement, mais si vous avez les capitaux nécessaires pour utiliser une stratégie comme ça, ben ça pourrait être très intéressant. On a fait deux scénarios. Commençons avec à 4 % et à 8 % juste pour vous montrer l'impact du rendement sur la situation parce que ça change les conclusions. Et on a fait quatre scénarios. On a le scénario gris où on cotise simplement notre 2500 par année et on reçoit nos subventions aussi simplement que ça. Scénario orange, on va aller cotiser un 14000 dollars à la première année quand l'enfant naît et on cotise après ça notre 2500 par année pour avoir nos subventions maximales pour atteindre notre 50000 dollars de maximum. Donc vous on se comprend que le orange on cotise 14000 dollars de plus. Donc c'est sûr que le orange sera toujours favorable par rapport au scénario gris puisqu'on cotise plus. Scénario vert, on cotise simplement 50000 dollars d'un coup. Donc on reçoit des subventions seulement une année et on ne reçoit plus jamais de subvention mais on cotise notre 50000 dollars première année. Et le scénario bleu où on cotise en optimisation. Donc ça les années vont dépendre un petit peu du rendement. Donc ça on va vous revenir dès qu'on est rendu au rendement. Ce qu'on voulait vous montrer, qu'on trouvait très intéressant, c'est que à 4 % le scénario bleu et le scénario orange, on voit qu'il se démarque quand même assez bien par rapport aux autres scénarios. Donc le scénario bleu à 4 %, on cotise pour aller chercher à peu près 10 années de subvention. Donc, on cotise 25000 quand l'enfant naît 2500 par année ensuite. Et le scénario orange où on cotise simplement notre 2500 par année et notre 14000 en début pour aller chercher les subventions maximales. Comme on peut voir, ben à 4 % le rendement fait pas trop la différence. Donc si vous êtes plus conservateur dans vos placements, ben peut-être que d'aller chercher les subventions. Les subventions sont quand même un placement, un rendement garanti qui est intéressant. Où ça change beaucoup la donne, c'est si vous êtes un investisseur agressif, on peut s'attendre à des rendements plus importants, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on peut remarquer que le scénario, même les scénarios bleus et verts sont les meilleurs qui se démarquent. Et le vert étant bien celui de mettre 50000 dollars la première année, la meilleure option à 8 % serait de cotiser en fait comme 5 ans donc les aller chercher les premières subventions quand l'enfant est jeune, on cotise 40000 au jour 1. Donc vous avez un petit peu de subvention mais surtout du rendement. Ça c'est vraiment l'optimisation à 8 %. ce qui sera difficile à dire, est-ce que le portefeuille va faire 4 8 10 ? Personne le sait, mais c'est pour vous donner une petite idée un petit peu de qu'est-ce qui en est. Donc l'idée de mettre 50000 dollars jour 1 quand l'enfant est n'est pas une mauvaise idée tant que ça si on est investisseurs agressifs. Donc c'est quelque chose à garder en tête. Bien sûr, toutes les situations ici ne sont pas des recommandations. Parlez à votre conseiller avant d'entreprendre quoi que ce soit parce que ça peut changer dépendamment de la situation de toutes les tous les gens. Merci de votre écoute pour cette année encore une fois et puis au plaisir de se voir en 2026. Merci beaucoup tout le monde. À bientôt.

Septembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule du mois de septembre et de l’automne de l’équipe Mcgale Duquette Durand Dufour, avec moi Jonathan encore une fois ce mois-ci pour faire une petite revue des marchés. Bonjour tout le monde, c’est bien d’être de retour. On voulait vous montrer qu’on a eu un été plutôt calme sur les marchés financiers. Les quatre premiers mois de l’année ont été particuliers, avec mars et avril moins bons pour la bourse, alors que l’or allait super bien. Les quatre derniers mois ont été un peu différents : la bourse a très bien performé, tandis que l’or et d’autres actifs sont restés plus stables. Donc un été assez tranquille, mais à la hausse. Jonathan, qu’est-ce qu’on regarde sur les marchés ces temps-ci ? Oui, c’est toujours la question : combien de temps ça va rester comme ça ? Les tendances ont vraiment continué. Effectivement, ça a été un été très calme au niveau des données économiques. Récemment, il y a quand même quelque chose qui attire notre attention. En premier lieu, les récentes données de l’emploi ont été en dessous des attentes : moins d’emplois créés et même des emplois éliminés au Canada. Il y a eu une hausse du taux de chômage des deux côtés de la frontière : de 7 % à 7,1 % au Canada et de 4,1 % à 4,2 % aux États-Unis. Ça va être quelque chose à surveiller. Également, au Canada, on observe un ralentissement de la croissance économique : le PIB était en contraction lors du trimestre dernier. Le secteur manufacturier reste faible, ce qui explique en partie les chiffres économiques plus bas. Le consommateur demeure aussi plus prudent. Ce sont des éléments à surveiller, mais il n’y a pas que des raisons d’être pessimiste. Il y a autant de raisons d’être optimiste. Premièrement, l’inflation : au Canada, elle est en dessous de la cible, et aux États-Unis légèrement au-dessus, mais globalement mieux que prévu. La hausse des coûts liés aux tarifs est bien répartie entre les consommateurs et les entreprises, qui cherchent à réduire leurs coûts, ce qui limite l’inflation. Autre point positif : le secteur manufacturier, dont l’indice PMI est étroitement corrélé à la politique monétaire. Quand les taux d’intérêt baissent et que les conditions deviennent plus favorables, c’est très positif pour le manufacturier et la croissance économique. On s’attend à ce que de plus en plus de banques centrales réduisent leurs taux, ce qui pourrait entraîner un rebond de la croissance. À l’échelle mondiale, les analystes prévoient une croissance des bénéfices des entreprises, avec des hausses à deux chiffres aux États-Unis cette année et l’année prochaine, et des perspectives intéressantes au Canada. L’indice MSCI World devrait aussi afficher une belle croissance. Beaucoup d’optimisme malgré des nouvelles parfois négatives. Mon point à moi : les rendements mensuels du S&P 500 depuis 1950. On entend souvent que l’automne est bon et le printemps moins bon. Est-ce vrai ? Septembre est historiquement le mois le moins favorable, avec moins de 50 % des mois positifs. Mais ça ne veut rien dire : septembre est déjà positif cette année. Ce qui compte, c’est que presque tous les autres mois ont une probabilité supérieure à 50 % d’être positifs, d’où l’importance de rester investi à long terme pour mettre les probabilités de notre côté. Enfin, pour renforcer ton point, j’avais un graphique : certains disent que la bourse est très haute et chère, mais ce n’est pas excessif. Le sentiment est bon, mais on n’est ni dans le sur-optimisme ni dans le sur-pessimisme. On est au centre selon nos indicateurs. C’est encourageant avec les données que tu viens de partager. Oui, exactement. Ce sont des éléments à surveiller, mais il y a autant de raisons d’être optimiste que pessimiste. Il faut rester alerte et investi, car à long terme, les marchés et les entreprises s’adaptent, même si les conditions changent. Merci beaucoup pour votre écoute et on se revoit pour une prochaine capsule. Merci, salut.

