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Impact économique

Afin de vous éclairer et de stimuler votre réflexion face au contexte actuel, Stéfane Marion et Denis Girouard se penchent sur l’actualité économique et vous partagent leurs perspectives via nos vidéos informatives mensuelles.

28 avril 2026

16 mars 2026

19 février 2026

9 décembre 2025

Alors bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes mardi le 28 avril 2026. Stéfane, comme toujours un plaisir de te revoir. Un mois plus tard, qu'est-ce qui se passe?

Il y a de l'action partout.

Ok, dis-nous en plus.

Il y a plein d'action partout, mais c'est le statu quo par rapport au mois passé. Le prix du pétrole a varié mais on est revenu à 100 $ Nancy.

Alors on a connu de la variation durant le mois.

Oui, t'as raison, beaucoup de péripéties aussi. La raison pour laquelle on reste à 100 $ Nancy, c'est que nonobstant ce que les politiciens nous disent autour de la planète, il y a rien qui se passe dans le détroit d'Ormuz.

Ce qui est quand même inquiétant.

Ta chaîne d'approvisionnement manufacturière demeure bloquée puis là tu entres dans un 3e mois de blocage avec des inventaires qui se raréfient, donc.

Stéfane, est-ce que c'est pour ça que ce matin les Émirats arabes ont annoncé qu'ils sortaient de l'OPEP?

Il y a certainement un lien. Ça fait plusieurs, plusieurs années qu'ils étaient frustrés, mais là, il y a un processus plus c'est fermé longtemps, moins j'ai de revenu. Moi je vais devoir reconstruire les infrastructures détruites au cours des derniers mois. Pour ce faire, je vais devoir produire plus. Donc les États arabes unis se sont dit, ben moi je ne veux plus faire partie d'un club qui restreint ma liberté de pouvoir produire pour me reconstruire. C'est très certainement relié à ça Nancy, mais ça revient à ce qu'on disait avant. Il y a un changement structurel qui s'opère au niveau de la chaîne d'approvisionnement qui va même impacter la soi-disant cohésion qu'il y avait avec l'OPEP depuis quelques années.

Oui.

Oui.

Tout à fait.

Oui.

Et quelles sont nos espoirs de voir le détroit d'Ormuz rouvrir rapidement? Je sais que t'as pas de.

Ben premièrement de faire une lecture quotidienne, puis en passant sur notre site Internet on fait la lecture, la vigie de ce qui se passe dans le détroit d'Ormuz. Donc encore une fois, pour l'instant, rien qui se passe mais, puis les probabilités que ça réouvre à court terme, écoutez pour la fin du mois c'est 1.8 %.

Ça arrivera pas.

Pour le 31 mai c'est 39 %, c'est à peu près les mêmes probabilités qu'on donne présentement sur Polymarket pour les Canadiens de Montréal gagnent la série contre Tampa Bay donc juste. En passant en passant. Donc rien avant la fin juin pour le moment. Puis encore une fois Nancy, ça ça impacte la chaîne d'approvisionnement parce que j'insiste là-dessus, c'est pas juste l'énergie qui est bloquée, c'est l'approvisionnement en hélium, en aluminium. L'aluminium en fait les alumineries ont été détruites donc on peut pas les rouvrir du jour au lendemain.

Non ça va être long.

C'est la raison pour laquelle les prix sont un record de tous les temps. La production d'engrais chimiques, le plastique encore une fois. Donc, il y a une raréfaction des inventaires, puis ça va commencer à frapper dans les prochaines semaines.

Et ça ça veut dire donc l'épicerie, les fruits et légumes cet été malheureusement pour les Canadiens risquent de coûter plus chers.

Les probabilités sont plus à ce que ce soit plus haut que plus bas. Tu as absolument raison, je peux pas impacter une chaîne d'approvisionnement avec le coût d'énergie sans avoir un impact sur le prix de la nourriture, c'est corrélé, Nancy.

Et pourtant, malgré tout ce que tu nous dis ici, on voit des records.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La preuve: la bourse est à un record de tous les temps. Ce qui est inédit dans un contexte de choc pétrolier, parce que comme on en avait parlé, historiquement, choc pétrolier ça entraîne souvent, en fait plus souvent, en fait toujours accompagné d'un choc d'un environnement baissier pour la bourse, donc une baisse d'au moins 20 %. Cette fois-ci c'est particulier, c'est un record de tous les temps pendant même que le choc n'est pas complètement résolu. Ça c'est vraiment inédit.

Ouais donc on navigue maintenant dans des eaux jamais naviguées.

Mais une raison pour laquelle la bourse est à ce niveau-là, c'est pas que c'est les gens sont complaisants, c'est que, en passant, petite parenthèse avant qu'on parle à l'autre sujet. C'est toutes les classes d'actifs qui sont en hausse, c'est pas juste la bourse hein. Toutes les classes d'actifs depuis le début de l'année sont en hausse. Donc, imagine toi Nancy, j'ai un choc pétrolier qui en général amène énormément de volatilité sur les classes d'actifs, puis je me retrouve à un sommet avec des classes d'actifs qui offrent un rendement positif depuis le début de l'année.

Oui et on voit ici le marché émergent donc on sait que du côté de l'Asie c'est, écoute, dithyrambique les attentes des marchés.

