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Bilan de l’année 2025

Notre commentaire sur les marchés

Visionnez ou consultez la plus récente version de notre commentaire sur les marchés financiers revue par les membres de notre équipe.

Mars 2026

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule de mars 2026 de moi et Jonathan.

Donc, on va commencer avec une petite révision des marchés, puis après ça on va parler d’un CELI à 1 million de dollars. Qui n’aimerait pas ça avoir ça ? Sujet intéressant.

Donc Jonathan, je te laisse aller pour la petite révision des marchés.

Ouais. Donc, un début d’année qui ressemble un petit peu à ce qu’on a vu l’année passée. Les métaux précieux ont continué d’exploser à la hausse. Par contre, on voit quand même une petite correction notable. Il faut quand même remarquer que les données sont en date du 30 janvier. Et exactement le 30 janvier, il y a quand même eu une solide correction au niveau des métaux, avec le prix de l’argent qui a corrigé de plus de 30 % à l’intérieur de la journée. C’était quand même quelque chose.

Mais sinon, outre ça, quand même un bon début d’année au niveau des métaux, puis les actions mondiales qui continuent de bien performer. Au niveau des obligations, on voit que c’est quand même assez calme, mais une tendance assez stable qui se poursuit. Puis un dollar américain qui continue encore quand même d’être sous pression.

Par exemple, si on passe à la prochaine diapositive, on peut voir que c’est vrai que les actions mondiales continuent de bien aller, mais il y a quand même un nouveau régime qui s’est installé en 2025 et qui continue en ce début d’année. On peut voir que les États-Unis continuent de sous-performer le restant du monde, quelque chose qu’on n’avait pas vu depuis 2008-2009 à peu près. Ça faisait quand même très longtemps que les États-Unis surperformaient d’année en année. Puis là, c’est quelque chose qui a changé.

On peut voir que c’est vraiment le Canada, puis les marchés internationaux développés et émergents, qui prennent le dessus au niveau des performances boursières.

La vraie question, c’est : qu’est-ce qui se passe avec les États-Unis ? Parce qu’on peut voir sur cette diapositive que les données économiques sont bonnes, même meilleures que prévu. Puis sur la prochaine, on peut voir que les entreprises, les grandes entreprises — et en fait c’est sensiblement la même chose pour à peu près les 500 entreprises du S&P 500 — continuent de bien aller, avec de bons résultats et une bonne croissance moyenne pour l’indice.

Donc en réalité, qu’est-ce qui se passe avec les États-Unis ? C’est sûr qu’on partait quand même d’un niveau où les valorisations étaient plus élevées. Les entreprises continuent de bien aller, mais on assiste à une correction des multiples d’évaluation qui est quand même assez douce. C’est une bonne façon d’avoir une correction : les bénéfices sont en croissance pendant que la bourse fait un peu de surplace. Évidemment, ça rend le S&P 500 moins dispendieux.

Ensuite, il y a toutes les craintes liées à la perturbation de l’intelligence artificielle, surtout dans le domaine technologique. On observe une forte modération dans cette industrie aux États-Unis. Il y a aussi toutes les incertitudes liées aux politiques de Donald Trump et du gouvernement américain en général, les taux d’intérêt qui restent plus élevés que prévu, et la faiblesse du dollar américain.

Entre autres, on voit que différentes banques centrales et différents pays à travers le monde veulent être moins dépendants des États-Unis et liquident une partie de leurs bons du Trésor pour les remplacer par de l’or dans leurs réserves. Évidemment, tous les tarifs imposés par Trump peuvent nuire à la confiance envers le dollar américain comme devise principale du commerce mondial. C’est donc un ensemble de facteurs qui impactent la confiance envers les États-Unis.

Cela dit, il ne faut pas oublier que les États-Unis demeurent le pays où se trouvent majoritairement les meilleures entreprises au monde : forts retours sur investissement, forte croissance et forte profitabilité. Est-ce que ça va durer très longtemps ? On verra comment la situation évolue, mais pour l’instant, les fondamentaux demeurent assez solides.

Quelle est ta vision sur l’or et le dollar américain en ce moment ? Il y a des gens qui disent : « Je veux continuer d’enlever mon dollar US et acheter de l’or. Est-ce qu’on est trop tard sur la transaction ? » Probablement. Moi, je pense qu’on est définitivement trop tard. Le risque à la baisse au niveau des métaux est beaucoup plus élevé à ce point-ci. On commence à voir du FOMO, le fear of missing out : les gens courent après les rendements passés, ce qui devient dangereux quand la spéculation prend le dessus.

On peut aussi voir que ça peut causer de fortes corrections. Les métaux demeurent une classe d’actifs volatile. Oui, c’est une valeur refuge, mais quand la spéculation s’en mêle, ça peut créer des journées comme le 30 janvier, où on préfère ne pas y être exposé.

Voici maintenant les probabilités pour les résultats des élections américaines de mi-mandat en 2026, prévues pour le mois de novembre. Selon les probabilités actuelles, il pourrait y avoir un changement de contrôle du gouvernement américain. Présentement, les républicains sont au pouvoir, mais ça s’enligne pour une possible perte de contrôle. Le parti républicain perd beaucoup de votes à l’heure actuelle, ce qui pourrait mener à un gouvernement divisé selon les probabilités actuelles.

Très intéressant. Merci beaucoup pour la révision.

Pour conclure cette capsule, on voulait parler de 1 million de dollars dans un CELI. On voit tellement d’articles ces temps-ci qui disent que c’est difficile pour les jeunes et qu’on ne sait pas comment ils vont faire. Nous, on aimerait simplement vous ramener à la discipline.