Juillet 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue au commentaires sur les marchés de moi et Jonathan. Donc Jonathan se joint à nous aujourd'hui encore une fois. Donc Jonathan, une petite mise à jour sur les marchés boursiers puis ensuite moi j'ai un petit point sur la nouvelle union parentale qui est effective depuis le 30 juin dernier. Donc je te laisse y aller avec une petite mise à jour de qu'est-ce qui s'est passé sur les marchés. Ouais, absolument. Ben les marchés effectivement on construit leur reprise tout simplement depuis la dernière capsule là et puis l'élément déclencheur évidemment ça a été la fameuse pause des tarifs que Trump a décidé de mettre en place. Donc euh vraiment ça qui a ramené un petit peu le le côté euh optimiste là des investisseurs. Puis euh tu côté du Canada euh quand même une belle avance pour l'année là. Donc 8.6 6 % à la hausse quand même. Puis tu sais faut pas oublier du côté des tarifs, nous on est quand même bien positionné hein parce que bon c'est sûr qu'on en a juste avec les États-Unis comparé aux États-Unis qui en ont avec tout le monde. Et puis euh on a quand même été dans un sens chanceux parce que Trump a décidé de respecter l'accord qu'on avait déjà en place avec le Mexique et les États-Unis. Donc toutes les les biens les exportations en fait qui étaient admissibles à l'accord, ben ils le sont toujours donc non taxés. Donc beaucoup moins pire de ce côté-là. Petite donnée économique qui qui demeure quand même assez stable. On va continuer de surveiller le le PIB au 2è trimestre qui pourrait sortir légèrement négatif. On sait qu'il est sorti négatif le mois passé. Donc ça ça va être à surveiller l'inflation qui est toujours vraiment stable mais le taux de chômage qui est à 7 %. Donc ça aussi ça va être un autre un autre aspect à surveiller. Côté des États-Unis euh ça va ça va quand même très bien aussi. Là, on voit qu'on est à 5.5 % en devise américaine. Par contre, faut pas oublier pour un investisseur canadien euh le rendement est très différent quand même là. Euh donc, on parle de pratiquement 0 % pour l'année parce que la la devise américaine qui a baissé d'un d'un montant équivalent là. Donc euh c'est quand même une chose à se souvenir parce que tu sais des fois on regarde les nouvelles tout ça, le CP 500 va bien mais euh bon euh la performance est quand même affectée là par la devise. Puis aux États-Unis effectivement les données économiques qui sont quand même encore bonnes. Taux de chômage à 4.2 % c'est stable en fait. C'est c'est vraiment vraiment excellent. Inflation quand même en haut de la cible là en haut de 2 %. on parle de près 2 2.3 % selon les derniers résultats. Puis euh également, ben une chose à surveiller là, ça va être le 9 juillet qui est officiellement la fin de la pause de de 80 jours là pour les tarifs. Donc ça va impliquer en fait vraiment avoir des implications pour les économies mondiales. Donc ça ça va vraiment être une journée qui va être intéressante à surveiller. Est-ce que ça va être prolongé ou pas ? Je pense quele temps ça va nous le dire à suivre. C'est c'est des variables qu'on contrôle pas, hein. Absolument. Et puis côté obligation, c'est quand même assez tranquille du côté du Canada depuis le début de l'année là. Donc vraiment des rendements qui restent assez faibles parce que ben on sait on regarde l'indice obligataire au Canada qui qui est quand même de longue durée et puis les taux long terme ont augmenté depuis le début de l'année. Ça c'est tout simplement une calibration envers les tarifs. Bon qu'est-ce qui va se passer ? Il va avoir plus d'inflation. C'est vraiment un petit peu les taux qui ont qui ont resté volatiles là. Donc c'est c'est venu évidemment gruger un petit peu le rendement des obligations. Par contre sur le court terme, on a quand même connu des bonnes performances parce que les taux ont baissé évidemment avec toutes les coupeurs de taux qu'on a vu euh aux États-Unis. Euh ça quand même un petit peu mieux là. On n pas euh on n pas eu autant de de hausse de taux parce qu'évidemment euh même sur le long terme là, c'est resté stable mais sur le court terme, on a commencé à avir un petit peu de baisse à cause qu'évidemment il va avoir des coupeurs de taux qui vont venir éventuellement même s'il y en a pas encore eu cette année. Et puis côté des obligations corporatives, c'est vraiment là qu'on voit les les meilleurs rendements fait qu' avec les écords de crédit qui sont restés stable, on peut voir que c'est encore une fois la classe actif du côté du revenu fixe qui est vraiment en tête pour cette année. Encore une fois, le sécuritaire qui nous aide cette fois-ci fait que de diversifier son portefeuille, c'est toujours bon hein. On a juste la la croissance a été bon dernières années là. Absolument. Absolument. C'est c'est exactement ça. On voit les États-Unis cette année, c'était vraiment é en tête là depuis depuis 2 ans et même plus longtemps là mais particulièrement les deux dernières années. Et puis ben on voit ça c'est exactement pourquoi que c'est important de rester diversier parce que ça peut revirer assez rapidement. On sait jamais qu'est-ce qui peut se passer. Deuxème petit point, on voulait vous parler un peu du régime d'union parentale, un régime qui est en vigueur depuis le 30 juin, donc tout récent au moment où on tourne cette capsule. Euh ça vise à mieux protéger les enfants dont les parents vivent en union de fait. Donc euh si vous êtes marié, ça ne s'applique pas. C'est pour les conjoints de fait. Donc tous les conjoints de fait qui auront un enfant à partir du 30 après le 30 juin, ils sont automatiquement intégrés et puis c'est possible d'adhérer volontairement au régime si vous aviez déjà un enfant avant le 30 juin. Il faut cependant le faire volontairement là et avec un acte notarié. Euh ça consiste en quoi l'union parentale ? Donc l'union parentale, c'est juste pour protéger en fait les pour une part égale en cas de séparation des parents. Donc ça vise la résidence de de la la résiden familiales, les meubles et les véhicules. Donc ça s'applique à partir de la naissance donc sur la valeur accumulée. Donc si quelqu'un qui avait une maison puis son conjoint ou sa conjointe rentre dans la maison puis ils ont un enfant ensemble, mais la maison au départ la valeur ça c'est c'est bien propre à lui. Sauf que toute la valeur additionnée, la valeur qui sera prise au fur et à mesure que l'enfant grandit, cette valeurlà sera séparée entre les deux époux. C'est il faut consulter, c'est sûr un notaire pour bien comprendre comment s'appliquera le partage selon votre situation à vous. Ça ça sera très important de le faire et c'est possible de se retirer du patrimoine si ça vous convient pas. Donc on a par acte notarié, on a 90 jours de délai après la naissance qu'on peut faire un acte notarié pour se soustraire à ce régime là. Ce qui est quand même intéressant comme ça ça laisse la libre le libre choix à tout le monde de d'adhérer ou pas. Euh ceux qui connaissent le patrimoine familial des mariages, il y a pas de partage des produits de retraite là-dedans. Donc la régie des rentes du Québec, le ton tes réaires, le fond de pension, ça ne se partage pas avec ce régime-là seulement pour les personnes mariées. Il y a d'autres petites mesures de protection et celle-ci, on peut pas s'y exclure. Donc si vous avez un enfant avec quelqu'un après le 30 juin, ces trois protections là vont s'appliquer que vous le vouliez ou non. Euh donc la protection de la résidence principale. Donc même si la résidence est à vous puis que vous avez une un conjoint, une conjointe qui habite, vous pourrez pas la vendre sans son autorisation. Vous avez une prestation compensatoire pour un conjoint qui se serait appauvri pendant l'union parentale. On pense souvent à la femme au foyer là de l'époque ou quand qu' il y a quelqu'un qui sacrifie sa carrière ou quelque chose comme ça. Donc il y a maintenant un mécanisme de protection. À l'époque, les conjoints de fil juste, il y avait aucun mécanisme de protection pour personne. Euh et puis euh le droit de succession, maintenant les conjoints de fait seront reconnus. Donc dans le cas où il y avait pas de testament à l'époque si on était un conjoint de fait, il y a le conjoint n'héritait de rien là. Donc c'était les enfants, les parents ou les frères et sœurs selon la situation. Donc maintenant les conjoints de fesses sont reconnus là pour une situation sans testament. Encore une fois, c'est de faire un testament la meilleure solution pour se protéger là-dessus. Mais au moins, il y a une protection pour un conjoint de fait qui s'établit suite à cette unionlà. Merci beaucoup de votre écoute et bon mois de bon été. Merci beaucoup tout le monde.

