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Dans cette publication trimestrielle, les experts du bureau du chef de placements de Banque Nationale Investissements examinent et démystifient plusieurs croyances populaires en matière d'investissement. Ce guide du marché et des tendances économiques est une référence pour les investisseurs actifs.

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Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Denis Girouard se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

10 juin 2026

Bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes le 10 juin 2026. Stéfane, merci d'être là.

Bonjour Nancy, j'ai peur des questions que tu vas me poser aujourd'hui.

C'est ça là aujourd'hui je vais commencer avec un gros mot, je vais commencer avec le mot récession, est-ce que on est en récession ou pas?

Non.

Bon! Belle nouvelle.

C'est parce que tu sais, faut démystifier Nancy, la façon de faire de la vieille époque, puis de regarder simplement le PIB deux trimestres de suite puis de clamer haut et fort que c'est une récession. Faut faire attention. Il y a beaucoup plus de nuances dans une économie globalisée dans laquelle on opère présentement. Cela étant dit, je ne vais pas te cacher qu'on a une croissance décevante au Canada, puis sur une base annuelle tu remarqueras que ben on est en train de stagner présentement.

C'est pas loin de zéro.

T'as raison. Puis tu sais, il y a une grosse différence avec les Américains présentement, donc clairement moi je te dirais que l'économie canadienne sous performe au premier trimestre.

Effectivement, et donc ça explique la décision de la Banque du Canada de ce matin, on n'a pas bougé les taux.

On n'a pas bougé les taux, on ne les a pas baissés parce que si on était en récession ils auraient baissé les taux, on s'entend là-dessus.

Mais là, c'est le premier trimestre qui était décevant. Le 2e trimestre, Nancy, tu sais une récession, c'est la diffusion, le nombre d'entreprises qui vont mal mais aussi ce qui se passe au niveau du marché de l'emploi. Or au mois de mai, on a un rebond spectaculaire de l'emploi à temps plein qui nous ramène à un sommet de tous les temps donc pour avoir une récession digne de ce nom, faut que j'ai un marché du travail qui continue de s'affaisser plutôt que d'afficher un rebond.

Ça c'est une belle nouvelle.

C'est une excellente nouvelle. Puis tu sais Oh en passant Nancy, 158 000 emplois créés à temps plein au mois de mai c'est la meilleure performance à vie pour le Canada sauf pour la période COVID bien évidemment, donc c'est un rebond spectaculaire.

Puis ces emplois-là privés, publics? Parce qu'on sait quand c'est public, souvent tu sais ce sont des subventions déguisées un petit peu, donc la qualité de la donnée.

Je te rassure il y a plus de privé que de public.

Excellent donc merci à nos entrepreneurs qui continuent, qui continuent d'investir et il se passe quoi sur sur notre balance commerciale?

Ben le PIB selon que c'est tributaire de la consommation des consommateurs qui était positive au premier trimestre qui devrait rebondir au 2e trimestre, mais aussi la composante exportation est importante pour le Canada. Puis tu sais, on en avait parlé avec le choc énergétique, choc pétrolier, est-ce que le Canada va en profiter un jour, est-ce que ça va doper la croissance. Je te confirme, les exportations nettes d'énergie atteignent un record de tous les temps au 2e trimestre, ce qui ramène notre solde commercial en territoire positif. Donc j'ai deux composantes extrêmement importantes pour la croissance économique qui affichent une tenue très respectable, en fait un gros rebond au 2e trimestre donc le PIB va être beaucoup plus fort au 2e trimestre qu'au premier.

Ben c'est intéressant, mais malgré toutes ces bonnes nouvelles, tu nous as commencé avec une slide un peu épeurante qui finalement s'avère favorable, deux beaux graphiques de suite, mais malgré tout notre devise à l'aube des vacances d'été de nos familles canadiennes, notre devise qui est dans le fond du baril.

Ben je t'ai épargné parce que t'es partie en vacances avec un dollar canadien qui était pas mal plus fort de là où on est présentement. En fait on est revenu Nancy au plus bas niveau du mois de mars qui coïncide avec la plus grande inquiétude par rapport aux événements du détroit d'Ormuz qui n’est pas encore réouvert soit disant.

Effectivement.

Donc oui le dollar canadien c'est la moins bonne performance des devises réserves autour de la planète.

Et pourtant Stéfane, quand moi j'étais à l'école, là on appelait le dollar le pétrodollar. Et là tu viens de nous montrer que nos exportations d'énergie sont bonnes. Qu'est-ce qui a changé?