C'est ce qui se passe au niveau des marchés, c'est que les marchés montent. Pourquoi? Parce qu'au même moment que le choc pétrolier, j'ai les révisions des bénéfices les plus positives depuis plusieurs années au niveau mondial. Mais dans l'Asie émergente, la région du monde qui est soi-disant la plus négativement impactée par le détroit d'Ormuz, sa fermeture, ben l'Asie émergente maintenant enregistre ses meilleures révisions à la hausse des bénéfices. Oui il y a des histoires comme ah la Corée, les semi-conducteurs ça va, les puces informatiques ça va bien, mais il y a plus que ça Nancy. Il y a aussi la capacité de produits manufacturiers, de puissance manufacturière comme la Chine qui ont une capacité d'augmenter leur prix aussi. Donc.

Tout à fait.

À voir.

Tout à fait. Et donc si on regarde nos estimés ou nos prévisions de marché. En janvier dernier, toi et moi on regardait ça pour dire mon Dieu, ils vont doubler. Ce qu'on avait fait en 2026, on trouvait déjà que c'était beaucoup.

Ben on disait en janvier, 15 % c'est 50 % d'augmentation.

Ouais.

C'est agressif.

Ouais.

Là on est rendu à doubler, t'as raison 22.1 %, donc c'est des révisions de bénéfices exceptionnelles. On s'attend maintenant à une croissance des bénéfices par action à 54 % dans la zone asiatique. Toutes les régions du monde à part le Japon voient une amélioration au niveau des marges bénéficiaires. C'est ça qui est un peu la contradiction par contre. Donc je peux comprendre que les révisions à la hausse au niveau des bénéfices, mais est-ce que les compagnies vont vraiment pouvoir livrer la marchandise sur ce qu'on indique présentement, donc doubler la croissance des bénéfices par rapport à l'année passée?

Beaucoup d'attente dans le marché.

Tout est possible mais c'est de plus en plus ambitieux. Faut pas surprendre les gens à la baisse là, à négativement au cours des prochaines semaines.

Et pourtant le dollar américain.

Ben c'est cohérent avec ce qui se passe Nancy, parce que si les gens se disent ça va bien dans le meilleur des mondes, ben le dollar américain.

On se refuge moins.

C'est moins la valeur refuge, donc je reviens où j'étais au même niveau qu'au début de la guerre, donc ça c'est cohérent à ce niveau-là. Encore une fois ce que je dis Nancy, c'est est-ce que vous pourrez les compagnies livrer ce que vous promettez au marché présentement si je demeure fermé même encore un mois sur le détroit d'Ormuz, il y a certainement quelqu'un qui va se faire prendre au niveau des marges bénéficiaires, mais on va tester cette hypothèse là au cours des prochaines semaines.

Et pourtant malgré qu'on voit ça, puis là toi et moi on n'est pas d'accord là-dessus puis c'est correct, mais il y a pas une appréciation si grande du dollar canadien par rapport à la devise américaine. Je sais que tu vas me contredire.

On se maintient quand même. Tu vois on est autour de 1.36. Moi j'aurais pensé que dans le contexte du choc pétrolier, le dollar canadien a été 5 sous déprécié plus qu'il l'est présentement donc.

Alors qu'il y a une légère amélioration.

Quand tu te compares, tu le consoles, ça je comprends la frustration des gens, surtout ceux des gens qui veulent voyager.

Exact.

Mais c'est savoir, moi je pense que si tu commences à décevoir au niveau des bénéfices, dollar américain pourrait commencer à se réapprécier. Puis là tu vas être encore moins contente avec moi parce que dire le dollar canadien il va se déprécier au lieu de s'apprécier.

Oh tout à fait.

Mais cela dit Nancy, j'ai bon espoir que d'ici la fin de l'année, on continue à voir une appréciation du dollar canadien. Pourquoi? Parce qu'on bénéficie quand même de la fermeture du détroit d'Ormuz, puis de l'impact sur le prix des commodités étant donné que nous sommes un exportateur de commodités.

Tout à fait. Et d'ailleurs le Canada, plusieurs de nos classes d'actifs performent.

Oui, puis au niveau des commodités, puis ça c'est important. 52 % de tout ce que le Canada exporte en commodité, c'est de l'énergie en général. Mais n'oubliez pas, il y a des métaux qui sont à un record de tous les temps, des produits agricoles, tu sais, oui, c'est dommage, le prix de la nourriture va coûter plus cher au Canada, mais il y a des agriculteurs quand même qui en bénéficient au Canada, donc ça ce sont des grosses composantes. Fait que, quand je le mets tout ensemble Nancy, puis tu sais, on va avoir une mise à jour économique cet après-midi d'Ottawa, ça amène que y a des perspectives budgétaires qui étaient peu reluisantes en début février qui deviennent soudainement beaucoup plus reluisantes. Je t'explique, donc en février le gouvernement fédéral ils avaient la croissance des revenus va être de 3 % cette année, mais avec ce qui passe auprès des commodités t'es à 5 %. Pour des provinces comme l'Alberta, l'Alberta était la plus pessimiste de toutes les provinces au Canada cette année. Ils disaient, moi j'aurais juste 1.9 % de croissance des revenus, tu te retrouves à plus de 7 %, puis pour la Saskatchewan qui exporte aussi de la potasse.

Oui.

C'est à 9 %. Donc note que le Québec, l'Ontario en bénéficie un peu, mais il y a une composante importante. Puis avec la manne de revenus plus importante qui peut être générée avec le prix des commodités, ça amène au gouvernement fédéral d'explorer davantage les façons d'attirer des capitaux vers le Canada. Avec l'annonce d'hier, là peut-être un fond souverain.

Tout à fait.

Créé au Canada. Oui.

Tout à fait. Donc, ton mot de la fin, Stéfane?