On a fait un petit tableau : quelqu’un qui commence à 18 ans à cotiser le maximum à son CELI, avec un rendement très conservateur de 5 %, sans exagérer. Même avec ces hypothèses, cette personne atteindrait 1 million de dollars à 55 ans. C’est quand même impressionnant : 1 million libre d’impôt à 55 ans, pas encore à la retraite.

On veut simplement rappeler l’importance de la discipline. Si on commence tôt, qu’on investit toute notre vie et qu’on n’arrête jamais, c’est la recette pour obtenir de beaux résultats et profiter pleinement de l’intérêt composé.

Ça prend de la constance, pas besoin de viser 20 % par année. Un bon contrôle des risques et une bonne épargne annuelle, et c’est tout à fait réalisable.

On encourage donc tous les jeunes de 18 ans qui nous écoutent — s’il y en a — à commencer à investir dans le CELI le plus tôt possible, idéalement au maximum.

Merci d’avoir écouté cette capsule et on vous reparlera à la prochaine capsule, au printemps. Merci beaucoup.

Décembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à notre capsule de décembre de 2025, notre dernière capsule de l'année. Donc Jonathan se joint encore à moi pour cette capsule-ci pour faire une petite révision des marchés et on va parler de régime épargnée aussi par la suite. On a analysé des petites stratégies de cotisation intéressantes. Donc une conclusion intéressante à venir pour ça. Donc Jonathan, ton retour sur 2025.

Oui, absolument. Ben écoutez, ça a été quand même une vraiment une très belle année encore une fois pour une troisième année d'affilée hein. On se rappelle depuis 2022 qui avait été à la baisse, mais ça a été vraiment trois très belles années et que les actions mondiales qui ont poursuivi leur ascension là. Écoutez, surtout si on regarde évidemment, on a eu la baisse du mois d'avril qui a été assez de courte durée hein quand même. Fait que ensuite ben on voit justement le fameux post que Trump a fait sur les réseaux sociaux et puis depuis ce moment-là, ça a vraiment été un des meilleurs 6 mois. Puis si on regarde la prochaine diapositive là, c'est évidemment une distribution de probabilité. Donc si on regarde à droite du graphique, c'est évidemment les rendements les plus élevés. Et puis on voit qu'on si on regarde la probabilité d'atteindre le ramon atteint sur les 6 derniers mois qui est de 32 à 34 %, là, c'est vraiment quand même très très limité. Donc on a vraiment eu un rendement exceptionnel sur les 6 derniers mois.

Ça a été principalement vrai en dehors des États-Unis. On peut voir ben cette année ça a été vraiment le Canada qui a été le grand champion avec les marchés émergents et puis même la région internationale. Donc ça a été quand même très différent des dernières années où est-ce que c'était très concentré autour des États-Unis. Au niveau des actions américaines par exemple, ça a été encore la technologie qui a été vraiment le grand vainqueur. Au niveau du Canada, ça été un peu plus différent. Ça on a eu une grande performance de l'art cette année évidemment et les banques là qui ont qui ont évidemment participé très fortement au rendement du TSX cette année. Si on regarde au niveau des États-Unis, ce qui explique là un petit peu le retard parce que ça a été le plus grand retard par rapport aux actions mondiales depuis 2009. Donc vraiment les actions américaines qui ont pas mal dominé les marchés mondiaux là depuis 2009, ben ça a été vraiment le plus grand retard. On parle on parle quand même d'un peu près 11 % là de retard. Et puis deux éléments, ben évidemment l'effet du dollar canadien parce que le dollar américain qui s'est évidemment déprécié par rapport au dollar canadien cette année. Et on peut voir aussi que tu sais au niveau des bénéfices, ça a été quand même solide, la partie en rouge là sur le graphique. Donc c'est pas vraiment la croissance des bénéfices qui explique le retard, c'est plutôt au niveau du ratio cours bénéfice qui qui a pris moins d'expansion que ces rivaux. Et évidemment, ben on c'est parce que les on partait avec des valorisations qui étaient déjà relativement plus élevées qu'ailleurs dans le monde. Donc c'est sûr qu'il y a eu un certain rattrapage là cette année. Et puis au final qu'est-ce qui s'est passé ? Ben, tu sais, c'est sûr, on a vécu une année quand même rocambolesque avec bon les tarifs, l'arrivée de Trump et tout ça, mais overall, d'une façon générale, ça a été vraiment mieux que prévu. Donc, moins d'inflation que prévu et surprise économique qui a été positive. Donc un petit rappel que évidemment des fois faut faire attention aux prévisions, tu sais, on a eu beaucoup de nuages gris, beaucoup d'articles d'incertitude là une certaine au plus au début de de l'année là. Ben c'est un petit rappel que des fois tu sais faut prendre ça avec un grain de sel puis les prévisions restent des prévisions mais souvent ils peuvent être biaisés puis on difficile de prévoir l'avenir là au niveau des marchés boursiers.