Ben on est devenu un oréo dollar si tu veux. Donc l'or est devenu une déterminante importante. Puis remarque le prix de l'or qui est qui passé de plus de 5 000 $ à en deçà de 4 400 $, on est autour de, même de près de 4 000 $ aujourd'hui, puis ça c'est important Nancy, parce que les corrélations inter marchés ne sont pas stables dans le temps. Or tu remarqueras que la variable qui est la plus corrélée avec le dollar canadien présentement, c'est l'or. Puis en fait je te dirais c'est pire que ce que tu pensais par rapport au pétrole, parce que on est corrélé, corrélation inversée par rapport au pétrole, ce qui est inédit.

On n’a jamais vu ça donc mes notes d'école étaient encore bonnes, c'est juste que là on est dans un autre environnement.

Mais tu sais dans un environnement géopolitique incertain que les corrélations peuvent changer, donc faut composer avec ça. Puis je ne pense pas que le dollar canadien a beaucoup plus de potentiel baissier à partir d'ici, mais si je devais expliquer ce qui s'est passé dans les dernières semaines, c'est la corrélation or/dollar canadien qui a primé.

Puis t'avais des belles diapositives là dans certaines présentations qu'on a fait ensemble aussi sur notre notre besoin d'électricité. Parce que si on veut avoir de l'intelligence artificielle, si on va être capable d'avoir des centres de données, ça nous prend de l'électricité et donc t'as une bonne nouvelle encore pour nous.

C'est tellement important ce qui s'est passé. Tu sais qu'au mois de mai, le gouvernement fédéral a déposé une entente de principe avec l'Alberta, et en même temps pour déposer une nouvelle stratégie d'électrification pour le Canada. À savoir que si on veut participer à la révolution industrielle qui est l'intelligence artificielle, j'ai besoin de doubler le réseau électrique canadien d'ici 2050. Donc je m'explique, les gens ont dit bon c'est peut être pour faire plaisir à l'Alberta tout ça. Absolument pas, penses y Nancy en Ontario, au moment où on se parle, le gaz naturel maintenant dépasse l'hydroélectricité comme source, 2e source de génération d'électricité en Ontario. Tout ça pour te dire qu'il n'y a pas de capacité excédentaire sur le système électrique canadien si on n’utilise pas le gaz naturel.

Et ce n’est pas un désaveu de notre de notre besoin à long terme d'avoir quelque chose de plus éco-responsable.

T'as totalement raison, la réalité c'est que la transition énergétique dans les anciennes politiques était beaucoup plus rapide par rapport à la capacité d'adaptation du Canada, là en rendant le gaz naturel comme énergie de transition, je permets à rebâtir le nucléaire ou l'hydro électricité en Ontario tout en assurant aux ménages et aux entreprises canadiennes une capacité électrique et une certaine abordabilité qui va nous permettre de compétitionner avec le reste. C'était majeur parce que y a aucune autre politique de réindustrialisation du Canada qui s'appliquait. Si on avait pas la permission d'utiliser le gaz naturel comme énergie de transition. C'est majeur, puis ça me rend beaucoup plus optimiste par rapport au prochain trimestre pour l'économie canadienne.

C'est excellent, puis nos marchés ont l'air de quoi ces temps-ci?

Je sais que tu voulais qu'on s'en reparle. Regarde, au 2e trimestre jusqu'à présent on a fait 23 % sur les pays émergents, le S&P 500. 2e trimestre, c'est quoi, c'est un mois et on est le 10 juin.

Un mois et 10 jours.

On fait que commencer, donc c'est une performance exceptionnelle. Tu vois normalement des rendements comme ça sur l'année au complet. Tout ça pour te dire Nancy, c'est que les gens ont 

perçu qu'il avait à avoir une meilleure croissance cette année, peut-être qu'on pensait mais il y a beaucoup de bonnes nouvelles qui sont escomptées donc je ne peux pas vous garantir une aussi bonne performance pour la 2e moitié d'année. Faudra composer avec certains éléments d'incertitude.

Oui, puis entre autres incertitudes de créer encore par le détroit d'Ormuz qui n'est pas réouvert.

Non ce n'est pas fini. Puis en fait les récentes probabilités c'est que ça réouvre pas avant peut-être la fin de l'été, donc c'est 6 mois d'interruption sur la chaîne d'approvisionnement manufacturière mondiale. Puis tu remarqueras jusqu'à présent Nancy tout le monde disait Ouais mais.

On a des réserves.

Ouais on a des réserves ou les pénuries c'est tout ce qui est relié à l'IA. Mais non, là présentement on voit les résines, l'aluminium, les métaux, l'acier, on commence à détecter des pénuries au niveau du secteur manufacturier américain donc c'est pas fini le détroit d'Ormuz, plus il reste fermé longtemps plus j'ai des enjeux de pénurie puis la façon dont ça se résulte Nancy c'est que les enjeux de stress sur la chaîne d'approvisionnement mondial des États-Unis, Ben ils sont parmi les plus aigus qu'on a connus depuis la COVID donc c'est pas fini le détroit d'Ormuz puis l'impact sur l'inflation.