22 % en attente de croissance, c'est très ambitieux, je veux y croire Nancy, mais tu dois me le prouver dans les prochaines semaines que la fermeture du détroit d'Ormuz n'a aucun impact sur les marges bénéficiaires, donc je m’attends peut-être avec un peu plus de volatilité. C'est certain qu'il y a certains secteurs qui pourront pas livrer la marchandise donc soyez pas surpris, choisissez vos zones géographiques, choisissez votre tolérance au risque, puis on verra au cours des prochains mois si vraiment j'ai des perspectives aussi reluisantes que escomptées présentement au niveau des valorisations.

Ben merci beaucoup Stéfane, toujours éclairant comme toujours. Puis je nous invite tous à suivre justement le site sur notre site web. Le lien va être mis pour voir toutes les mises à jour économiques que vous faites. Les recherches qui sont publiées peuvent nous aider à réfléchir et surtout parlez à vos conseillers pour avoir la chance de prendre tout ce contenu-là et de l'attacher à votre réalité pour vos objectifs financiers. Merci beaucoup d'avoir été là, merci encore Stéfane et on se revoit le mois prochain.

Bonjour, bienvenue à Impact économique. Nous sommes mercredi le 18 mars 2026. Bonjour Stéfane, un plaisir de te revoir aujourd'hui.

Bonjour Nancy.

Stéfane, la dernière fois qu'on s'est vu il y a un peu près un mois, c'étaient les événements au Venezuela qui avaient marqué notre conversation. Et aujourd'hui, un autre événement majeur à l'échelle internationale se produit, c'est-à-dire le conflit en Iran qui malheureusement s'étend à plusieurs pays du Moyen-Orient. Donc d'abord, on veut dire que on est de tout cœur avec les populations qui sont touchées de près ou de loin par ces événements et beaucoup plus difficile pour nous de sentir à distance ce que les gens vivent. Toutefois, grâce à toi aujourd'hui on va comprendre un peu plus quels sont les impacts économiques de ces événements-là, donc je te passerai la parole.

Donc je peux pas parler de tragédie humaine mais je peux parler de peut-être l'impact économique Nancy puis parler que c'est un choc pétrolier qui arrive presque jour pour jour après, 4 ans après.

L'Ukraine.

L'Ukraine.

Qui était en février 2022.

Donc pour aider les gens à comprendre, ce qu'on a fait aujourd'hui c'est qu'on a exprimé le prix du dollar, ben le prix du baril de pétrole en dollars 2026, ce qui nous permet de remonter aux années 70. Remarque qu'à 100 $ le baril, présentement autour de 100 $ le baril, ben on est bien en deçà du 130 $ le baril de 2022. Bien en deçà aussi du choc pétrolier des années 80.

Qui est souvent l'événement auquel on se réfère actuellement.

Oui.

Tout le monde parle de ce choc-là.

C'est un équivalent de pétrole de 160 $. Mais ce que je dirais Nancy, ce qui est important, c'est le premier choc d'offre pétrolier qui émane du Moyen-Orient depuis les années 90 donc.

C'est quand même un événement majeur.

36 ans, donc c'est un événement qu'on essaie de comprendre. Les règles de pousse normalement utilisées par les économistes ne s'appliquent peut-être pas totalement comme ils l'ont fait du passé. Surtout que le détroit d'Ormuz c'est très très important pour l'économie mondiale.

Tout à fait. Et les prix du pétrole c'est une chose, mais il faut les mettre en contexte aussi. Est-ce que tu peux-tu nous aider à voir un peu plus clair?

C'est ça qui rend difficile l'analyse Nancy parce qu'un choc pétrolier ça dépend aussi d'où il se produit dans le cycle économique. Ce qui était particulier de celui de 2022, c'est quoi s'est produit à la sortie de la COVID alors que l'inflation était déjà à 9 %, donc les banques centrales ont pas eu le choix que de réagir. Il dit mon Dieu, l'économie va bien, l'inflation 9 %, je n'accommode pas le choc pétrolier, je monte les taux d'intérêt, les taux d'intérêt à long terme montent aussi. Or présentement l'inflation est autour de 2.5 %, donc il y a un certain degré de patience des banques centrales auxquelles on est en droit de s'attendre. Par contre, il faudra voir pour les prochains mois parce que les droits de remous c'est pas juste du pétrole.

Il y a du soufre.

Gaz naturel liquifié, de l'hélium, ça ça fait partie de la chaîne de production manufacturière. Puis ça ça existait pas dans les années 90 lorsqu'il y a eu le dernier choc pétrolier, donc on verra pour la Réserve fédérale. Tout ce que je peux dire Nancy pour l'instant, c'est que les banques centrales peuvent se permettre d'être un peu plus patientes que 2022, mais encore faut-il composer avec l'impact des tarifs imposés par les États-Unis. Donc il y a de l'incertitude par rapport à la Réserve fédérale.

Effectivement, mais on a vu d'ailleurs ce matin la Banque du Canada a pas bougé ses taux. Faudra voir cet après-midi ce qui se passera pour les États-Unis. Mais t'es déjà assez confiant de nous dire ben je ne devrais pas bouger.

Oui parce que n'oublie pas que dans les années 2022, la raison pour laquelle la Fed majorait ses taux, c'est que l'emploi carburait à une croissance d'emplois de 400 000 postes par mois. Le taux de chômage à 3.2 % présentement. Ça fait 6 mois que les Américains ont pas créé d'emplois, puis le taux de chômage à 4.4 %. N'oublie pas la Réserve fédérale a un mandat double: le marché du travail de même que l'inflation. Donc il y a fort à parié qu'elles vont demeurer sous les lignes de côté, du moins pour les 2 à 3 prochains mois, de façon à voir ce qui se passe avec l'impact du choc pétrolier.