Salut. Bon été.

Ah.

Juin 2025

Bonjour tout le monde, bienvenue à notre commentaire sur les marchés de ce mois-ci. Donc je suis avec Jonathan encore une fois ce mois-ci pour un commentaire.
Donc Jonathan, qu'est-ce que tu peux nous dire sur les marchés depuis le début de l'année ?
Oui, absolument. Ce qu'on voit ici à l'écran, ce sont les rendements en fait depuis le début de l'année. Et pour le mois d'avril, le mois d'avril a été un mois quand même assez volatile, surtout au niveau des États-Unis, comme on peut voir dans le bas de la diapositive. Mais quand même, pas de désastre. Effectivement, ça a été un mois très volatile, mais pour un portefeuille diversifié, on voit qu'on s'en est quand même tiré pas si mal pour le mois d'avril, mais aussi depuis le début de l'année.
Ensuite, sur la prochaine, c'est justement encore pour mettre l'accent sur la volatilité qu'on a vécue versus le rendement qu'on a eu pendant le mois d'avril. On peut voir qu'au niveau du S&P 500, ça a été le 7e mois le plus volatile depuis 1950. Mais quand même, si on regarde le rendement du mois pour l’indice américain, ça n’a vraiment pas été si pire que ça. Donc, moins d’un pour cent de baisse. Ça a été un début de mois très fort à la baisse, mais ensuite on a eu un beau rebond vers la fin du mois.
Quand on parle de risque, la hausse et la baisse, ce n’est pas toujours à la baisse seulement. Le risque, c’est aussi la fluctuation.
Exactement. Puis sur cette diapositive-là, c’est justement pour montrer un aperçu du mois de mai, en date de la semaine passée, au moment où on tourne la capsule. Donc on peut voir qu’on a eu une bonne baisse, mais qui a vraiment repris vie quelques jours après l’annonce des tarifs du gouvernement américain.
On n’aurait pas pensé que ça aurait remonté aussi vite.
Non, on ne sait jamais. Et puis justement, on vous le dit souvent, on vous le rappelle souvent : l’importance de rester investi quand la panique prend, quand le marché est en forte baisse, parce qu’on ne sait jamais quand est-ce que ça va reprendre. Donc vraiment, garder son sang-froid, puis plutôt travailler de l’autre côté pour saisir les opportunités.
Ce qu’on voit à l’écran présentement, c’est l’impact d’avoir manqué une seule journée. Donc le 9 avril, si on avait paniqué après les trois grosses journées de baisse qu’on a eues au début du mois, si on avait sorti nos actifs et qu’on avait décidé de réinvestir le 10 au matin, parce qu’on voyait que ça reprenait, on peut vraiment voir l’impact. Donc, presque 8 % de différence pour les rendements qui ont suivi. Toujours rester investi, c’est super important, surtout quand on s’y attend le moins. Les meilleures journées nous coûtent cher si on n’est pas investi dans le marché. C’est pour ça qu’il faut rester investi malgré les baisses.
Et voilà. Manquer seulement les quelques meilleures journées dans une année, ça fait très, très mal.
Deuxième petit sujet qu’on voulait jaser avec vous : on voulait parler un petit peu de régime épargne-études. Il y a un sondage de l’été passé, MB, qui est sorti : 26 % des étudiants canadiens ont considéré arrêter leurs études à cause des coûts. 75 % des répondants reçoivent de l’aide de leurs parents. J’ai trouvé cette statistique très intéressante : trois quarts des étudiants ont de l’aide de leurs parents, et 64 % des répondants disent ne pas pouvoir faire d’études postsecondaires sans cette aide.
Donc on voit que soit l’aide des parents ou le fait de travailler en même temps que les études, c’est très important. Les études sont un gros coût au départ maintenant. Donc la manière d’aider un enfant, un petit enfant ou les générations futures, c’est avec le régime épargne-études.
Ce qu’on a fait, c’est une petite simulation : on dépose le maximum par enfant dès la naissance, donc 2 500 $ par année. On reçoit les subventions, et puis on retire. Le graphique que vous voyez en ce moment est basé sur un rendement de 5 %, juste pour vous donner une idée. Le rendement n’est pas garanti, c’est une projection pour illustrer les montants possibles. Si on faisait 5 %, on serait capable de retirer 98 000 $ de ce régime d’épargne-études. On l’a retiré sur 7 ans : 2 années de cégep, 4 années d’université, donc sur 6 ans.
Ça permet de voir un peu le retrait possible de ce régime. Ce qui est intéressant, c’est que seulement 2 500 $ par année peuvent cumuler un montant de presque 100 000 $ pour les études de l’enfant. Ça aide énormément.
Et aussi, quand on parle de risque de portefeuille, est-ce qu’on est capable, sur un horizon long terme, d’assumer un peu plus de risque pour avoir un rendement supérieur ? Des fois, on dit : « Ah, c’est juste 2 % de plus. » Mais 2 % de plus, ce n’est pas rien. L’exemple ici : avec seulement 2 % de plus, le régime épargne-études donne 30 000 $ de plus au final dans les mains de l’enfant. C’est quelque chose à considérer, surtout avec un horizon long terme, surtout quand les enfants sont jeunes.
Sur le long terme, ça ne prend pas beaucoup chaque année pour faire une très grosse différence. Encore là, toujours important de respecter son profil, mais effectivement, on peut voir que parfois, s’exposer à plus de risque, quand on est capable de le prendre et qu’on peut se le permettre, ça peut être payant sur le long terme.
Toujours valider avec votre conseiller avant de faire des gestes comme ça. Ce n’est surtout pas une recommandation, mais juste un exemple de calcul pour illustrer l’impact de 2 % sur le régime épargne-études. C’est ça qu’il faut retenir.
Merci d’avoir été avec nous pour cette capsule, et on se revoit pour la prochaine. Merci tout le monde, salut!