Ouais c'est ça, l'inflation américaine va continuer à monter.

Elle est sortie à plus de 4 % ce matin.

Aïe aïe.

Donc puis écoute, en début d'année on mettait seulement 15 % de probabilité à ce que l'inflation dépasse 4 %.

Et on y on est.

On est déjà là, on est au-dessus, on a 4.2 %.

Sans que la chaîne d'approvisionnement soit réouverte.

Avant même que la chaîne le soit, absolument.

Et t'as toujours une belle diapositive aussi sur la Chine, alors parle nous de ce qui se passe.

C'est parce que des compagnies qui vont venir au marché, il y a beaucoup d'engouement présentement hein pour tout ce qui est relié à l'IA. Puis les gens disent écoutez, c'est des profitabilités à escompter qui seront extraordinaires pour les compagnies américaines reliées à l'IA. Moi tout ce que je veux faire ressortir Nancy ici, c'est que bon, en 2023 les Américains avaient 35 % d'avance sur la performance des modèles IA. Mais en Chine, ce qu'ils ont dit pour faire leur rattrapage des États-Unis, moi je vais à un modèle open source donc ouvert.

Comme ça ils peuvent contribuer.

Puis Nancy ils ont rattrapé leur retard, qui plus est ils sont capables d'offrir leur modèle à 1/7 du coût des compagnies américaines. Donc tout ça pour dire Nancy c'est il y a beaucoup d'engouement, mais il n’est pas évident que les perspectives de profits sont aussi extraordinaires que ce qu'on présente présentement parce que j'ai un compétiteur formidable aux compagnies américaines en IA, on est très loin des années 2000, où les Américains avaient le monopole de la nouvelle technologie, ce n’est pas le contexte actuel, donc soyons prudents.

Et ça donc ça nous rappelle que c'est important de faire nos recherches avant d'investir. C'est important de parler à nos conseillers parce que on ne sait jamais, il ne faut pas juste embarquer sur le hype, sur la saveur du moment. Donc je vous invite dans ce contexte-là et de tout ce qu'on lit dans les journaux avec les les appels publics à l'épargne de prendre le temps de bien faire vos recherches, parlez avec vos conseillers pour être sûr que ça vous convient.

Puis tu sais Nancy on peut jouer l'intelligence artificielle, la révolution industrielle, l'intelligence artificielle de façon directe ou indirects dans certains secteurs. Donc vous pouvez faire cette recherche là, y'a pas juste ces compagnies là.

Ce n’est pas juste la compagnie, c'est toutes les matières premières qui entrent dans les composantes. Effectivement.

Absolument.

Stéfane comme toujours un plaisir de faire ces capsules là avec toi j'adore ça, j'espère que ça vous a plu. Beaucoup d'effervescence dans les prochaines semaines et vendredi de cette semaine dans les marchés et sur ce je vous souhaite bonnes vacances pour ceux qui prennent des vacances et on se reparle dans un mois. Merci Stéfane.

Merci.

28 avril 2026

Alors bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes mardi le 28 avril 2026. Stéfane, comme toujours un plaisir de te revoir. Un mois plus tard, qu'est-ce qui se passe?

Il y a de l'action partout.

Ok, dis-nous en plus.

Il y a plein d'action partout, mais c'est le statu quo par rapport au mois passé. Le prix du pétrole a varié mais on est revenu à 100 $ Nancy.

Alors on a connu de la variation durant le mois.

Oui, t'as raison, beaucoup de péripéties aussi. La raison pour laquelle on reste à 100 $ Nancy, c'est que nonobstant ce que les politiciens nous disent autour de la planète, il y a rien qui se passe dans le détroit d'Ormuz.

Ce qui est quand même inquiétant.

Ta chaîne d'approvisionnement manufacturière demeure bloquée puis là tu entres dans un 3e mois de blocage avec des inventaires qui se raréfient, donc.

Stéfane, est-ce que c'est pour ça que ce matin les Émirats arabes ont annoncé qu'ils sortaient de l'OPEP?

Il y a certainement un lien. Ça fait plusieurs, plusieurs années qu'ils étaient frustrés, mais là, il y a un processus plus c'est fermé longtemps, moins j'ai de revenu. Moi je vais devoir reconstruire les infrastructures détruites au cours des derniers mois. Pour ce faire, je vais devoir produire plus. Donc les États arabes unis se sont dit, ben moi je ne veux plus faire partie d'un club qui restreint ma liberté de pouvoir produire pour me reconstruire. C'est très certainement relié à ça Nancy, mais ça revient à ce qu'on disait avant. Il y a un changement structurel qui s'opère au niveau de la chaîne d'approvisionnement qui va même impacter la soi-disant cohésion qu'il y avait avec l'OPEP depuis quelques années.