Merci Jonathan. Pour la deuxième partie de la capsule, on va passer au régime épargne étude. On a fait une petite analyse pour le plaisir. C'est parti de quelqu'un qui m'a posé la question puis j'ai eu le réflexe de dire tout de suite ben non, c'est sûr que ça vaut pas la peine. La question c'était est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite notre montant parce qu'on a droit de 50000 dollars à vie pour un enfant. Donc, est-ce que on est mieux de cotiser tout de suite 50000 dollars ou on est mieux de cotiser 2500 par année et d'avoir les subventions ? Parce que si on cotise 5000 dollars dans une année, ben on aura pas des subventions du gouvernement pour la totalité du montant. Donc le réflexe a été tout de suite de dire ben non, c'est sûr que d'avoir les subventions, c'est le plus intéressant mais on voulait faire l'analyse mathématique pour le confirmer. Bien sûr, on s'adresse à des gens qui ont des REER maximisés, des CELI, qui ont des surplus de liquidité. Ça s'applique pas à tout le monde là nécessairement, mais si vous avez les capitaux nécessaires pour utiliser une stratégie comme ça, ben ça pourrait être très intéressant. On a fait deux scénarios. Commençons avec à 4 % et à 8 % juste pour vous montrer l'impact du rendement sur la situation parce que ça change les conclusions. Et on a fait quatre scénarios. On a le scénario gris où on cotise simplement notre 2500 par année et on reçoit nos subventions aussi simplement que ça. Scénario orange, on va aller cotiser un 14000 dollars à la première année quand l'enfant naît et on cotise après ça notre 2500 par année pour avoir nos subventions maximales pour atteindre notre 50000 dollars de maximum. Donc vous on se comprend que le orange on cotise 14000 dollars de plus. Donc c'est sûr que le orange sera toujours favorable par rapport au scénario gris puisqu'on cotise plus. Scénario vert, on cotise simplement 50000 dollars d'un coup. Donc on reçoit des subventions seulement une année et on ne reçoit plus jamais de subvention mais on cotise notre 50000 dollars première année. Et le scénario bleu où on cotise en optimisation. Donc ça les années vont dépendre un petit peu du rendement. Donc ça on va vous revenir dès qu'on est rendu au rendement. Ce qu'on voulait vous montrer, qu'on trouvait très intéressant, c'est que à 4 % le scénario bleu et le scénario orange, on voit qu'il se démarque quand même assez bien par rapport aux autres scénarios. Donc le scénario bleu à 4 %, on cotise pour aller chercher à peu près 10 années de subvention. Donc, on cotise 25000 quand l'enfant naît 2500 par année ensuite. Et le scénario orange où on cotise simplement notre 2500 par année et notre 14000 en début pour aller chercher les subventions maximales. Comme on peut voir, ben à 4 % le rendement fait pas trop la différence. Donc si vous êtes plus conservateur dans vos placements, ben peut-être que d'aller chercher les subventions. Les subventions sont quand même un placement, un rendement garanti qui est intéressant. Où ça change beaucoup la donne, c'est si vous êtes un investisseur agressif, on peut s'attendre à des rendements plus importants, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on peut remarquer que le scénario, même les scénarios bleus et verts sont les meilleurs qui se démarquent. Et le vert étant bien celui de mettre 50000 dollars la première année, la meilleure option à 8 % serait de cotiser en fait comme 5 ans donc les aller chercher les premières subventions quand l'enfant est jeune, on cotise 40000 au jour 1. Donc vous avez un petit peu de subvention mais surtout du rendement. Ça c'est vraiment l'optimisation à 8 %. ce qui sera difficile à dire, est-ce que le portefeuille va faire 4 8 10 ? Personne le sait, mais c'est pour vous donner une petite idée un petit peu de qu'est-ce qui en est. Donc l'idée de mettre 50000 dollars jour 1 quand l'enfant est n'est pas une mauvaise idée tant que ça si on est investisseurs agressifs. Donc c'est quelque chose à garder en tête. Bien sûr, toutes les situations ici ne sont pas des recommandations. Parlez à votre conseiller avant d'entreprendre quoi que ce soit parce que ça peut changer dépendamment de la situation de toutes les tous les gens. Merci de votre écoute pour cette année encore une fois et puis au plaisir de se voir en 2026. Merci beaucoup tout le monde. À bientôt.

Septembre 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue à la capsule du mois de septembre et de l’automne de l’équipe Mcgale Duquette Durand Dufour, avec moi Jonathan encore une fois ce mois-ci pour faire une petite revue des marchés. Bonjour tout le monde, c’est bien d’être de retour. On voulait vous montrer qu’on a eu un été plutôt calme sur les marchés financiers. Les quatre premiers mois de l’année ont été particuliers, avec mars et avril moins bons pour la bourse, alors que l’or allait super bien. Les quatre derniers mois ont été un peu différents : la bourse a très bien performé, tandis que l’or et d’autres actifs sont restés plus stables. Donc un été assez tranquille, mais à la hausse. Jonathan, qu’est-ce qu’on regarde sur les marchés ces temps-ci ? Oui, c’est toujours la question : combien de temps ça va rester comme ça ? Les tendances ont vraiment continué. Effectivement, ça a été un été très calme au niveau des données économiques. Récemment, il y a quand même quelque chose qui attire notre attention. En premier lieu, les récentes données de l’emploi ont été en dessous des attentes : moins d’emplois créés et même des emplois éliminés au Canada. Il y a eu une hausse du taux de chômage des deux côtés de la frontière : de 7 % à 7,1 % au Canada et de 4,1 % à 4,2 % aux États-Unis. Ça va être quelque chose à surveiller. Également, au Canada, on observe un ralentissement de la croissance économique : le PIB était en contraction lors du trimestre dernier. Le secteur manufacturier reste faible, ce qui explique en partie les chiffres économiques plus bas. Le consommateur demeure aussi plus prudent. Ce sont des éléments à surveiller, mais il n’y a pas que des raisons d’être pessimiste. Il y a autant de raisons d’être optimiste. Premièrement, l’inflation : au Canada, elle est en dessous de la cible, et aux États-Unis légèrement au-dessus, mais globalement mieux que prévu. La hausse des coûts liés aux tarifs est bien répartie entre les consommateurs et les entreprises, qui cherchent à réduire leurs coûts, ce qui limite l’inflation. Autre point positif : le secteur manufacturier, dont l’indice PMI est étroitement corrélé à la politique monétaire. Quand les taux d’intérêt baissent et que les conditions deviennent plus favorables, c’est très positif pour le manufacturier et la croissance économique. On s’attend à ce que de plus en plus de banques centrales réduisent leurs taux, ce qui pourrait entraîner un rebond de la croissance. À l’échelle mondiale, les analystes prévoient une croissance des bénéfices des entreprises, avec des hausses à deux chiffres aux États-Unis cette année et l’année prochaine, et des perspectives intéressantes au Canada. L’indice MSCI World devrait aussi afficher une belle croissance. Beaucoup d’optimisme malgré des nouvelles parfois négatives. Mon point à moi : les rendements mensuels du S&P 500 depuis 1950. On entend souvent que l’automne est bon et le printemps moins bon. Est-ce vrai ? Septembre est historiquement le mois le moins favorable, avec moins de 50 % des mois positifs. Mais ça ne veut rien dire : septembre est déjà positif cette année. Ce qui compte, c’est que presque tous les autres mois ont une probabilité supérieure à 50 % d’être positifs, d’où l’importance de rester investi à long terme pour mettre les probabilités de notre côté. Enfin, pour renforcer ton point, j’avais un graphique : certains disent que la bourse est très haute et chère, mais ce n’est pas excessif. Le sentiment est bon, mais on n’est ni dans le sur-optimisme ni dans le sur-pessimisme. On est au centre selon nos indicateurs. C’est encourageant avec les données que tu viens de partager. Oui, exactement. Ce sont des éléments à surveiller, mais il y a autant de raisons d’être optimiste que pessimiste. Il faut rester alerte et investi, car à long terme, les marchés et les entreprises s’adaptent, même si les conditions changent. Merci beaucoup pour votre écoute et on se revoit pour une prochaine capsule. Merci, salut.