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Actualités économiques

Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Nancy Paquet se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Alors bonjour, bienvenue à Impact Économique, nous sommes mercredi le 18 février 2026. Stéfane, quelle semaine. Salut, contente de te voir.

Bonjour.

Alors dis donc, il s'en est passé des choses, entre autres hier. Avant qu'on aille dans le vif du sujet, dernière fois qu'on s'est vu, tu nous parlais du marché, toutes nos réglettes étaient positives. Peux-tu nous dire qu'est-ce qui se passe actuellement?

Donc tu veux une revue du mois?

Je veux une revue du mois, même si ça fait même pas un mois.

Enfin je te dirais, c'est un changement de classement au niveau de la performance des indices. Les marchés boursiers en général font mieux, marchés obligataires en hausse aussi parce que les gens anticipent des baisses de taux. Mais remarque, la performance des pays émergents, de l'Europe même du Canada dans un contexte où il y a encore l'incertitude politique. Puis note que la S&P 500 va un petit peu moins depuis le début de l'année, donc année à date, les marchés boursiers toujours en hausse, pas trop inquiet de l'environnement géopolitique pour le moment.

Excellent. Et autant que l'an dernier on parlait des Magnificent 7, aujourd'hui la performance aux États-Unis s'explique encore par une surconcentration.

Ben ce qui blesse aux États-Unis présentement, c'est qu'il y a beaucoup de questionnements par rapport aux dépenses afférentes au déploiement de l'intelligence artificielle. Je m'explique. Les 4 plus gros, si tu veux.

Créateurs.

Créateurs d'Internet parce que je veux pas les nommer ici, représentent maintenant, investit à eux seuls, 680 milliards de dollars pour 2026 qui est 2.1 % du PIB. Tu sais Nancy lorsqu'on regarde les grands projets aux États-Unis du secteur privé, ça dépasse même le déploiement des chemins de fer à la construction du système de chemin de fer aux États-Unis entre 1850 puis 1859. Puis à ceux qui s'interrogent, comment l'IA se compare par rapport à l'Internet, bien c'est presque, c'est 2 fois et demi plus gros, donc c'est important. La question des gens ils disent mais mon Dieu, est-ce qu'ils en déploient trop? Est-ce qu'il y a un rendement marginal qui devient négatif pour le déploiement de l'investissement? Puis aussi ce que ça déplace d'autres gens? Donc si j'avais à te le décrire, c'est que le marché boursier américain il est négatif, oui depuis début de l'année à cause des TI, mais remarque que tout ce qui est afférant ce dont on a discuté la dernière fois, la réindustrialisation des États-Unis, des croissances quand même importantes, 16 %, 21 %, 12 %. Donc il serait faux de dire que la faiblesse des Américains, du marché boursier américain est généralisée. C'est vraiment l'interrogation par rapport au secteur des TI, est-ce qu'on en met trop de capital.