Oui.

Oui.

Tout à fait.

Oui.

Et quelles sont nos espoirs de voir le détroit d'Ormuz rouvrir rapidement? Je sais que t'as pas de.

Ben premièrement de faire une lecture quotidienne, puis en passant sur notre site Internet on fait la lecture, la vigie de ce qui se passe dans le détroit d'Ormuz. Donc encore une fois, pour l'instant, rien qui se passe mais, puis les probabilités que ça réouvre à court terme, écoutez pour la fin du mois c'est 1.8 %.

Ça arrivera pas.

Pour le 31 mai c'est 39 %, c'est à peu près les mêmes probabilités qu'on donne présentement sur Polymarket pour les Canadiens de Montréal gagnent la série contre Tampa Bay donc juste. En passant en passant. Donc rien avant la fin juin pour le moment. Puis encore une fois Nancy, ça ça impacte la chaîne d'approvisionnement parce que j'insiste là-dessus, c'est pas juste l'énergie qui est bloquée, c'est l'approvisionnement en hélium, en aluminium. L'aluminium en fait les alumineries ont été détruites donc on peut pas les rouvrir du jour au lendemain.

Non ça va être long.

C'est la raison pour laquelle les prix sont un record de tous les temps. La production d'engrais chimiques, le plastique encore une fois. Donc, il y a une raréfaction des inventaires, puis ça va commencer à frapper dans les prochaines semaines.

Et ça ça veut dire donc l'épicerie, les fruits et légumes cet été malheureusement pour les Canadiens risquent de coûter plus chers.

Les probabilités sont plus à ce que ce soit plus haut que plus bas. Tu as absolument raison, je peux pas impacter une chaîne d'approvisionnement avec le coût d'énergie sans avoir un impact sur le prix de la nourriture, c'est corrélé, Nancy.

Et pourtant, malgré tout ce que tu nous dis ici, on voit des records.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La preuve: la bourse est à un record de tous les temps. Ce qui est inédit dans un contexte de choc pétrolier, parce que comme on en avait parlé, historiquement, choc pétrolier ça entraîne souvent, en fait plus souvent, en fait toujours accompagné d'un choc d'un environnement baissier pour la bourse, donc une baisse d'au moins 20 %. Cette fois-ci c'est particulier, c'est un record de tous les temps pendant même que le choc n'est pas complètement résolu. Ça c'est vraiment inédit.

Ouais donc on navigue maintenant dans des eaux jamais naviguées.

Mais une raison pour laquelle la bourse est à ce niveau-là, c'est pas que c'est les gens sont complaisants, c'est que, en passant, petite parenthèse avant qu'on parle à l'autre sujet. C'est toutes les classes d'actifs qui sont en hausse, c'est pas juste la bourse hein. Toutes les classes d'actifs depuis le début de l'année sont en hausse. Donc, imagine toi Nancy, j'ai un choc pétrolier qui en général amène énormément de volatilité sur les classes d'actifs, puis je me retrouve à un sommet avec des classes d'actifs qui offrent un rendement positif depuis le début de l'année.

Oui et on voit ici le marché émergent donc on sait que du côté de l'Asie c'est, écoute, dithyrambique les attentes des marchés.

C'est ce qui se passe au niveau des marchés, c'est que les marchés montent. Pourquoi? Parce qu'au même moment que le choc pétrolier, j'ai les révisions des bénéfices les plus positives depuis plusieurs années au niveau mondial. Mais dans l'Asie émergente, la région du monde qui est soi-disant la plus négativement impactée par le détroit d'Ormuz, sa fermeture, ben l'Asie émergente maintenant enregistre ses meilleures révisions à la hausse des bénéfices. Oui il y a des histoires comme ah la Corée, les semi-conducteurs ça va, les puces informatiques ça va bien, mais il y a plus que ça Nancy. Il y a aussi la capacité de produits manufacturiers, de puissance manufacturière comme la Chine qui ont une capacité d'augmenter leur prix aussi. Donc.

Tout à fait.

À voir.

Tout à fait. Et donc si on regarde nos estimés ou nos prévisions de marché. En janvier dernier, toi et moi on regardait ça pour dire mon Dieu, ils vont doubler. Ce qu'on avait fait en 2026, on trouvait déjà que c'était beaucoup.

Ben on disait en janvier, 15 % c'est 50 % d'augmentation.

Ouais.

C'est agressif.

Ouais.