Juillet 2025

Bonjour tout le monde. Bienvenue au commentaires sur les marchés de moi et Jonathan. Donc Jonathan se joint à nous aujourd'hui encore une fois. Donc Jonathan, une petite mise à jour sur les marchés boursiers puis ensuite moi j'ai un petit point sur la nouvelle union parentale qui est effective depuis le 30 juin dernier. Donc je te laisse y aller avec une petite mise à jour de qu'est-ce qui s'est passé sur les marchés. Ouais, absolument. Ben les marchés effectivement on construit leur reprise tout simplement depuis la dernière capsule là et puis l'élément déclencheur évidemment ça a été la fameuse pause des tarifs que Trump a décidé de mettre en place. Donc euh vraiment ça qui a ramené un petit peu le le côté euh optimiste là des investisseurs. Puis euh tu côté du Canada euh quand même une belle avance pour l'année là. Donc 8.6 6 % à la hausse quand même. Puis tu sais faut pas oublier du côté des tarifs, nous on est quand même bien positionné hein parce que bon c'est sûr qu'on en a juste avec les États-Unis comparé aux États-Unis qui en ont avec tout le monde. Et puis euh on a quand même été dans un sens chanceux parce que Trump a décidé de respecter l'accord qu'on avait déjà en place avec le Mexique et les États-Unis. Donc toutes les les biens les exportations en fait qui étaient admissibles à l'accord, ben ils le sont toujours donc non taxés. Donc beaucoup moins pire de ce côté-là. Petite donnée économique qui qui demeure quand même assez stable. On va continuer de surveiller le le PIB au 2è trimestre qui pourrait sortir légèrement négatif. On sait qu'il est sorti négatif le mois passé. Donc ça ça va être à surveiller l'inflation qui est toujours vraiment stable mais le taux de chômage qui est à 7 %. Donc ça aussi ça va être un autre un autre aspect à surveiller. Côté des États-Unis euh ça va ça va quand même très bien aussi. Là, on voit qu'on est à 5.5 % en devise américaine. Par contre, faut pas oublier pour un investisseur canadien euh le rendement est très différent quand même là. Euh donc, on parle de pratiquement 0 % pour l'année parce que la la devise américaine qui a baissé d'un d'un montant équivalent là. Donc euh c'est quand même une chose à se souvenir parce que tu sais des fois on regarde les nouvelles tout ça, le CP 500 va bien mais euh bon euh la performance est quand même affectée là par la devise. Puis aux États-Unis effectivement les données économiques qui sont quand même encore bonnes. Taux de chômage à 4.2 % c'est stable en fait. C'est c'est vraiment vraiment excellent. Inflation quand même en haut de la cible là en haut de 2 %. on parle de près 2 2.3 % selon les derniers résultats. Puis euh également, ben une chose à surveiller là, ça va être le 9 juillet qui est officiellement la fin de la pause de de 80 jours là pour les tarifs. Donc ça va impliquer en fait vraiment avoir des implications pour les économies mondiales. Donc ça ça va vraiment être une journée qui va être intéressante à surveiller. Est-ce que ça va être prolongé ou pas ? Je pense quele temps ça va nous le dire à suivre. C'est c'est des variables qu'on contrôle pas, hein. Absolument. Et puis côté obligation, c'est quand même assez tranquille du côté du Canada depuis le début de l'année là. Donc vraiment des rendements qui restent assez faibles parce que ben on sait on regarde l'indice obligataire au Canada qui qui est quand même de longue durée et puis les taux long terme ont augmenté depuis le début de l'année. Ça c'est tout simplement une calibration envers les tarifs. Bon qu'est-ce qui va se passer ? Il va avoir plus d'inflation. C'est vraiment un petit peu les taux qui ont qui ont resté volatiles là. Donc c'est c'est venu évidemment gruger un petit peu le rendement des obligations. Par contre sur le court terme, on a quand même connu des bonnes performances parce que les taux ont baissé évidemment avec toutes les coupeurs de taux qu'on a vu euh aux États-Unis. Euh ça quand même un petit peu mieux là. On n pas euh on n pas eu autant de de hausse de taux parce qu'évidemment euh même sur le long terme là, c'est resté stable mais sur le court terme, on a commencé à avir un petit peu de baisse à cause qu'évidemment il va avoir des coupeurs de taux qui vont venir éventuellement même s'il y en a pas encore eu cette année. Et puis côté des obligations corporatives, c'est vraiment là qu'on voit les les meilleurs rendements fait qu' avec les écords de crédit qui sont restés stable, on peut voir que c'est encore une fois la classe actif du côté du revenu fixe qui est vraiment en tête pour cette année. Encore une fois, le sécuritaire qui nous aide cette fois-ci fait que de diversifier son portefeuille, c'est toujours bon hein. On a juste la la croissance a été bon dernières années là. Absolument. Absolument. C'est c'est exactement ça. On voit les États-Unis cette année, c'était