Qui peut être aussi sur le court terme parce qu'on parle depuis le début de l'année, puis on a même pas 2 mois de complétés, alors à voir ce que les prochains mois.

Mais t'as raison de dire que ça a été tellement bon pour les TI l'année passée, c'est que les gens se font une rotation sectorielle, ils ont peut-être trop de concentration TI. Donc t'as absolument raison. Ça veut pas dire qu'ils vont pas livrer la marchandise au niveau des profits, mais les valorisations sont élevées, puis les gens en ont beaucoup dans leur portefeuille.

Tout à fait. Et chez nous? Ben au dernier appel tu nous avais dit que l'or serait à 5000 $, puis je pense que 2 jours après qu'on ait fait notre Impact économique, l'or était à 5000 $.

Ben ça va vite. Donc si on regarde au niveau des actions aurifères au Canada, donc le S&P TSX en hausse de 4.3 %, remarque les matériaux font bien, 18 %. Donc on sait que ça c'est dominé par l'or, mais note que le secteur énergétique va bien aussi. Mais t'as raison de dire que l'or fait bien puis ça impacte plein de choses avant qu'on parle du prix parce que je sais que tu veux savoir le prix, mais ça fait en sorte de même biaiser les perceptions qu'on a du Canada. Il y a des politiciens qui disent clame haut et fort que, regardez, on est en train de se diversifier au Canada par rapport à notre secteur d'exportation et à preuve, les exportations vers les États-Unis sont en baisse de 10 %, ce que tu vois jamais en dehors de récession. Note hors États-Unis, c'est en hausse de plus de 20 %. Donc, les gens me demandent qui sont nos nouveaux meilleurs amis. Ah, je peux pas vous en donner, je peux pas vous les nommer, mais je peux vous nommer une chose, le prix de l'or explose présentement. Près de 5000 $ l'once. Note Nancy que la moyenne historique en dollars de 2025 pour que tu puisses la comparer depuis 1791, c'était 650 $ l'once.

Et ça il y avait un dicton jadis que tu peux nous partager, parce que c'est afférant au complet des Messieurs à l'époque.

Ben je peux pas me prononcer pour les femmes, mais historiquement, une once d'or, sa valeur d'équilibre était associée à la capacité des Messieurs de s'acheter un costume relativement bien.

Alors aujourd'hui à 650 $ je pense qu'on peut s'acheter un costume encore très bien. À 5000, t'as vraiment un vêtement griffé.

Ben ceux qui ont de l'or à la maison, c'est le temps de vous habiller les Messieurs. Tu pourrais le voir comme ça, mais clairement c'est peut-être pas, c'est un prix bien au-delà de sa valeur d'équilibre, Nancy. Ça veut pas dire que tu peux pas rester là longtemps mais ça veut dire qu'il faut aussi que tu prennes en considération, que il y a des choses qui peut revenir à la normale. Tout ça pour te dire que la cible qu'on s'est mis en tête pour les prochains 12 mois, c'est plutôt une cible entre 4000 et 6000 $ pour l'or. Pourquoi? Parce que j'ai encore des politiques déployées aux États-Unis qui sont porteuses ou qui limitent le potentiel baissier. Et on s'entend, je peux pas rester indéfiniment au-dessus de la valeur d'équilibre, on va revenir converger, mais pour le moment ça demeure porteur.

Ça demeure porteur. Et donc sans l'or on aurait l'air de quoi aujourd'hui? Parce que c'est un meilleur ami à qui on peut pas vraiment donner un nom.

Ben c'est à dire que la balance commerciale canadienne c'est un déficit de 30 milliards de dollars. Si j'excluais l'or on serait à un déficit de 80 milliards de dollars, donc ça serait 2 fois et demi pire. Ça demande l'impact que ça a eu. Ça a aidé à supporter le marché boursier bien évidemment, la devise, mais aussi même l'économie canadienne au niveau du secteur des exportations. Donc c'est pas un nouvel, on s'est pas trouvé de nouveaux amis, c'est que c'est un vieil ami qui en fait beaucoup pour nous présentement étant donné son prix.

D'où l'importance de la diversification. Avoir plusieurs amis, tu vois, chacun à son tour vient faire la différence.