Là on est rendu à doubler, t'as raison 22.1 %, donc c'est des révisions de bénéfices exceptionnelles. On s'attend maintenant à une croissance des bénéfices par action à 54 % dans la zone asiatique. Toutes les régions du monde à part le Japon voient une amélioration au niveau des marges bénéficiaires. C'est ça qui est un peu la contradiction par contre. Donc je peux comprendre que les révisions à la hausse au niveau des bénéfices, mais est-ce que les compagnies vont vraiment pouvoir livrer la marchandise sur ce qu'on indique présentement, donc doubler la croissance des bénéfices par rapport à l'année passée?

Beaucoup d'attente dans le marché.

Tout est possible mais c'est de plus en plus ambitieux. Faut pas surprendre les gens à la baisse là, à négativement au cours des prochaines semaines.

Et pourtant le dollar américain.

Ben c'est cohérent avec ce qui se passe Nancy, parce que si les gens se disent ça va bien dans le meilleur des mondes, ben le dollar américain.

On se refuge moins.

C'est moins la valeur refuge, donc je reviens où j'étais au même niveau qu'au début de la guerre, donc ça c'est cohérent à ce niveau-là. Encore une fois ce que je dis Nancy, c'est est-ce que vous pourrez les compagnies livrer ce que vous promettez au marché présentement si je demeure fermé même encore un mois sur le détroit d'Ormuz, il y a certainement quelqu'un qui va se faire prendre au niveau des marges bénéficiaires, mais on va tester cette hypothèse là au cours des prochaines semaines.

Et pourtant malgré qu'on voit ça, puis là toi et moi on n'est pas d'accord là-dessus puis c'est correct, mais il y a pas une appréciation si grande du dollar canadien par rapport à la devise américaine. Je sais que tu vas me contredire.

On se maintient quand même. Tu vois on est autour de 1.36. Moi j'aurais pensé que dans le contexte du choc pétrolier, le dollar canadien a été 5 sous déprécié plus qu'il l'est présentement donc.

Alors qu'il y a une légère amélioration.

Quand tu te compares, tu le consoles, ça je comprends la frustration des gens, surtout ceux des gens qui veulent voyager.

Exact.

Mais c'est savoir, moi je pense que si tu commences à décevoir au niveau des bénéfices, dollar américain pourrait commencer à se réapprécier. Puis là tu vas être encore moins contente avec moi parce que dire le dollar canadien il va se déprécier au lieu de s'apprécier.

Oh tout à fait.

Mais cela dit Nancy, j'ai bon espoir que d'ici la fin de l'année, on continue à voir une appréciation du dollar canadien. Pourquoi? Parce qu'on bénéficie quand même de la fermeture du détroit d'Ormuz, puis de l'impact sur le prix des commodités étant donné que nous sommes un exportateur de commodités.

Tout à fait. Et d'ailleurs le Canada, plusieurs de nos classes d'actifs performent.

Oui, puis au niveau des commodités, puis ça c'est important. 52 % de tout ce que le Canada exporte en commodité, c'est de l'énergie en général. Mais n'oubliez pas, il y a des métaux qui sont à un record de tous les temps, des produits agricoles, tu sais, oui, c'est dommage, le prix de la nourriture va coûter plus cher au Canada, mais il y a des agriculteurs quand même qui en bénéficient au Canada, donc ça ce sont des grosses composantes. Fait que, quand je le mets tout ensemble Nancy, puis tu sais, on va avoir une mise à jour économique cet après-midi d'Ottawa, ça amène que y a des perspectives budgétaires qui étaient peu reluisantes en début février qui deviennent soudainement beaucoup plus reluisantes. Je t'explique, donc en février le gouvernement fédéral ils avaient la croissance des revenus va être de 3 % cette année, mais avec ce qui passe auprès des commodités t'es à 5 %. Pour des provinces comme l'Alberta, l'Alberta était la plus pessimiste de toutes les provinces au Canada cette année. Ils disaient, moi j'aurais juste 1.9 % de croissance des revenus, tu te retrouves à plus de 7 %, puis pour la Saskatchewan qui exporte aussi de la potasse.

Oui.

C'est à 9 %. Donc note que le Québec, l'Ontario en bénéficie un peu, mais il y a une composante importante. Puis avec la manne de revenus plus importante qui peut être générée avec le prix des commodités, ça amène au gouvernement fédéral d'explorer davantage les façons d'attirer des capitaux vers le Canada. Avec l'annonce d'hier, là peut-être un fond souverain.

Tout à fait.

Créé au Canada. Oui.

Tout à fait. Donc, ton mot de la fin, Stéfane?

22 % en attente de croissance, c'est très ambitieux, je veux y croire Nancy, mais tu dois me le prouver dans les prochaines semaines que la fermeture du détroit d'Ormuz n'a aucun impact sur les marges bénéficiaires, donc je m’attends peut-être avec un peu plus de volatilité. C'est certain qu'il y a certains secteurs qui pourront pas livrer la marchandise donc soyez pas surpris, choisissez vos zones géographiques, choisissez votre tolérance au risque, puis on verra au cours des prochains mois si vraiment j'ai des perspectives aussi reluisantes que escomptées présentement au niveau des valorisations.