Tout à fait. Et tout ça a un impact sur les rendements boursiers.

Oui parce que n'oublie pas choc pétrolier combiné avec un resserrement monétaire, c'est pas très bon pour la bourse. Puis c'est exactement ce qui s'est passé en 2022. Donc si on regarde au niveau mondial, 12 mois après le début de choc pétrolier, la bourse est en baisse de 17 %, aux États-Unis on est en baisse de presque de 21%. Puis remarque, comme c'est presque aligné jour pour jour, 3 mois après le début de l'année, la bourse est en baisse de 5 % cette fois-ci. Remarque que au niveau mondial pour 2026, donc cette année, on est à peu près inchangé. Donc faudra voir, mais sur 3 mois il y a très peu de régions qui sont en hausse. Le Canada fait très bonne figure avec l'Amérique latine, donc des pays producteurs de ressources naturelles. Donc pour l'instant il y a une certaine résilience. Faut que vous choisissiez géographiquement, les impacts seront pas les mêmes d'un pays à l'autre.

Et donc justement, on voit à chaque fois qu'on a la chance de se parler toi et moi un petit graphique qui nous démontre la performance boursière depuis le début de l'année.

En dollars canadiens.

En dollars canadiens toujours.

Rendement total, rendement total. Donc rendement total, la bourse canadienne 4.3 %. Remarque, aux États-Unis en baisse de 1.6 %, on a parlé le mois passé des inquiétudes au niveau de l'intelligence artificielle, les logiciels, et cetera, puis peut-être même l'inflation. Donc on verra pour la Réserve fédérale, mais pour l'instant le Canada tient le coup.

Oui tout à fait et on a la chance d'être aussi un pays producteur de pétrole.

Ben souvent les gens disent ben que le Canada on devrait avoir honte, mais non, faut pas avoir honte, il y a le contexte géopolitique avec lequel on doit opérer, puis tout le monde a besoin de ressources naturelles, même en 2026, Nancy. Puis la raison pour laquelle le Canada fait bonne figure, c'est que le dollar canadien fait bonne figure. Pourquoi? Parce que les investisseurs prennent un peu refuge dans l'indice canadien. Pourquoi? Parce que si on compare les principales monnaies réserves telles que définies par le Fonds monétaire international mais c'est le Canada qui est la plus grosse balance commerciale, le surplus balance commerciale attribuable aux produits énergétiques. Donc c'est ça qui amène les gens à dire, ben écoute, si je dois investir à la bourse, c'est que je dois être discriminé par région, ben le Canada c'est peut-être l'endroit où être présentement.

Et donc on est un pays producteur de pétrole oui, mais notre production a augmenté, mais celle-là aussi, mets nous la en contexte, parce que c'est pas juste parce qu'on en produit plus.

C'est le Canada depuis 2022 produit 1 000 000 de barils par jour de plus. C'est pas vraiment parce qu'on a rajouté plus de capacité de production, c'est que on a optimisé les pipelines existants qui nous a permis d'augmenter d'un 1 000 000 par jour. Bien sûr, on a ouvert récemment un nouveau pipeline. En fait, c'est une rénovation, un agrandissement si tu veux, du pipeline qui nous permet de passer de 300 000 à 800 000 barils d'exportation vers les pays asiatiques. Mais y a plus que ça parce l'augmentation était plus grande que ça. C'est vraiment l'optimisation, l'innovation.

L'innovation technologique.

Qui a permis à des pipelines de devenir plus performantes. Donc, nous sommes un important producteur mondial. Il y a beaucoup d'alliés qui disent, ben écoute est-ce que le Canada pourrait être ma solution pour mon approvisionnement futur. Puis je pense que le gouvernement fédéral est en train d'y penser que c'est peut-être logique parce que le géopolitique est beaucoup plus important qu'à l'époque.

Oui tout à fait. Et lors de notre dernière conversation on parlait du prix de l'or, mets-nous le donc aussi celle-là en contexte versus 2022. Ça pourrait être intéressant.

Dépendamment de votre vue par rapport au dollar américain, parce que le dollar américain avec le resserrement monétaire de la Réserve fédérale en 2022, s'est apprécié de à peu près 20 %. C'était pas une bonne nouvelle pour l'or parce que l'or a perdu 20 % à cette époque-là. Puis on en a parlé comme c'est important, parce que c'est une grosse capitalisation boursière du S&P TSX les aurifères présentement.

C'est le tiers.

Puis présentement le prix de l'or tient le coup. Ce même fait, il performe un peu après 3 mois comme il le faisait en 2022. Donc là où je niche présentement, Nancy, c'est de dire que je pense pas que le dollar américain peut s'emballer comme en 2022. Je pense pas que la Réserve fédérale va monter les taux. Puis je pense que les gens ont de plus en plus de méfiance par rapport à.

L'incertitude.

La stratégie de la Maison Blanche, si tu veux qui est: est-ce que je devrais accumuler des trésors américains dans le contexte actuel? Je vais pas vendre mon or. Donc, ma vision c'est qu'on a encore une vision de résilience pour les aurifères, donc de là notre vision un peu plus optimiste pour le dollar canadien en deuxième moitié d'année.

On aime ça. Et donc, peux-tu nous parler de notre population? On avait vu au dernier, à notre dernière conversation qu'on avait commencé à avoir une décroissance. La tendance se maintient.

Donc j'ai une bourse qui, encore une fois cette année jusqu'à présent, performe mieux que l'économie. Puis on en a parlé, une des raisons pour laquelle l'économie canadienne fait pas si bien que ça, c'est parce que ma population est en déclin, nouvelle politique d'immigration qui est déployée au fédéral depuis à peu près 6 mois.