Ça nous en prend plus, mais pour l'or présentement, ça nous amène une situation aussi où la capitalisation boursière des aurifères, pour la première fois de l'histoire Nancy, est plus élevée que le secteur énergétique.

Et ça c'est du jamais vu. Donc probablement que c'est pas quelque chose qui va être durable à long terme.

On peut demeurer là longtemps, on peut durer là encore un bout de temps, c'est juste d'avertir de dire aux gens, bon, on est quand même une situation, on n'est pas à l'équilibre, donc les pondérations sont importantes. Ça montre aussi pourquoi il y a des intérêts internationaux pour acheter la S&P TSX parce qu'on a une grosse composante aurifère. Tout ça pour dire encore une fois, soyez conscient lorsque vous prenez des choix sectoriels, il y a des secteurs qui sont plus étirés que la normale. 

Exactement. Et donc hier matin, conférence de Monsieur Carney sur le nouveau projet pour soutenir la défense nationale.

T'as raison. Donc on a besoin de nouveaux amis, donc des vrais nouveaux amis, pas juste une commodité. Puis c'est là qu'intervient Ottawa hier. Moi je suis encouragé Nancy parce que ça fait longtemps qu'on en parle, qu'il faut réindustrialiser le pays, puis si on doit se fier uniquement aux aurifères, au pétrole puis aux produits agricoles, on ira pas loin en termes de diversification de partenaires commerciaux. De là l'engagement de Monsieur Carney, une grosse annonce là. On veut utiliser un changement de cap partiel par rapport aux États-Unis, mais ce qu'on veut faire c'est réindustrialiser via le secteur de la défense nationale. Ça Nancy, on n'a pas fait ça depuis au moins 60 ans au Canada.

Réindustrialiser point et encore plus par rapport à la défense nationale comme moyen de support. 

T'as raison, on a une urgence de réindustrialiser notre secteur manufacturier est trop petit, puis on veut diversifier. Bon maintenant on met en place des sommes colossales, on veut passer de 2 % du PIB à 5 % du PIB, c'est beaucoup d'argent ça. Puis on se dit on va avoir un système d'approvisionnement fait au Canada qui pourrait favoriser les entreprises domestiques, mais aussi en même temps on veut mettre un contenu canadien. Tu peux attirer du capital de l'étranger qui viendrait un transfert technologique. Je pense c'était la façon de faire, c'est important, c'est beaucoup d'argent. Puis je pense que enfin on a un plan de match qui nous amène sur la bonne piste au niveau de la diversification et la réindustrialisation surtout Nancy.

Puis tous ces investissements-là évidemment risquent de créer des emplois, des emplois de qualité, des emplois bien rémunérés, des emplois spécialisés.

Oui puis tu sais c'est important de le déployer parce qu'avec l'incertitude qui a présentement par rapport à l'accès au marché américain, bon le secteur manufacturier continue de s'atrophier, puis ça vient impacter les emplois au Québec ou en Ontario où la majorité du secteur manufacturier est localisé. T'as raison de dire parce qu'il y a un aspect régional. La création d'emplois au cours des 12 derniers mois, c'est surtout dans l'Ouest lorsque je regarde les 4 grosses provinces, alors que dans l'Est c'est plus difficile. Donc la politique de réindustrialisation devient porteuse, même pour stabiliser ton marché de l'emploi. Donc c'est la raison pour laquelle je dis mon Dieu, on a un plan au Canada axé sur quelque chose de lucide au niveau de la réindustrialisation.

Et on a regardé beaucoup le Canada, on s'est beaucoup concentré sur nous-mêmes. À l'échelle mondiale, qu'est-ce que tu vois qui s'en vient?

À l'échelle mondiale, ben je pourrais te dire que ce phénomène-là, c'est le phénomène de la reflation dont on a parlé. Si tout le monde veut faire un processus de réindustrialisation, de remilitarisation, mais encore une fois je pense que nous on a avantage géographique pour attirer le capital ici puis faire des alliances. Mais au niveau mondial, c'est la raison aussi pourquoi les marchés émergents font bien, on l'a présenté tout à l'heure, c'est une question de prix, de commodité, et cetera, et cetera. Donc le processus de reflation qui en général bénéficie à l'économie canadienne, les secteurs boursiers, cette stratégie-là est toujours en place, puis on verra pour la 2e moitié de l'année là. 

Excellent. Ben merci Stéfane, très hâte à notre prochain appel parce que ça va nous permettre de voir, jusqu'à maintenant tu es toujours sur la cible, alors essayons de voir ce que notre prochain mois va nous amener. Merci beaucoup d'avoir été là aujourd'hui, merci à vous.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde. Aujourd'hui, 4 décembre, on va rapidement revenir sur 2025 avant de se tourner vers ce à quoi on peut raisonnablement s'attendre pour 2026, évidemment à partir de ce qu'on sait à l'heure actuelle. 