Ben merci beaucoup Stéfane, toujours éclairant comme toujours. Puis je nous invite tous à suivre justement le site sur notre site web. Le lien va être mis pour voir toutes les mises à jour économiques que vous faites. Les recherches qui sont publiées peuvent nous aider à réfléchir et surtout parlez à vos conseillers pour avoir la chance de prendre tout ce contenu-là et de l'attacher à votre réalité pour vos objectifs financiers. Merci beaucoup d'avoir été là, merci encore Stéfane et on se revoit le mois prochain.

Perspective immobilière

Bonjour à tous et merci de vous joindre à nous pour votre capsule sur les perspectives immobilières du jeudi, 28 novembre 2024. Aujourd'hui, je suis en compagnie de Matthieu Arseneau, salut Matthieu. 

Salut Simon.

Et d'Andrée Desrosiers.

Bonjour Simon. 

Bienvenue Andrée. Notre sujet du jour, hypothèque à taux fixe ou hypothèque à taux variable? Lequel est le plus avantageux? Mais avant d'en parler avec Andrée, discutons tout d'abord avec Matthieu des récentes données macroéconomiques qui, évidemment, influencent le marché immobilier. Matthieu, de nombreux événements sont survenus depuis notre dernière discussion, qui ont un impact évidemment sur les perspectives économiques. D'abord quelles sont les implications du balayage républicain aux élections présidentielles américaines pour la croissance économique, mais aussi pour les taux d'intérêt? 

Oui Simon, vraiment, toute une actualité économique au cours des dernières semaines. L'élection, le balayage républicain a des implications pour le Canada pour les 4 prochaines années. A amené à un niveau d'incertitude plus élevé. On a qu'à penser au risque de tarifs, l'actualité nous l'a montré récemment. Évidemment, des risques aussi de mouvements migratoires vers le Nord avec les risques ou les menaces de déportation d'immigrants aux États-Unis. Mais l'élément que je voulais parler davantage aujourd'hui, c'est beaucoup plus l'impact sur les taux d'intérêt. Puis ça, il faut que les gens soient conscients. Ce qui se passe au sud de la frontière a des impacts sur les coûts de financement au Canada. Je vous montre un graphique pour moi qui est très parlant. On le sait, on en a déjà parlé, la situation budgétaire Américaine avec des déficits élevés, mais pourrait être encore plus élevé si l'on se fie aux promesses de Trump pendant la campagne. L'université de Pennsylvanie a fait des calculs et nous montre des déficits en pourcentage du PIB plus près de 8% alors que c'était 6% qui était anticipé. Donc s’il va de l'avant avec ces promesses là, ça pourrait signifier un gouvernement qui stimule encore plus l'économie dans un contexte où la Réserve fédérale tentait de calmer l'économie. Donc vraiment, on pèse sur l'accélérateur du côté des dépenses ou en baissant les taxes aux États-Unis et de l'autre côté la Réserve fédérale, qui tente de calmer l'inflation. Donc ce qu'on observe de quelque chose d'assez atypique à ce moment ci. C'est la Réserve fédérale est en mesure de commencer à baisser les taux d'intérêt, 75 points de base jusqu'à présent. Mais les taux 10 ans ont monté depuis le mois de septembre. Et ce qu'on voit, c'est un contexte où les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés que lorsque Trump a pris le pouvoir en 2016. Donc à l'époque il avait un stimulus, il avait stimulé l'économie, mais là à ce moment-ci, on va avoir une Réserve fédérale qui pourrait mettre un certain frein à ces dépenses là pour contenir l'inflation qu'on voit à ce moment ci. Donc on est vraiment dans un contexte très différent. Mais ce qui est important c'est que oui, l'économie américaine a peut-être besoin de ces taux plus élevés là étant donné le contexte économique, mais étant donné les corrélations de taux d'intérêt à travers le monde, il y a beaucoup de pays qui ne peuvent pas ou ça serait inapproprié de composer avec ce relèvement des taux d'intérêt là. Donc, on a la plus grosse économie mondiale qui monte les taux d'intérêt, mais ça va se refléter sur les taux d'intérêt mondiaux et peut être un frein pour d'autres économies: la zone euro, la Chine qui connaît des difficultés à ce moment-là, puis le Canada aussi, qui montre beaucoup plus de faiblesses. 

Donc des impacts importants. Ce que je comprends Matthieu, c'est que la capacité d'abaisser le taux directeur aux États-Unis semblent désormais un petit peu plus limité. Qu'en est-il pour le Canada?