vraiment é en tête là depuis depuis 2 ans et même plus longtemps là mais particulièrement les deux dernières années. Et puis ben on voit ça c'est exactement pourquoi que c'est important de rester diversier parce que ça peut revirer assez rapidement. On sait jamais qu'est-ce qui peut se passer. Deuxème petit point, on voulait vous parler un peu du régime d'union parentale, un régime qui est en vigueur depuis le 30 juin, donc tout récent au moment où on tourne cette capsule. Euh ça vise à mieux protéger les enfants dont les parents vivent en union de fait. Donc euh si vous êtes marié, ça ne s'applique pas. C'est pour les conjoints de fait. Donc tous les conjoints de fait qui auront un enfant à partir du 30 après le 30 juin, ils sont automatiquement intégrés et puis c'est possible d'adhérer volontairement au régime si vous aviez déjà un enfant avant le 30 juin. Il faut cependant le faire volontairement là et avec un acte notarié. Euh ça consiste en quoi l'union parentale ? Donc l'union parentale, c'est juste pour protéger en fait les pour une part égale en cas de séparation des parents. Donc ça vise la résidence de de la la résiden familiales, les meubles et les véhicules. Donc ça s'applique à partir de la naissance donc sur la valeur accumulée. Donc si quelqu'un qui avait une maison puis son conjoint ou sa conjointe rentre dans la maison puis ils ont un enfant ensemble, mais la maison au départ la valeur ça c'est c'est bien propre à lui. Sauf que toute la valeur additionnée, la valeur qui sera prise au fur et à mesure que l'enfant grandit, cette valeurlà sera séparée entre les deux époux. C'est il faut consulter, c'est sûr un notaire pour bien comprendre comment s'appliquera le partage selon votre situation à vous. Ça ça sera très important de le faire et c'est possible de se retirer du patrimoine si ça vous convient pas. Donc on a par acte notarié, on a 90 jours de délai après la naissance qu'on peut faire un acte notarié pour se soustraire à ce régime là. Ce qui est quand même intéressant comme ça ça laisse la libre le libre choix à tout le monde de d'adhérer ou pas. Euh ceux qui connaissent le patrimoine familial des mariages, il y a pas de partage des produits de retraite là-dedans. Donc la régie des rentes du Québec, le ton tes réaires, le fond de pension, ça ne se partage pas avec ce régime-là seulement pour les personnes mariées. Il y a d'autres petites mesures de protection et celle-ci, on peut pas s'y exclure. Donc si vous avez un enfant avec quelqu'un après le 30 juin, ces trois protections là vont s'appliquer que vous le vouliez ou non. Euh donc la protection de la résidence principale. Donc même si la résidence est à vous puis que vous avez une un conjoint, une conjointe qui habite, vous pourrez pas la vendre sans son autorisation. Vous avez une prestation compensatoire pour un conjoint qui se serait appauvri pendant l'union parentale. On pense souvent à la femme au foyer là de l'époque ou quand qu' il y a quelqu'un qui sacrifie sa carrière ou quelque chose comme ça. Donc il y a maintenant un mécanisme de protection. À l'époque, les conjoints de fil juste, il y avait aucun mécanisme de protection pour personne. Euh et puis euh le droit de succession, maintenant les conjoints de fait seront reconnus. Donc dans le cas où il y avait pas de testament à l'époque si on était un conjoint de fait, il y a le conjoint n'héritait de rien là. Donc c'était les enfants, les parents ou les frères et sœurs selon la situation. Donc maintenant les conjoints de fesses sont reconnus là pour une situation sans testament. Encore une fois, c'est de faire un testament la meilleure solution pour se protéger là-dessus. Mais au moins, il y a une protection pour un conjoint de fait qui s'établit suite à cette unionlà. Merci beaucoup de votre écoute et bon mois de bon été. Merci beaucoup tout le monde.

Salut. Bon été.

Ah.

Actualités économiques

Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Nancy Paquet se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

Bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes mercredi le 18 mars 2026. Bonjour Stéfane, un plaisir de te revoir aujourd'hui.

Bonjour Nancy.

Stéfane, la dernière fois qu'on s'est vu il y a un peu près un mois, c'étaient les événements au Venezuela qui avaient marqué notre conversation. Et aujourd'hui, un autre événement majeur à l'échelle internationale se produit, c'est-à-dire le conflit en Iran qui malheureusement s'étend à plusieurs pays du Moyen-Orient. Donc d'abord, on veut dire que on est de tout cœur avec les populations qui sont touchées de près ou de loin par ces événements et beaucoup plus difficile pour nous de sentir à distance ce que les gens vivent. Toutefois, grâce à toi aujourd'hui on va comprendre un peu plus quels sont les impacts économiques de ces événements-là, donc je te passerai la parole.