Population vieillissante aussi.

Population vieillissante. Données publiées ce matin, donc c'est encore tout chaud. Deux trimestres consécutifs de contraction de la population. Ce qui est inédit en glissement annuel, la population est en déclin de 100 000 habitants. C'est la première baisse depuis la Confédération de 1867, donc il y a des impacts à moyen terme qui vont continuer pour le secteur résidentiel, mais en même temps une croissance plus modérée, Nancy.

Est aussi souhaitable.

Est aussi souhaitable mais, bien que nous devons lever l'incertitude pour l'investissement des entreprises, donc renégocier l'accord de libre-échange avec les américains c'est important cet été. En attendant, je peux pas monter les taux si je suis au Canada dans ce contexte-là, d'autant plus que l'inflation est à 1.8 %. Grosse différence avec les États-Unis, donc plus de latitude d'être patient pour la banque du Canada dans le contexte actuel. Donc, en résumé Nancy, bien malin qui peut prédire avec précision l'impact d'un choc pétrolier émanant du Moyen-Orient. Peut-être qu'il y a trop de complaisance au niveau des anticipations de croissance des bénéfices. Soyez prêts à vivre avec beaucoup de volatilité au cours des prochaines semaines.

Merci Stéfane. Et à ceux qui nous écoutent, si jamais cette volatilité vous inquiète, ben vous avez le privilège de pouvoir parler à vos conseillers qui sont là pour justement répondre à vos questions. Et aussi, les émotions sur 3 mois ne sont jamais un bon guide. Donc si jamais vous êtes inquiet, appelez ou contactez vos conseillers qui se feront un plaisir de remettre tout ça dans votre propre contexte. Stéfane, merci beaucoup pour cette conversation aujourd'hui.

À la prochaine.

À bientôt.

Alors bonjour, bienvenue à Impact Économique, nous sommes mercredi le 18 février 2026. Stéfane, quelle semaine. Salut, contente de te voir.

Bonjour.

Alors dis donc, il s'en est passé des choses, entre autres hier. Avant qu'on aille dans le vif du sujet, dernière fois qu'on s'est vu, tu nous parlais du marché, toutes nos réglettes étaient positives. Peux-tu nous dire qu'est-ce qui se passe actuellement?

Donc tu veux une revue du mois?

Je veux une revue du mois, même si ça fait même pas un mois.

Enfin je te dirais, c'est un changement de classement au niveau de la performance des indices. Les marchés boursiers en général font mieux, marchés obligataires en hausse aussi parce que les gens anticipent des baisses de taux. Mais remarque, la performance des pays émergents, de l'Europe même du Canada dans un contexte où il y a encore l'incertitude politique. Puis note que la S&P 500 va un petit peu moins depuis le début de l'année, donc année à date, les marchés boursiers toujours en hausse, pas trop inquiet de l'environnement géopolitique pour le moment.

Excellent. Et autant que l'an dernier on parlait des Magnificent 7, aujourd'hui la performance aux États-Unis s'explique encore par une surconcentration.

Ben ce qui blesse aux États-Unis présentement, c'est qu'il y a beaucoup de questionnements par rapport aux dépenses afférentes au déploiement de l'intelligence artificielle. Je m'explique. Les 4 plus gros, si tu veux.

Créateurs.

Créateurs d'Internet parce que je veux pas les nommer ici, représentent maintenant, investit à eux seuls, 680 milliards de dollars pour 2026 qui est 2.1 % du PIB. Tu sais Nancy lorsqu'on regarde les grands projets aux États-Unis du secteur privé, ça dépasse même le déploiement des chemins de fer à la construction du système de chemin de fer aux États-Unis entre 1850 puis 1859. Puis à ceux qui s'interrogent, comment l'IA se compare par rapport à l'Internet, bien c'est presque, c'est 2 fois et demi plus gros, donc c'est important. La question des gens ils disent mais mon Dieu, est-ce qu'ils en déploient trop? Est-ce qu'il y a un rendement marginal qui devient négatif pour le déploiement de l'investissement? Puis aussi ce que ça déplace d'autres gens? Donc si j'avais à te le décrire, c'est que le marché boursier américain il est négatif, oui depuis début de l'année à cause des TI, mais remarque que tout ce qui est afférant ce dont on a discuté la dernière fois, la réindustrialisation des États-Unis, des croissances quand même importantes, 16 %, 21 %, 12 %. Donc il serait faux de dire que la faiblesse des Américains, du marché boursier américain est généralisée. C'est vraiment l'interrogation par rapport au secteur des TI, est-ce qu'on en met trop de capital.

Qui peut être aussi sur le court terme parce qu'on parle depuis le début de l'année, puis on a même pas 2 mois de complétés, alors à voir ce que les prochains mois.

Mais t'as raison de dire que ça a été tellement bon pour les TI l'année passée, c'est que les gens se font une rotation sectorielle, ils ont peut-être trop de concentration TI. Donc t'as absolument raison. Ça veut pas dire qu'ils vont pas livrer la marchandise au niveau des profits, mais les valorisations sont élevées, puis les gens en ont beaucoup dans leur portefeuille.

Tout à fait. Et chez nous? Ben au dernier appel tu nous avais dit que l'or serait à 5000 $, puis je pense que 2 jours après qu'on ait fait notre Impact économique, l'or était à 5000 $.