En effet, c'est exactement. Les révisions de baisse de taux pour l'année prochaine ont été révisées à la baisse là, aux États-Unis. Par contre, le contexte économique, comme je l'ai mentionné, tout à fait différent quand on regarde, par exemple, le marché du travail. Il y a une certaine stabilisation du taux de chômage après une augmentation depuis 2022. Mais quand on regarde la cohorte principale des travailleurs, les 25 à 54 ans, on voit que le taux de chômage continue de monter. Et voyez le contraste, la divergence avec les États-Unis. Donc on se retrouve à ce moment ci à des niveaux similaires à ce qu'on avait en en 2017 en termes de taux de chômage, quand même substantiellement plus élevé que ce qu'on avait avant la pandémie. Donc vraiment, on a une économie refroidie par les taux d'intérêt, puis ça se reflète sur les pressions inflationnistes intérieurs. Quand on regarde des économistes qui se passent pour avoir le pouls de l'inflation domestique, on regarde beaucoup ce qui se passe dans les services, beaucoup plus corrélés avec les salaires. Aux États-Unis, ça roule à du 4. 4% dans les services de base, excluant le logement, c'est seulement 1.3% au Canada. Donc ça se reflète même sur l'inflation que l'économie, elle a été clairement beaucoup plus refroidie de ce côté-ci de la frontière par les taux d'intérêt élevés. Et dans un tel contexte, oui, on pense qu'il faudra que la Banque du Canada continue de baisser les taux. Et même pour compenser le relèvement des taux dans la portion longue des taux des taux 5 ans, les taux 10 ans montent ces dernières semaines. Mais moi, pour moi, c'est un argument de plus que la Banque du Canada doit peut-être poursuivre dans cette direction-là à une vitesse importante. Donc pour nous, même si indirectement l'économie américaine peut bien faire, ça va avoir un impact sur les exportations en supposant qu’il n’y a pas de tarif, de l'autre côté c'est clairement le relèvement des coûts de financement. Nous, à notre avis, la Banque du Canada doit continuer de ramener les à des taux neutres plus proches de 2%. Évidemment, si on a le gouvernement fédéral qui commence à faire des transferts aux ménages comme qui a été annoncé récemment, mais peut être ça va limiter la marge de manœuvre à la Banque du Canada d'abaisser les taux aussi bas qu'on le pensait à 2%, peut-être plus du 2.25% 2.50% à la fin de l'année prochaine. Mais clairement, on a une économie qui a vraiment besoin de taux d'intérêt plus bas. 

Donc situation pas si simple. Le gouvernement a annoncé récemment un frein supplémentaire sur la croissance de la population canadienne pour les 3 prochaines années. C'est quoi les implications de cette nouvelle annonce là sur le marché immobilier?

Et on en a parlé ces dernières— dans les dernières capsules. Clairement, on est dans une situation de pénurie de logements au Canada qui perdure là, étant donné la croissance démographique qui est demeurée très vigoureuse là même au cours du dernier trimestre. Donc le gouvernement semble— a un peu reconnue que ça va être bien difficile d'augmenter l'offre pour rétablir rapidement la situation. Donc dans un tel contexte— puis on avait parlé aussi le taux de chômage des immigrants qui montait de façon importante, ce n’était peut-être pas le meilleur contexte pour accueillir des nouveaux arrivants. Donc une crise du logement avec un marché du travail moins porteur. Donc oui, gros coup de frein qui a été annoncé, réduire la présence de résidents non permanents à un rythme plus rapide qu'on anticipait préalablement. Une diminution de résidents permanents également qui a été annoncée, ferait en sorte qu'on aurait une croissance moyenne pour les 3 prochaines années de seulement 0.3% alors qu'on roulait à du 3% ces 2 dernières années. Ce qui ferait en sorte de ramener la moyenne mobile 5 ans à peu près au rythme qu'on avait avant la pandémie qui était un rythme soutenable, puis qui respectait un peu la capacité d'accueil au pays. Qu'est-ce que ça veut dire pour les le l'immobilier? Faut pas dire que si c'est une grosse modération que le marché de l'immobilier va ralentir de façon importante à nos yeux. On l'a vu pour nous, il y a vraiment une accumulation de demandes sur les lignes de côté. Les taux d'intérêt élevés limitaient certains acheteurs. Juste avec une petite amélioration de l'abordabilité ces derniers trimestres, on a vu un regain quand même des ventes de maisons ces derniers mois. Ça c'est intéressant, mais ça vous dit qu'avec ces acheteurs sur les lignes de côté, on n'est pas trop inquiets qu'il y aura une très grande faiblesse dans le marché de l'immobilier. C'est beaucoup plus un retour à la normale ramener des conditions d'abordabilité que ce soit dans le locatif, que ce soit dans les pour les premiers acheteurs de maison. Je pense que c'est ça qui va se produire au cours des prochains mois avec des taux d'intérêt un petit peu plus favorables. 