Donc je peux pas parler de tragédie humaine mais je peux parler de peut-être l'impact économique Nancy puis parler que c'est un choc pétrolier qui arrive presque jour pour jour après, 4 ans après.

L'Ukraine.

L'Ukraine.

Qui était en février 2022.

Donc pour aider les gens à comprendre, ce qu'on a fait aujourd'hui c'est qu'on a exprimé le prix du dollar, ben le prix du baril de pétrole en dollars 2026, ce qui nous permet de remonter aux années 70. Remarque qu'à 100 $ le baril, présentement autour de 100 $ le baril, ben on est bien en deçà du 130 $ le baril de 2022. Bien en deçà aussi du choc pétrolier des années 80.

Qui est souvent l'événement auquel on se réfère actuellement.

Oui.

Tout le monde parle de ce choc-là.

C'est un équivalent de pétrole de 160 $. Mais ce que je dirais Nancy, ce qui est important, c'est le premier choc d'offre pétrolier qui émane du Moyen-Orient depuis les années 90 donc.

C'est quand même un événement majeur.

36 ans, donc c'est un événement qu'on essaie de comprendre. Les règles de pousse normalement utilisées par les économistes ne s'appliquent peut-être pas totalement comme ils l'ont fait du passé. Surtout que le détroit d'Ormuz c'est très très important pour l'économie mondiale.

Tout à fait. Et les prix du pétrole c'est une chose, mais il faut les mettre en contexte aussi. Est-ce que tu peux-tu nous aider à voir un peu plus clair?

C'est ça qui rend difficile l'analyse Nancy parce qu'un choc pétrolier ça dépend aussi d'où il se produit dans le cycle économique. Ce qui était particulier de celui de 2022, c'est quoi s'est produit à la sortie de la COVID alors que l'inflation était déjà à 9 %, donc les banques centrales ont pas eu le choix que de réagir. Il dit mon Dieu, l'économie va bien, l'inflation 9 %, je n'accommode pas le choc pétrolier, je monte les taux d'intérêt, les taux d'intérêt à long terme montent aussi. Or présentement l'inflation est autour de 2.5 %, donc il y a un certain degré de patience des banques centrales auxquelles on est en droit de s'attendre. Par contre, il faudra voir pour les prochains mois parce que les droits de remous c'est pas juste du pétrole.

Il y a du soufre.

Gaz naturel liquifié, de l'hélium, ça ça fait partie de la chaîne de production manufacturière. Puis ça ça existait pas dans les années 90 lorsqu'il y a eu le dernier choc pétrolier, donc on verra pour la Réserve fédérale. Tout ce que je peux dire Nancy pour l'instant, c'est que les banques centrales peuvent se permettre d'être un peu plus patientes que 2022, mais encore faut-il composer avec l'impact des tarifs imposés par les États-Unis. Donc il y a de l'incertitude par rapport à la Réserve fédérale.

Effectivement, mais on a vu d'ailleurs ce matin la Banque du Canada a pas bougé ses taux. Faudra voir cet après-midi ce qui se passera pour les États-Unis. Mais t'es déjà assez confiant de nous dire ben je ne devrais pas bouger.

Oui parce que n'oublie pas que dans les années 2022, la raison pour laquelle la Fed majorait ses taux, c'est que l'emploi carburait à une croissance d'emplois de 400 000 postes par mois. Le taux de chômage à 3.2 % présentement. Ça fait 6 mois que les Américains ont pas créé d'emplois, puis le taux de chômage à 4.4 %. N'oublie pas la Réserve fédérale a un mandat double: le marché du travail de même que l'inflation. Donc il y a fort à parié qu'elles vont demeurer sous les lignes de côté, du moins pour les 2 à 3 prochains mois, de façon à voir ce qui se passe avec l'impact du choc pétrolier.

Tout à fait. Et tout ça a un impact sur les rendements boursiers.

Oui parce que n'oublie pas choc pétrolier combiné avec un resserrement monétaire, c'est pas très bon pour la bourse. Puis c'est exactement ce qui s'est passé en 2022. Donc si on regarde au niveau mondial, 12 mois après le début de choc pétrolier, la bourse est en baisse de 17 %, aux États-Unis on est en baisse de presque de 21%. Puis remarque, comme c'est presque aligné jour pour jour, 3 mois après le début de l'année, la bourse est en baisse de 5 % cette fois-ci. Remarque que au niveau mondial pour 2026, donc cette année, on est à peu près inchangé. Donc faudra voir, mais sur 3 mois il y a très peu de régions qui sont en hausse. Le Canada fait très bonne figure avec l'Amérique latine, donc des pays producteurs de ressources naturelles. Donc pour l'instant il y a une certaine résilience. Faut que vous choisissiez géographiquement, les impacts seront pas les mêmes d'un pays à l'autre.

Et donc justement, on voit à chaque fois qu'on a la chance de se parler toi et moi un petit graphique qui nous démontre la performance boursière depuis le début de l'année.

En dollars canadiens.

En dollars canadiens toujours.

Rendement total, rendement total. Donc rendement total, la bourse canadienne 4.3 %. Remarque, aux États-Unis en baisse de 1.6 %, on a parlé le mois passé des inquiétudes au niveau de l'intelligence artificielle, les logiciels, et cetera, puis peut-être même l'inflation. Donc on verra pour la Réserve fédérale, mais pour l'instant le Canada tient le coup.

Oui tout à fait et on a la chance d'être aussi un pays producteur de pétrole.