Ben ça va vite. Donc si on regarde au niveau des actions aurifères au Canada, donc le S&P TSX en hausse de 4.3 %, remarque les matériaux font bien, 18 %. Donc on sait que ça c'est dominé par l'or, mais note que le secteur énergétique va bien aussi. Mais t'as raison de dire que l'or fait bien puis ça impacte plein de choses avant qu'on parle du prix parce que je sais que tu veux savoir le prix, mais ça fait en sorte de même biaiser les perceptions qu'on a du Canada. Il y a des politiciens qui disent clame haut et fort que, regardez, on est en train de se diversifier au Canada par rapport à notre secteur d'exportation et à preuve, les exportations vers les États-Unis sont en baisse de 10 %, ce que tu vois jamais en dehors de récession. Note hors États-Unis, c'est en hausse de plus de 20 %. Donc, les gens me demandent qui sont nos nouveaux meilleurs amis. Ah, je peux pas vous en donner, je peux pas vous les nommer, mais je peux vous nommer une chose, le prix de l'or explose présentement. Près de 5000 $ l'once. Note Nancy que la moyenne historique en dollars de 2025 pour que tu puisses la comparer depuis 1791, c'était 650 $ l'once.

Et ça il y avait un dicton jadis que tu peux nous partager, parce que c'est afférant au complet des Messieurs à l'époque.

Ben je peux pas me prononcer pour les femmes, mais historiquement, une once d'or, sa valeur d'équilibre était associée à la capacité des Messieurs de s'acheter un costume relativement bien.

Alors aujourd'hui à 650 $ je pense qu'on peut s'acheter un costume encore très bien. À 5000, t'as vraiment un vêtement griffé.

Ben ceux qui ont de l'or à la maison, c'est le temps de vous habiller les Messieurs. Tu pourrais le voir comme ça, mais clairement c'est peut-être pas, c'est un prix bien au-delà de sa valeur d'équilibre, Nancy. Ça veut pas dire que tu peux pas rester là longtemps mais ça veut dire qu'il faut aussi que tu prennes en considération, que il y a des choses qui peut revenir à la normale. Tout ça pour te dire que la cible qu'on s'est mis en tête pour les prochains 12 mois, c'est plutôt une cible entre 4000 et 6000 $ pour l'or. Pourquoi? Parce que j'ai encore des politiques déployées aux États-Unis qui sont porteuses ou qui limitent le potentiel baissier. Et on s'entend, je peux pas rester indéfiniment au-dessus de la valeur d'équilibre, on va revenir converger, mais pour le moment ça demeure porteur.

Ça demeure porteur. Et donc sans l'or on aurait l'air de quoi aujourd'hui? Parce que c'est un meilleur ami à qui on peut pas vraiment donner un nom.

Ben c'est à dire que la balance commerciale canadienne c'est un déficit de 30 milliards de dollars. Si j'excluais l'or on serait à un déficit de 80 milliards de dollars, donc ça serait 2 fois et demi pire. Ça demande l'impact que ça a eu. Ça a aidé à supporter le marché boursier bien évidemment, la devise, mais aussi même l'économie canadienne au niveau du secteur des exportations. Donc c'est pas un nouvel, on s'est pas trouvé de nouveaux amis, c'est que c'est un vieil ami qui en fait beaucoup pour nous présentement étant donné son prix.

D'où l'importance de la diversification. Avoir plusieurs amis, tu vois, chacun à son tour vient faire la différence.

Ça nous en prend plus, mais pour l'or présentement, ça nous amène une situation aussi où la capitalisation boursière des aurifères, pour la première fois de l'histoire Nancy, est plus élevée que le secteur énergétique.

Et ça c'est du jamais vu. Donc probablement que c'est pas quelque chose qui va être durable à long terme.

On peut demeurer là longtemps, on peut durer là encore un bout de temps, c'est juste d'avertir de dire aux gens, bon, on est quand même une situation, on n'est pas à l'équilibre, donc les pondérations sont importantes. Ça montre aussi pourquoi il y a des intérêts internationaux pour acheter la S&P TSX parce qu'on a une grosse composante aurifère. Tout ça pour dire encore une fois, soyez conscient lorsque vous prenez des choix sectoriels, il y a des secteurs qui sont plus étirés que la normale. 

Exactement. Et donc hier matin, conférence de Monsieur Carney sur le nouveau projet pour soutenir la défense nationale.

T'as raison. Donc on a besoin de nouveaux amis, donc des vrais nouveaux amis, pas juste une commodité. Puis c'est là qu'intervient Ottawa hier. Moi je suis encouragé Nancy parce que ça fait longtemps qu'on en parle, qu'il faut réindustrialiser le pays, puis si on doit se fier uniquement aux aurifères, au pétrole puis aux produits agricoles, on ira pas loin en termes de diversification de partenaires commerciaux. De là l'engagement de Monsieur Carney, une grosse annonce là. On veut utiliser un changement de cap partiel par rapport aux États-Unis, mais ce qu'on veut faire c'est réindustrialiser via le secteur de la défense nationale. Ça Nancy, on n'a pas fait ça depuis au moins 60 ans au Canada.

Réindustrialiser point et encore plus par rapport à la défense nationale comme moyen de support. 

T'as raison, on a une urgence de réindustrialiser notre secteur manufacturier est trop petit, puis on veut diversifier. Bon maintenant on met en place des sommes colossales, on veut passer de 2 % du PIB à 5 % du PIB, c'est beaucoup d'argent ça. Puis on se dit on va avoir un système d'approvisionnement fait au Canada qui pourrait favoriser les entreprises domestiques, mais aussi en même temps on veut mettre un contenu canadien. Tu peux attirer du capital de l'étranger qui viendrait un transfert technologique. Je pense c'était la façon de faire, c'est important, c'est beaucoup d'argent. Puis je pense que enfin on a un plan de match qui nous amène sur la bonne piste au niveau de la diversification et la réindustrialisation surtout Nancy.