Donc bonne nouvelle. Encore une fois merci beaucoup Matthieu pour tes commentaires toujours aussi pertinents. Andrée, dans le contexte de baisse de taux d'intérêt anticipé d'ici la fin d'année et aussi évidemment pour 2025, est-ce qu'on devrait opter pour un taux fixe ou un taux variable pour notre hypothèque? 

Très bonne question Simon, et effectivement question qui est très d'actualité. Donc, le choix entre un taux fixe et un taux variable pour une hypothèque dépend de plusieurs facteurs, surtout dans un contexte de taux baissiers. Notre tolérance au risque, notre situation financière et notre vision des tendances économiques à court et moyen terme sont autant d'éléments à tenir en compte dans notre choix. On doit d'abord aussi comprendre le contexte du taux baissier. Lorsque le taux directeur de la Banque du Canada baisse, les banques ajustent leur taux hypothécaires en conséquence. Les taux variables suivent généralement ces baisses de taux et peuvent devenir particulièrement avantageux à court terme. Les taux fixes, quant à eux, bien qu'ils soient souvent plus élevés que les taux variables au moment de la souscription, offrent une protection contre une éventuelle hausse future, mais il faut se rappeler cependant que ceux-ci suivent le taux d'intérêt des obligations à long terme 10 ans dont parlait justement Matthieu tout à l'heure et non le taux directeur de la Banque du Canada. Par conséquent, une baisse d'un quart de point du taux directeur ne signifie pas nécessairement que les taux fixes vont baisser d'autant. Il faut donc bien comprendre ce contexte-là avant de prendre notre décision.

Excellent point, effectivement Andrée, il y a plusieurs personnes qui pensaient que quand on baisse le taux directeur tous les taux fluctuent dans la même direction. Cependant comme tu viens de nous l'expliquer très clairement, ce n’est pas le cas car les taux sont influencés par des facteurs qui sont distincts.

Cela étant dit, quels sont les avantages de l'un et de l'autre? Si on regarde du côté du taux variable, bon ben vous devriez considérer un taux variable si vous pensez que les taux vont continuer à baisser ou le resteront bas pendant une période prolongée. Même chose si vous avez une certaine tolérance au risque et vous avez la capacité financière d'absorber les fluctuations potentielles à la hausse. Aussi si vous souhaitez profiter de pénalités plus basses advenant le cas que vous deviez rembourser votre hypothèque parce que les pénalités sur des taux variables sont moins élevés que sur les taux fixes, certaines institutions aussi offrent la possibilité de passer à un taux fixe si les taux augmentent. Du côté des taux fixes, vous pourriez considérer un taux fixe si vous préférez la stabilité et que vous souhaitez éviter certaines incertitudes, si vous pensez que les taux naturellement pourraient remonter à moyen terme et si vous avez une capacité budgétaire limitée pour venir absorber d'éventuelles hausses soudaines de vos versements. 

Donc encore une fois, Andrée là, le choix ne va pas automatiquement vers l'un ou vers l'autre. Et ce, même si nous sommes dans un contexte de taux baissier. Comme tu viens de le dire, on doit s'assurer de prendre en compte d'autres éléments dans notre décision. 

Tout à fait. Simon, il ne faut pas oublier aussi que certaines institutions financières offrent à leurs clients la possibilité d'avoir des hypothèques à taux mixtes ou à plusieurs tranches, soit une partie en taux fixe et une partie à en taux variable. Fait que ça, ça permet aussi de combiner les avantages de l'un et de l'autre, en réduisant les risques et en profitant partiellement des baisses de taux. En résumé, dans un contexte de taux baissier, un taux variable peut sembler plus avantageux à court terme, mais ça reste un pari sur la direction future des taux. Si vous êtes confortable avec un peu d'incertitude, le taux variable peut maximiser vos économies. Par contre, si vous privilégiez la tranquillité d'esprit, le taux fixe est une meilleure option. Encore ici, tout dépend de votre profil financier et de vos objectifs à court et long terme. Pour vous aider dans votre choix, comme d'habitude, n’hésitez jamais à consulter un spécialiste hypothécaire qui pourra évaluer votre situation personnelle et bien vous conseiller dans votre choix.

Merci beaucoup Andrée et j'espère tout le monde que les informations que tu nous as partagées vont être utiles. Quant à nous, on se reparle dans quelques semaines pour une prochaine capsule sur les perspectives immobilières. Merci beaucoup.

Nos spécialistes de la Banque Nationale, décodent les dernières tendances du marché immobilier en abordant notamment les taux d'intérêt, le marché de la revente et les prévisions pour les prochains mois.

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