Ben souvent les gens disent ben que le Canada on devrait avoir honte, mais non, faut pas avoir honte, il y a le contexte géopolitique avec lequel on doit opérer, puis tout le monde a besoin de ressources naturelles, même en 2026, Nancy. Puis la raison pour laquelle le Canada fait bonne figure, c'est que le dollar canadien fait bonne figure. Pourquoi? Parce que les investisseurs prennent un peu refuge dans l'indice canadien. Pourquoi? Parce que si on compare les principales monnaies réserves telles que définies par le Fonds monétaire international mais c'est le Canada qui est la plus grosse balance commerciale, le surplus balance commerciale attribuable aux produits énergétiques. Donc c'est ça qui amène les gens à dire, ben écoute, si je dois investir à la bourse, c'est que je dois être discriminé par région, ben le Canada c'est peut-être l'endroit où être présentement.

Et donc on est un pays producteur de pétrole oui, mais notre production a augmenté, mais celle-là aussi, mets nous la en contexte, parce que c'est pas juste parce qu'on en produit plus.

C'est le Canada depuis 2022 produit 1 000 000 de barils par jour de plus. C'est pas vraiment parce qu'on a rajouté plus de capacité de production, c'est que on a optimisé les pipelines existants qui nous a permis d'augmenter d'un 1 000 000 par jour. Bien sûr, on a ouvert récemment un nouveau pipeline. En fait, c'est une rénovation, un agrandissement si tu veux, du pipeline qui nous permet de passer de 300 000 à 800 000 barils d'exportation vers les pays asiatiques. Mais y a plus que ça parce l'augmentation était plus grande que ça. C'est vraiment l'optimisation, l'innovation.

L'innovation technologique.

Qui a permis à des pipelines de devenir plus performantes. Donc, nous sommes un important producteur mondial. Il y a beaucoup d'alliés qui disent, ben écoute est-ce que le Canada pourrait être ma solution pour mon approvisionnement futur. Puis je pense que le gouvernement fédéral est en train d'y penser que c'est peut-être logique parce que le géopolitique est beaucoup plus important qu'à l'époque.

Oui tout à fait. Et lors de notre dernière conversation on parlait du prix de l'or, mets-nous le donc aussi celle-là en contexte versus 2022. Ça pourrait être intéressant.

Dépendamment de votre vue par rapport au dollar américain, parce que le dollar américain avec le resserrement monétaire de la Réserve fédérale en 2022, s'est apprécié de à peu près 20 %. C'était pas une bonne nouvelle pour l'or parce que l'or a perdu 20 % à cette époque-là. Puis on en a parlé comme c'est important, parce que c'est une grosse capitalisation boursière du S&P TSX les aurifères présentement.

C'est le tiers.

Puis présentement le prix de l'or tient le coup. Ce même fait, il performe un peu après 3 mois comme il le faisait en 2022. Donc là où je niche présentement, Nancy, c'est de dire que je pense pas que le dollar américain peut s'emballer comme en 2022. Je pense pas que la Réserve fédérale va monter les taux. Puis je pense que les gens ont de plus en plus de méfiance par rapport à.

L'incertitude.

La stratégie de la Maison Blanche, si tu veux qui est: est-ce que je devrais accumuler des trésors américains dans le contexte actuel? Je vais pas vendre mon or. Donc, ma vision c'est qu'on a encore une vision de résilience pour les aurifères, donc de là notre vision un peu plus optimiste pour le dollar canadien en deuxième moitié d'année.

On aime ça. Et donc, peux-tu nous parler de notre population? On avait vu au dernier, à notre dernière conversation qu'on avait commencé à avoir une décroissance. La tendance se maintient.

Donc j'ai une bourse qui, encore une fois cette année jusqu'à présent, performe mieux que l'économie. Puis on en a parlé, une des raisons pour laquelle l'économie canadienne fait pas si bien que ça, c'est parce que ma population est en déclin, nouvelle politique d'immigration qui est déployée au fédéral depuis à peu près 6 mois.

Population vieillissante aussi.

Population vieillissante. Données publiées ce matin, donc c'est encore tout chaud. Deux trimestres consécutifs de contraction de la population. Ce qui est inédit en glissement annuel, la population est en déclin de 100 000 habitants. C'est la première baisse depuis la Confédération de 1867, donc il y a des impacts à moyen terme qui vont continuer pour le secteur résidentiel, mais en même temps une croissance plus modérée, Nancy.

Est aussi souhaitable.

Est aussi souhaitable mais, bien que nous devons lever l'incertitude pour l'investissement des entreprises, donc renégocier l'accord de libre-échange avec les américains c'est important cet été. En attendant, je peux pas monter les taux si je suis au Canada dans ce contexte-là, d'autant plus que l'inflation est à 1.8 %. Grosse différence avec les États-Unis, donc plus de latitude d'être patient pour la banque du Canada dans le contexte actuel. Donc, en résumé Nancy, bien malin qui peut prédire avec précision l'impact d'un choc pétrolier émanant du Moyen-Orient. Peut-être qu'il y a trop de complaisance au niveau des anticipations de croissance des bénéfices. Soyez prêts à vivre avec beaucoup de volatilité au cours des prochaines semaines.

Merci Stéfane. Et à ceux qui nous écoutent, si jamais cette volatilité vous inquiète, ben vous avez le privilège de pouvoir parler à vos conseillers qui sont là pour justement répondre à vos questions. Et aussi, les émotions sur 3 mois ne sont jamais un bon guide. Donc si jamais vous êtes inquiet, appelez ou contactez vos conseillers qui se feront un plaisir de remettre tout ça dans votre propre contexte. Stéfane, merci beaucoup pour cette conversation aujourd'hui.