Puis tous ces investissements-là évidemment risquent de créer des emplois, des emplois de qualité, des emplois bien rémunérés, des emplois spécialisés.

Oui puis tu sais c'est important de le déployer parce qu'avec l'incertitude qui a présentement par rapport à l'accès au marché américain, bon le secteur manufacturier continue de s'atrophier, puis ça vient impacter les emplois au Québec ou en Ontario où la majorité du secteur manufacturier est localisé. T'as raison de dire parce qu'il y a un aspect régional. La création d'emplois au cours des 12 derniers mois, c'est surtout dans l'Ouest lorsque je regarde les 4 grosses provinces, alors que dans l'Est c'est plus difficile. Donc la politique de réindustrialisation devient porteuse, même pour stabiliser ton marché de l'emploi. Donc c'est la raison pour laquelle je dis mon Dieu, on a un plan au Canada axé sur quelque chose de lucide au niveau de la réindustrialisation.

Et on a regardé beaucoup le Canada, on s'est beaucoup concentré sur nous-mêmes. À l'échelle mondiale, qu'est-ce que tu vois qui s'en vient?

À l'échelle mondiale, ben je pourrais te dire que ce phénomène-là, c'est le phénomène de la reflation dont on a parlé. Si tout le monde veut faire un processus de réindustrialisation, de remilitarisation, mais encore une fois je pense que nous on a avantage géographique pour attirer le capital ici puis faire des alliances. Mais au niveau mondial, c'est la raison aussi pourquoi les marchés émergents font bien, on l'a présenté tout à l'heure, c'est une question de prix, de commodité, et cetera, et cetera. Donc le processus de reflation qui en général bénéficie à l'économie canadienne, les secteurs boursiers, cette stratégie-là est toujours en place, puis on verra pour la 2e moitié de l'année là. 

Excellent. Ben merci Stéfane, très hâte à notre prochain appel parce que ça va nous permettre de voir, jusqu'à maintenant tu es toujours sur la cible, alors essayons de voir ce que notre prochain mois va nous amener. Merci beaucoup d'avoir été là aujourd'hui, merci à vous.

Bonjour tout le monde, bienvenue à notre capsule Impact économique. Nous sommes le 9 décembre 2025. Je veux remercier mon collègue Denis Girouard qui a mené cette capsule de main de maître avec Stéfane pendant 2 ans et lui souhaiter une bonne retraite après plus de 30 ans de carrière prolifique à la Banque Nationale. Denis, merci beaucoup pour tout ce que tu as fait pour nous. Je vais me présenter, Nancy Paquet. Je suis à la tête de Gestion de patrimoine à la Banque Nationale et aujourd'hui j'ai le privilège d'animer pour la première fois cette capsule avec Stéfane. Donc Stéfane, qu'est-ce que tu peux nous dire sur l'année 2025 qui vient de se terminer?

Ben je pensais attirer ton attention en parlant justement de Gestion de patrimoine et des rendements de marché. Nancy, une excellente année, une bonne cuvée. Toutes les classes d'actifs finissent en territoire positif pour le moment, il reste à peine 2 semaines, mais on pense que ce sera le cas. À noter la performance du S&P/TSX, un rendement total de 30%.

C'est incroyable.

Oui, oui.

Incroyable.

Bonne cuvée.

Très bonne cuvée.

On la met en perspective.

Certainement, allons-y.

2009.

Wow.

Pour retourner à 2009 mais ça c'est un rebond de crise financière. Donc en dehors d'une période de récession, le comportement du S&P/TSX, Nancy, faut retourner dans la fin des années 90 là. Boom économique, productivité en Amérique du Nord donc. Puis Nancy, on a pas fini l'année-là, il est encore possible qu'on batte.

C'est encore possible qu'on fasse encore. Et ce qui est intéressant, c'est que, rappelle-toi, qu'en janvier, quand on a commencé l'année, on n'aurait jamais cru que les marchés seraient aussi performants.

Ben non, parce qu'on avait l'incertitude de la guerre tarifaire. On avait aussi beaucoup d'inquiétudes par rapport à l'économie canadienne.

Tout à fait.

Puis Nancy ce qui est quand même un peu formidable, c'est que en date du dernier rapport d'emploi pour le mois de novembre, le taux de chômage au Canada est maintenant plus bas qu'en début d'année, donc moi je m'attendais pas à ça.

On se disait mon Dieu il va avoir des pertes d'emplois massives et c'est absolument incroyable. Mais tu sais des fois les chiffres de l'emploi c'est pas nécessairement toujours vrai, on sait pas trop c'est-tu les bons emplois, des moins bons emplois, t'as-tu des données?

Ben c'est ça parce que ça peut être des gens qui ont quitté la.

La recherche d'emploi.

Exactement. Mais ce coup-là, je veux te rassurer Nancy, ce sont, c'est une création d'emplois de plus de 360,000 postes cette année. Note des emplois à temps plein représentent la majorité des emplois. Puis l'autre chose, Nancy, on remarque bon c'est plus le secteur public qui domine la création d'emplois. Puis ce qui est intéressant c'est qu'au niveau du soutien du consommateur canadien, mais c'est des emplois qui ont été des industries où la rémunération est au-dessus de la moyenne. Donc c'est quand même.

C'est de l'argent qui va rester circuler dans notre économie.

Oui c'est, autant la bourse surpris, autant le marché du travail surprend aussi en 2025.

C'est intéressant. Et donc demain, mercredi, c'est la Banque du Canada et son annonce. Qu'est-ce que ta boule de cristal nous dit?