Et ce qu’on sait à l’heure, c'est que 2025 est en voie, encore une fois, d'être une excellente année pour les investisseurs boursiers, évidemment plus volatile. Tout le monde sait pourquoi en début d'année, un peu plus volatile dernièrement, comme on pouvait s'y attendre. Mais au final, avec une économie résiliente, des profits résilients, la tendance haussière s'est maintenue, un peu comme elle s'est maintenue dans les deux années précédentes, où on a aussi eu droit à des rendements au-delà de la moyenne historique, ce qui fait en sorte que tout le monde se demande un peu à quel point ce qu'on peut garder le rythme encore et, si oui, pour combien de temps. 

Ce qui va être déterminant en 2026, pour y répondre, ça sera l'évolution du marché de l'emploi, qui continue de ralentir. On a maintenant un taux de chômage est à son plus faible depuis 2021. On a aussi des offres d'emploi qui continuent de diminuer, ce qui en soit n’est pas catastrophique, comprenons-nous bien. On arrive d'un point de départ de surchauffe de l'emploi sans précédent et on ne s’attend pas d'accident non plus au niveau du marché de l'emploi en 2026. Mais ce qui complexifie un peu la donne, c'est qu'on fait aussi face à de l'incertitude plus structurelle, avec un ralentissement inhabituel de la croissance de la population, étant donné les politiques migratoires américaines, mais aussi au niveau de la demande de travailleurs, de l'incertitude avec toutes les arrivées, les avancées technologiques qui, potentiellement à la marge, réduisent la demande de travail. Il faudra suivre de près l'évolution de tout ça en 2026.

Il faudra également suivre ce que la technologie pourrait avoir comme impact sur la productivité du travail, qui n’a pas été particulièrement élevé dans les 10 dernières années. Mais si on se fie au précédent épisode d'investissement massif en technologies, au tournant des années 2000, ça nous dit que lorsqu'on regarde devant, il y a lieu quand même d'être optimiste au niveau de potentiels gains de productivité, ce qui, soyons clairs, ne veut pas nécessairement garantir d'excellents rendements boursiers pour encore plusieurs années, comprenons-nous bien. Les marchés boursiers sont des machines à escompter. Le futur donc en escompte déjà certainement une partie des bienfaits sur le plan de la productivité de toute cette technologie-là. Et on se souviendra tous, au tournant des années 2000, il y avait eu un excès d'optimisme par rapport à la technologie, qui a fait en sorte que même si les gains étaient très concrets dans la technologie, dans l'économie, dans la productivité, les rendements boursiers n’étaient pas du tout au rendez-vous, tout au contraire. Il faudra rester quand même à l'affût. On n'est pas à l'abri de déception-là en 2026. Pour nous, ça veut surtout dire qu'il faut suivre de près la santé financière des géants technologiques, qui portent l'essentiel de ces projets d'investissement-là en intelligence artificielle. Et pour l'instant, dans leur ensemble, la réalité, c'est que leur santé financière demeure encore excellente. 

Et non seulement ça, mais je dirais que l'environnement d'investissement dans son ensemble demeure aussi plutôt porteur, avec des choses comme les banques centrales qui ont baissé les taux d'intérêt, la croissance mondiale qui est assez généralisée, la croissance des profits qui est toujours au rendez-vous, puis une tendance haussière affirmée. Soyons clairs, ces quatre conditions-là ne garantissent pas quoi que ce soit pour 2026. Il n’y a rien qui promet que ces quatre conditions vont demeurer en place non plus. Mais généralement, quand on en a deux sur quatre, c'est suffisant pour avoir une vue somme toute positive sur les marchés boursiers. Et encore une fois, en ce moment, on en a quatre sur quatre. 

Pour conclure, l'histoire de 2025, elle a eu ses propres chapitres, mais au final il a eu la même conclusion qu au courant des deux années précédentes, c'est-à-dire que malgré toute l'incertitude, une économie et les profits résilients ont permis aux marchés boursiers de continuer à avancer. Et pour 2026, il y a encore toute une série d'incertitudes, un marché de l'emploi fragile, l’énorme pari es normes de l'intelligence artificielle et un premier changement de leadership à la Réserve fédérale américaine en huit ans, je n'en ai pas parlé, mais c'était définitivement un événement qui est susceptible de créer des remous sur les marchés. Il faudra donc suivre ça. Au final, pour nous, ce que ça dit, c’est que même si l'environnement est plutôt porteur après trois années de rendements aussi spectaculaires, il est juste raisonnable de s'attendre à des rendements un peu plus modérés et à une volatilité quand même toujours assez soutenue, ce qui est essentiellement ce qu'on a vécu dans le trimestre courant, donc au quatrième trimestre de 2025. 

J'espère que c’était clair. Je vous souhaite à tous un bon temps des fêtes. Et on se reparle en 2026.

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