À la prochaine.

À bientôt.

5 • 4 • 3 Perspectives de marché

5 minutes, 4 graphiques, 3 points clés à retenir… Découvrez « 5 • 4 • 3 », un nouveau regard trimestriel ciblé sur les marchés, l’économie et l’investissement avec notre expert Louis Lajoie, du Bureau du chef des placements de la Banque Nationale Investissements.

Bonjour tout le monde. Aujourd’hui, 16 mars, je vais essayer de faire le point rapidement sur un trimestre dans lequel il s’en est passé énormément, où il continue d’ailleurs de s’en passer beaucoup au moment même où on enregistre.

Sans plus tarder, je pense que la meilleure manière de résumer les dernières semaines, c’est de souligner à quel point on traverse une période de changements profonds, mais qui s’accélère également sur plusieurs fronts en même temps. Évidemment, le géopolitique, avec la situation en Iran, mais également le technologique, avec des avancées continues en intelligence artificielle qui sont venues soulever toute une série de questions pour d’importantes entreprises. Et, dans l’ensemble, tout ça nous dit quoi? Ça nous dit, effectivement, que l’incertitude augmente. Typiquement, l’incertitude, on l’adresse de manière cyclique; mais, forcément, dans le monde actuel, il faut l’aborder d’une manière plus structurelle, plus importante, donc il faut s’y habituer. Maintenant, on pourrait débattre longtemps des conséquences plus précises de ces changements-là.  Pour aujourd’hui, prenons simplement le temps d’écouter ce que les marchés nous disent depuis environ un an. Ils nous disent essentiellement trois choses. La première, c’est qu’évidemment, c’est porteur d’une importante volatilité, parfois très marquée dans des périodes brèves. On l’a vu en avril dernier avec les tarifs; on le voit, dans une certaine mesure, dans les derniers jours. Mais, au-delà de cette volatilité-là, il y a quand même une certaine résilience qui s’observe dans les marchés, qui affichent encore des gains substantiels au cours de la dernière année et quelque, là, signe qu’au-delà des chocs qu’on observe, il y a quand même une activité économique qui se poursuit en arrière-scène et qui soutient les marchés boursiers, pour autant qu’on soit adéquatement diversifié. Encore une fois, parce que l’histoire de la divergence s’est poursuivie en début d’année 2026, avec des écarts importants entre secteurs, entre facteurs, mais également entre pays. Encore une fois, avec les actions américaines qui font essentiellement du surplace depuis octobre dernier, alors qu’on a de meilleurs gains ailleurs dans le monde. Bien que ça aussi soit très volatil, on l’a vu: cet écart-là s’est refermé quelque peu dans les dernières semaines, alors que les États-Unis — les actions américaines — sont un peu moins sensibles aux aléas des prix de l’énergie, qui créent beaucoup de remous sur les marchés, pour de bonnes raisons, dans la mesure où il n’y a pas de goulot d’étranglement plus important, pour l’univers énergétique, que le fameux détroit d’Ormuz, au sud de l’Iran, qui, en ce moment, est à toutes fins pratiques fermé. Malgré ça, comme vous le voyez, on n’est pas allés aussi haut qu’on a pu aller en début 2022, lors de l’invasion russe en Ukraine, au niveau des prix du pétrole. Mais, plus important encore, on voit que le marché traite la situation actuelle comme étant au moins en partie temporaire, dans la mesure où le prix pour un baril de pétrole dans 12 mois — ce qui est la ligne bleu pâle ici — augmente, oui – donc, il y a des conséquences aussi sur 12 mois –, mais aucunement dans la même mesure que ce qu’on voit dans la situation actuelle. Ce qui est logique, dans la mesure où la situation actuelle est, à bien des égards, tout à fait insoutenable pour toutes les parties concernées ici. Il faut continuer de suivre ça. Malheureusement, l’éventail des scénarios, malgré tout, est encore assez large. Mais, pour aujourd’hui, je vous dirais au moins que, sur le plan économique, il y a lieu de penser qu’on n’est pas sur le point de revivre l’épisode de 2022, qui avait été très difficile à la fois pour les investisseurs boursiers, mais aussi pour les investisseurs obligataires. Parce qu’il faut se souvenir qu’à l’époque, on a eu le choc géopolitique de l’Ukraine; mais l’inflation était déjà à 8 %, et les indicateurs économiques nous pointaient déjà vers un ralentissement devant nous. Aujourd’hui, la situation est différente. Les indicateurs économiques avancés nous parlaient plutôt d’une reprise cyclique qui se profilait devant nous — comme on commençait à le voir à certains égards — mais qui est forcément devenue plus incertaine, plus à risque. Alors que, forcément, les prochains chiffres d’inflation vont être définitivement plus élevés qu’on l’espérait avant la situation en Iran.

En conclusion, pour aujourd’hui, trois choses. Ce n’est pas compliqué : on traverse une période de changements et d’incertitude très profonds sur le plan géopolitique et technologique, ce qui fait bouger les marchés et les rend très volatils, surtout au sein même des marchés boursiers. De sorte que, pour un investisseur diversifié, malgré tout ça, il n’y a pas nécessairement trop de conséquences négatives. Et ce constat-là — volatilité, divergence, mais également résilience — devrait demeurer l’histoire dans le prochain trimestre. Bien que l’aspect « résilience » va être mis à l’épreuve ici, parce que les risques autour du scénario économique ont forcément augmenté avec les tensions géopolitiques, mais plus spécifiquement la hausse des prix de l’énergie. 

C’est tout pour aujourd’hui. Merci d’avoir été à l’écoute. On se reparle en juin. Et puis, d’ici là, bon printemps tout le monde.

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