Ben Nancy avec des gains d'emploi comme ça, puis un taux de chômage qui est en baisse, ben la Banque du Canada va demeurer sur les lignes de côté. Par contre, je peux te dire que la Réserve fédérale a l'intention de baisser encore ses taux, mais pour le Canada, je pense qu'on est sur pause puis on devra confirmer si oui ou non la résilience de l'économie canadienne demeure au rendez-vous avant de même de penser à des baisses de taux. Donc présentement, le marché est en train de se dire « Peut-être que la Banque du Canada peut peut-être même monter les taux en 2026, en supposant un accord avec les États-Unis, activement libre-échange ».

Ça va être intéressant de voir ça. Et donc est-ce qu'il y a un impact sur tout ça, sur notre dollar, parce que là, décembre, on a plusieurs de nos concitoyens qui veulent aller au chaud. Alors comment va se situer notre dollar canadien?

Ça va être un peu moins cher cette année. Note que le dollar canadien est à un niveau déjà, on était plus fort au printemps. Mais là, autour de 138.5, c'est quand même mieux. Le dollar canadien s'est apprécié de 3 sous depuis les dernières semaines, ce qui reflète, bon, la nouvelle, les nouvelles attentes par rapport à la Banque du Canada, mais aussi des meilleures nouvelles quant au budget fédéral, puis des ententes avec l'Alberta qui pourrait relancer l'économie canadienne.

Tout à fait. Et pour relancer l'économie canadienne, il y a nos entrepreneurs à nous qui peuvent se lancer, mais il y a aussi des investissements étrangers qui seraient requis.

Oui, puis pour soutenir le dollar canadien, t'as raison Nancy, il suffit, il faut ramener de l'investissement direct au Canada. Les flux nets présentement, ils ont été négatifs pendant les 10 dernières années. On a 2 trimestres positifs, mais là on revient négatif. C'est pour ça, de là l'importance de l'accord avec l'Alberta pour lancer un message aux investisseurs que, si vous voulez faire des centres de données pour venir au Canada, si vous voulez acheminer de l'énergie ailleurs ou transformer ressources naturelles, peut-être venir au Canada, il y a de l'énergie, donc il y a une perception maintenant que le secteur énergétique canadien n'est plus un secteur des actifs échoués. Donc ça peut ramener une valorisation, ramener un intérêt pour le Canada et amener un support au dollar canadien en 2026.

Très intéressant. Puis du côté américain, là c'est le fun, on voit le Canada, très excitant. Puis encore une fois, j'en reviens pas parce qu'en janvier, quand c'était la journée un de l'administration américaine, le niveau de mobilisation puis de motivation dans les équipes était assez bas parce que tout le monde était inquiet. Là, ça va mieux au Canada. Nos voisins du Sud, comment ils se sentent?

Bien tu t'attendrais à ce que ce soit ça au Canada, pas aux États-Unis, mais là, la confiance des consommateurs est vraiment dans les talons présentement aux États-Unis, parce que veut, veut pas, là, les politiciens peuvent dire ce qu'ils veulent, mais la réalité, c'est que l'inflation demeure au-dessus de 3% aux États-Unis. Il y a des incertitudes puis de la frustration au niveau des consommateurs, le marché de l'emploi carbure un peu moins bien parce que les entreprises connaissent mal leur structure de coûts. Donc, de là la frustration au niveau des consommateurs. Puis je pense que le Président va prendre bonne note de ça parce que on sait que l'année 2026, c'est une année d'élections de mi-mandat donc on peut pas aller en élection de mi-mandat et prétendre gagner avec une confiance aussi basse.

Il reste juste 11 mois pour se revirer donc pas facile comme mission.

T'as raison. Donc on peut dire qu'il y aura des baisses de taux aux États-Unis, ça s'en vient. Par contre, la frustration des consommateurs, c'est que les taux hypothécaires parce que les taux de 30 ans aux États-Unis demeurent élevés. Puis c'est ça, c'est un phénomène.

Ils se font squeezer par l'inflation, ils se font squeezer par les taux hypothécaires, donc ils sont pas heureux.

Contrairement à un propriétaire canadien, il y a pas de répit au niveau de son budget hypothécaire. Ça n'a pas baissé aux États-Unis, donc de là la frustration je pense.

On comprend. Et qu'est-ce qui en est pour les taux d'intérêt?

C'est pas juste aux États-Unis qu'il a des enjeux Nancy. Je te dirais que s'il un phénomène mondial en 2025, c'est que, partout sur la planète, les gouvernements ont décidé de dépenser pour relancer leur économie. Puis ça c'est un phénomène d'entraînement. Puis c'est pour ça que la bourse a bien fait cette année parce qu'il a dit « Bon ben écoute où je vais mettre mes billes dans un contexte où le marché obligataire demeure incertain? ». La réalité Nancy, c'est à quel niveau on va? Puis y'a des niveaux aussi à moment donné qui pourraient faire en sorte que la bourse fait moins bien au niveau de la valorisation, ça c'est à surveiller. C'est un phénomène à surveiller pour l'année 2026, l'impact d'un marché obligataire avec des taux en hausse planétaire. Comment ça va impacter l'économie ou aussi les marchés financiers?

Tout à fait tout à fait. Mais écoute Stéfane, je veux te remercier. Je pense que 2025 a été une année exceptionnelle. Merci de toujours être là puis de nous éclairer, c'est vraiment important et intéressant. Puis à vous tous, merci de nous écouter, de nous faire confiance. On vous souhaite une bonne période du temps des fêtes et on se revoit avec de nouvelles prévisions en janvier. Merci.

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